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mardi 7 octobre 2014

Felicity Atcock Tome 1 : Les anges mordent aussi de Sophie Jomain


http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2013/12/felicity-atcock-tome-1-les-anges.html
 « J’ai vraiment pas de bol, il aura suffit d’une morsure, d’une seule, pour que je me retrouve embarquée dans une histoire sans queue ni tête. Je ne sais pas exactement comment ça a commencé, et je ne sais pas non plus de quelle manière tout cela va finir. Quoi qu’il en soit, celui qui fera en sorte que les jeunes vampires arrêtent de s’enterrer dans mon jardin, sera mon héros. Et si en plus il est beau, riche et intelligent, je ne me plaindrai pas ! Je veux retrouver ma vie d’avant, tranquille et… ennuyeuse à mourir. »







« J’ai vraiment pas de bol, il aura suffit d’une morsure, d’une seule, pour que je me retrouve embarquée dans une histoire sans queue ni tête. Je ne sais pas exactement comment ça a commencé, et je ne sais pas non plus de quelle manière tout cela va finir. Quoi qu’il en soit, celui qui fera en sorte que les jeunes vampires arrêtent de s’enterrer dans mon jardin, sera mon héros. Et si en plus il est beau, riche et intelligent, je ne me plaindrai pas ! Je veux retrouver ma vie d’avant, tranquille et… ennuyeuse à mourir. »


Sauf qu’en voulant éloigner les ennuis, il arrive qu’on en attire d’autres… à plumes

.


 
Une jolie découverte.

Il s'agit du premier roman que je lisais de cette auteure française dont j'ai beaucoup entendu parler et je ne suis pas déçue !

Les points forts

Un style que j'ai adoré !!!! C'est fin, drôle...une vraie bouffée de nouveauté dans un style souvent conventionnel et stéréotypé. Rien que pour cela, je trouve que ce livre vaut le détour.

Le personnage principal. Felicity nous embarque dans son univers dès les premières pages et dans ce récit mené à la première personne, elle insuffle une réelle énergie à la manière de Charley Davidson chez Darynda Jones.


Les points faibles

Le héros. Il ne m'a pas emballé. Je trouve qu'il pâtit pour le coup du grand charisme de Felicity. Autant celle-ci se démarque autant lui reste assez convenu dans le genre du vampire.

Quelques longueurs. L'histoire décolle lentement ce qui fait un peu retomber l'intérêt que suscite le style de l'auteure et la présentation de son personnage haut en couleur.





Je ne parlerai pas de coup de cœur pour ce livre mais je suis quand même tombée sous le charme de Sophie Jomain qui a bien mérité le succès qui se dessine pour elle.
Une auteure à découvrir d'urgence !






Je me suis avancée timidement vers la porte, admirant le carrelage au sol pour ne pas croiser son regard. Il n’a pas bougé d’un pouce.

Ooookay...

Pardon, ai-je dit poliment. J’aimerais sortir.

Il n’a rien répondu. Je ne l’entendais même pas respirer. Alors j’ai osé lever le nez vers lui, et je l’ai fixé.

Oh. Mon. Dieu.

À la lumière vive des lampes halogènes, et d’aussi près, j’ai tout de suite su ce qui n’allait pas chez lui. Ça se lisait dans ses yeux ; des yeux couleur indigo, profonds, comme je n’en avais Jamais vus avant, fournis de long cils et si brillants, qu’ils m’en auraient cramé la rétine.

Quand il a attrapé mon regard, j’ai eu une bouffée de chaleur à vous décaper les pores de la peau. L’énergie sexuelle que dégageait ce type était flippante, pire que celle de Mario, mais complètement normale, croyez-moi. Ça crevait les yeux, son aura était bien trop puissante pour être celle de monsieur tout le monde. J’avais en face de moi un authentique Nosferatu. Autrement dit, un buveur de sang. Et pas des plus moches ! Ce que je ne comprenais pas, c’était pourquoi je ne m’en étais pas rendu compte plus tôt. D’habitude, j’étais plus rapide que ça.

