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vendredi 15 mars 2019

Le ciel de Darjeeling de Nicole Vosseler





Tous les rêves mènent en Inde. Tous les mirages aussi...
Cornouailles, 1876. Après la mort de son père, Helena, 16 ans, se retrouve dans la misère. Un jour, un inconnu lui fait une offre. Aussi riche que séduisant, Ian Neville lui propose de l’épouser et d’assurer l’éducation de son jeune frère. Mais il y met une condition : qu’elle accepte de le suivre en Inde, où il gère une vaste plantation de thé au pied de l’Himalaya.
En se donnant à son mystérieux bienfaiteur, la jeune femme a conscience de faire un saut dans l’inconnu. Mais l’espoir de ne manquer de rien, le cadre de vie somptueux de Darjeeling et le charme de son époux ont raison de ses réticences.
Jusqu’au jour où, Ian étant en voyage, Helena reçoit la visite d’un homme qu’elle avait rencontré lors d’un bal en Angleterre. Leurs retrouvailles éveillent en elle des questions sur le passé de Ian, dont celui-ci n’a jamais rien voulu lui dire. Pourquoi ignore-t-elle tout de son ascendance ? Cessera-t-il un jour d’être un étranger à ses yeux ?
Un voyage initiatique et sensuel aux confins de l’Inde millénaire.




Le ciel de Darjeeling nous propose une romance dans un des mes pays favoris : l'Inde... et encore mieux, celle du 19ème siècle !
Le postulat de départ est assez classique en matière de romance historique puisque l'héroïne est une jeune fille de 16 ans, ruinée par son père et qui épouse un bel inconnu par nécessité. C'est très tordu mais ce n'est pas très novateur. C'est un marronnier dans le cahier des charges du genre. D'autant que son alter ego, Ian est un être torturé au sombre passé. Lui-aussi campe un personnage déjà vu. Peu importe, l'originalité si la magie opère...


Tous les ingrédients sont là, il ne reste plus qu'à quitter l'Angleterre et partir pour l'Inde ! Direction la plantation de thé indienne.
Je vous disais plus haut que l'Inde est un pays que j'affectionne beaucoup mais je dois avouer que je me suis lassée des nombreuses descriptions et autres digressions sur la culture indienne. Certes, elles sont intéressantes mais elles plombent le rythme du récit.
Je dois avouer qu'il m'a fallu du temps pour être aspiré par le récit. L'histoire est (trop) longue à se mettre en place. Cela s'accélère mais cela m'a gêné. D'autant que j'ai eu du mal à m'attacher à l'héroïne qui m'a semblé capricieuse et dont les réactions m'ont souvent fait soupirer. Quant à Ian, j'aime ce type de personnage. Il a une part sombre qui est fortement romantique mais j'avoue n'avoir pas eu le béguin pour lui.
On est baigné dans un monde de maharadjah. La petite histoire épouse la grande et on vit de plein fouet la rébellion des cipayes. J'ai beaucoup aimé découvrir la vie dans cette plantation de thé.


Cependant, je n'ai pas adhéré au rythme et plus globalement à la structure du livre. Celui-ci se découpe en trois parties inégales en taille et en intérêt. Ainsi, le début est lent comme je vous le disais plus haut. Quant à la fin, elle est extrêmement rapide. Il y a un décalage qui m'a rendu ma lecture désagréable. D'autant qu'il y a vers le milieu un retour dans le passé où on perd nos personnages sur plus d'une centaine de pages...C'est osé mais pour moi ça n'a pas fonctionné et j'avoue avoir décroché. Le dénouement m'a semblé très (trop) prévisible et pas assez bien amené.


Bref, je ne sais pas trop comment qualifier rapidement ma lecture. Le cadre et le sujet me plaisent. Le style de l'auteure est aussi très plaisant mais la structure du récit m'a rendu le tout inconfortable...












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