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gfMes dernières chroniques

samedi 22 août 2015

L'héritière - Melinda Salisbury



Soudain, il ne reste que cette certitude,
la plus vraie et la plus sûre du monde.
Je suis amoureuse.
Voilà ce qui n'allait pas chez moi.
Je suis tombée amoureuse.
Et moi qui chante des histoires d'amour,
je n'avais rien vu.




Twylla est promise au prince héritier du royaume de Lormere. Mais la jeune élue possède un don maléfique. Elle a le pouvoir de tuer par son simple toucher : elle est l'arme parfaite ! La cruelle reine qui l'a adoptée la contraint à exécuter les traîtres. Nul ne peut approcher Twylla sans risquer sa vie. Jusqu'au jour où Lief, son nouveau garde, charmant et rebelle, fait vaciller la jeune fille dans sa foi et sa soumission …


    - Lecture finie -
Une romance épique à la manière d'un conte de fées
(sans le happy end)
- Les points forts -

On est dans un univers très bien construit et maîtrisé de bout en bout. Je m'y voyais dans ce royaume dirigé par cette méchante reine...
Le livre emprunte beaucoup et avec réussite à l'univers des contes mais aussi à la littérature fantasy, young adult et il ne délaisse pas non plus la romance. Avec tous ces ingrédients, cela donne une lecture plaisante avec une structure narrative qui distille de manière réussie et régulière son lot de rebondissements ...en laissant le plus gros pour la fin.
Un gros point fort pour la couverture qui est MAGNIFIQUE et qui aura motivé (entre autres ) mon achat.

- Les points faibles -

Je n'ai pas été emporté. Je ne saurai vous dire vraiment pourquoi notamment avec tous les points forts que j'ai mentionné plus haut. Le style de l'auteur est bon mais ...il ne m'a pas touché. Tout est vu à travers le regard de l'héroïne Twylla qui vit en recluse du fait de son don de mort par simple contact (forcément ça limite les rapports...). J'ai trouvé que la narration était trop centrée sur l'héroïne, ses souvenirs et ses introspections. Elle manquait de rythme et d'ouverture.

- Bref -

Une lecture qui ne m'aura pas embarqué mais qui n'est pourtant pas mauvaise. J'aurai aimé un peu plus de « tension » au niveau de la narration.







– Je voulais de l’argent. Assez pour racheter la ferme, pour nous remettre sur pied. Mais j’ai été surpris et jeté au cachot. Je pensais que c’était fini : un Tregellien pris à voler dans le château de Lormere… Mais votre reine est venue me voir. J’imagine que quelqu’un devait lui avoir parlé de moi. Elle m’a proposé de me libérer et de me donner beaucoup d’argent si je parvenais à la débarrasser de toi. Tout ce que je devais faire, c’était m’arranger pour que tu tombes amoureuse, puis te convaincre de fuir avec moi. De laisser le prince. Alors, j’ai accepté. La reine a affecté un des gardes à un autre poste et un simulacre d’épreuves a été organisé. J’ai gagné. (Il hausse les épaules avec arrogance.) J’allais obtenir de l’or et ma revanche sur Lormere, avec l’aide de la reine elle-même.
Je lève la main pour qu’il ne poursuive pas.
– Ça ne peut pas être vrai.

Le visage de Lief se tord.

– Je devais te convaincre de partir et, une fois que tu aurais accepté, je devais lui dire où et quand nous attraper. Tu aurais été disgraciée et bannie, et j’aurais alors reçu ma récompense. Mais j’ai vu la façon dont le prince te regardait, je savais qu’il te pardonnerait et trouverait le moyen de te faire rester. Il aurait gagné, les gens de son espèce arrivent toujours à leurs fins. Mais il ne voudrait peut-être plus de toi si… si tu n’étais plus vierge, si quelqu’un d’autre lui avait coupé l’herbe sous le pied. Si un manant t’avait eue avant lui.
C’est à ce moment-là que je fuis la pièce, poussée par quelque instinct de préservation. Ce qu’il a dit me rend malade. Je m’élance sans rien voir dans le couloir, je m’écroule, incapable de maîtriser mon estomac, je tremble, secouée de violents haut-le-cœur, je vomis par terre.
Une main fraîche se pose sur ma nuque et, pour la première fois, j’apprécie la peau froide de Merek, qui apaise le feu qui me ronge. Lief s’est servi de moi. Il a dit qu’il m’aimait, il est entré dans mon lit, et ce n’était qu’un stratagème pour briser la famille royale et se venger.
Je m’assieds sous le regard de Merek qui m’essuie tendrement la bouche avec la manche de sa tunique. J’ai les yeux embués de larmes à cause de la nausée, et il les sèche également.

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