Ok, je sais ce que vous allez dire. Encore une énième histoire de chauve-souris à dormir debout. Sauf que ça n’en est pas une. Enfin si mais, à priori, celle-ci va vous tenir éveillés. Car vous voyez, chez les Atcock, on croit en l’existence des vampires et pour cause, ma tante Margaret, la sœur de ma mère, en est un. Comment ça se fait ?

Eh bien c’est tout bête : elle a rencontré son copain vampire Dieu sait où, il l’a mordue, elle a bu le sang du copain en question pour tisser des liens et il l’a vidée du sien... Elle est restée raide pendant quarante-huit heures et à son réveil, elle était fan d’hémoglobine. Waouh !

C’a été un choc pour tout le monde. Mais ma famille n’est pas la seule dans ce cas, croyez-le bien. Si le monde entier fait comme si les vampires n’existent pas, c’est juste parce qu’il en a la trouille. Ils existent vraiment. Vraiment, vraiment.J’en avais encore la preuve sous les yeux.

Je te veux, a annoncé le vampire d’une voix sépulcrale.

Les secondes sont passées, se sont cristallisées, se sont étirées encore... puis j’ai éclaté de rire.

Et moi je veux être millionnaire !

S’il croyait qu’il allait saper mes bonnes résolutions, il se fourrait le doigt dans l’œil. Ce soir, je n’allais coucher avec personne, vous pouvez en être sûrs. Et surtout pas avec lui.

C’est possible, m’a-t-il lancé.

Je vous demande pardon ?

Si tu veux de l’argent, je peux t’en donner.

J’ai failli m’étrangler avec ma salive.

Vous me prenez pour une pute de luxe ?

Ce n’est pas ce que tu es ?

Il m’a coupé le sifflet, dites donc.

C’est un métier honorable, a-t-il ajouté d’un ton impérieux, sans rien laisser sous-entendre d’autre que ce que ça voulait dire : c’est un job comme un autre.

Quoi qu’il en soit, tout ceci n’avait rien à voir avec moi. Je n’étais ni à vendre, ni à offrir.

Il s’est incliné légèrement, ses longs cheveux noirs sont retombés en cascade sur ses épaules. J’ai senti son souffle sur ma joue et... Oh, bon sang, il sentait le pain d’épices !

Je te veux, a-t-il répété, en envoyant autour de nous une onde libidineuse à transformer en flaque n’importe quelle femme digne de ce nom.

N’importe quelle femme, mais pas moi. Pour une raison que j’ignore complètement, dès lors que je suis confrontée à un vampire - ça m’est arrivé quelques fois - j’arrive à contrer son pouvoir d’hypnose. Je les vois venir à des kilomètres. C’est ma tante Margaret qui s’est rendu compte la première de mes « capacités ». Depuis, j’ai l’impression d’appartenir à la caste des gens pas comme tout le monde. Je n’aime pas trop l’idée, mais des soirs comme celui-ci, je suis quand même bien contente de faire la différence. Or, je dois bien avouer que devant lui, je me sentais un peu molle du genou, il me faisait plus d’effet que le commun de ses congénères.

J’ai reculé d’un pas, en regardant le vampire droit dans les yeux, sans ciller. J’avais bien l’intention de lui balancer brutalement à la figure qu’il perdait son temps et que je ne tomberais pas dans son piège minable. Mais j’ai ravalé ma répartie au dernier moment. Quelque chose clochait. J’ai rapidement senti qu’il ne fallait pas trop que je traîne dans les parages et surtout, qu’il valait mieux que je ne l’énerve pas. Ce spécimen avait l’air hyper-méga-puissant, bien plus que Margaret.

J’étais encore en train de chercher le meilleur moyen de m'échapper, quand Monsieur-le-vampire s’est subitement écarté pour m’ouvrir la porte.

_ Et je t’aurai..., s’est-il cru obligé de préciser au moment où je passais devant lui.

Je n’ai pas demandé mon reste. J’ai filé.