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mercredi 12 juin 2019

Offrande funèbre de Douglas Preston


 


RECEVEZ CE CŒUR...
« J’espère que vous accepterez ce présent en signe de sincères condoléances. »
Tel est le message, signe d’un certain Cœur-Brise , retrouve sur la pierre tombale d’une femme décédée onze ans auparavant.
Le présent en question ? Un cœur humain fraîchement prélevé ...
... POUR TOUT LE MAL QU’ON VOUS A FAIT.
Bientôt, d’autres jeunes femmes sont assassinées, dont les cœurs viennent fleurir de nouvelles tombes...
Qu’ont-elles en commun ? Et pourquoi ces offrandes funèbres ?
Un mystère a la hauteur d’un Pendergast au sommet de son art.



Lecture finie

Première chose : c'est un excellent Preston & Child.
Une nouvelle enquête d' Aloysius Pendergast menée de main de maître !
Ce tome se situe un an après le précédent mais il peut être lu de manière indépendante. Pendergast doit résoudre une enquête des plus macabres tout en faisant attention à Pickett, son supérieur. Ce dernier en bon arriviste compte bien mené sa carrière au plus niveau. Pour cela, il doit se débarrasser de notre électron préféré.

Pour arriver à ses fins, il lui adjoint un nouveau collaborateur. Le jeune inspecteur Coldmoon qui est censé être l'instrument qui lui permettra de faire choir notre inspecteur. C'est bien sûre sans compter sans le génie de ce dernier...

Tous deux doivent résoudre une enquête bien noire, sanglante et morbide comme savent le faire Preston et Child. Ainsi elle démarre avec la découverte d'un cœur humain déposé sur la tombe d'une jeune femme, accompagné d'un message:
« J’espère que vous accepterez ce présent en signe de sincères condoléances. »
Cette macabre offrande est destinée a une femme qui s'est suicidée douze auparavant...


Comme je vous le disais plus haut, c'est du très bon ! L'enquête m'a vraiment tenue en haleine et le dénouement finale est extrêmement bien réussie. Le fait que Pendergrast doivent batailler sur deux fronts m'a également plu même si j'ai longtemps regretté l'absence de d'Agosta et la faible présence de Constance...

Cependant Coldmoon tient vraiment la route et la relation ambiguë qui lit Pendergast, Pickett et Coldmoon est vraiment très bien exploitée et elle évolue de manière réussie.

Voilà, je ne peux guère en dire plus sans trop en révéler. Je peux vous dire que le méchant est vraiment un ...très, très , très « bon » méchant !


Bref, si vous cherchez un thriller pour l'été. Je vous conseille celui-ci à 200% !

Les fossoyeurs s’avancèrent dans le mausolée et se postèrent de part et d’autre de la niche tandis que Pendergast et Coldmoon restaient dehors. Le cœur au bout de son fil avait été retiré. Les ouvriers, négligeant la poignée de cuivre du cercueil, soulevèrent celui-ci à l’aide d’une longue tige avant de placer une sangle sous la caisse en bois. D’un mouvement souple, ils firent glisser le cercueil vers eux et passèrent une seconde sangle qui leur permit de sortir la bière.
On voit bien que ces types ne sont pas des débutants, murmura Coldmoon.
Les quatre fossoyeurs, les muscles saillants sous leurs T-shirts, ployèrent sous le poids du cercueil dont Coldmoon put constater qu’il était en piteux état. Le bois s’était gonflé d’humidité à cause des fuites du toit, au point que les charnières de laiton s’étaient en partie détachées sous l’effet de la moisissure.
D’un mouvement parfaitement coordonné, les quatre hommes firent un quart de tour, s’arrêtèrent un instant pour souffler, et franchirent le seuil du mausolée avec leur fardeau au rythme lent d’un cortège funéraire avant de descendre les marches de pierre. Un grincement résonna dans la nuit et une fissure se dessina brusquement dans le bois pourri du cercueil qui s’affaissa légèrement.
Doucement ! ordonna le directeur. Arrêtez !
Les fossoyeurs s’immobilisèrent, le visage couvert de sueur.
Une autre sangle au milieu ! s’écria Grosseteste en constatant que la fissure s’élargissait et que le cercueil menaçait de se scinder en deux.
Des employés du cimetière se précipitèrent, mais il était trop tard, le bois n’avait pas résisté et un torse apparut à travers l’ouverture.
Vite ! hurla Grosseteste.
En vain. Le cercueil ploya, coupé en deux comme une barre chocolatée, et le corps s’en échappa dans un nuage de satin moisi et de vêtements réduits en poussière avant de s’étaler sur le sol humide avec un bruit mat. Le cadavre rongé d’humidité était celui d’une femme aux longs cheveux bruns, vêtue de ce qui avait dû être une robe noire décorée de perles.



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