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samedi 19 décembre 2015

Keleana, Tome 1 : L'Assassineuse de Sarah J. Maas

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      Les libraires étaient pleines d'idées, peut-être les plus dangereuses et les plus puissantes des armes.





    Au royaume d'Adarlan, seule la secte des Assassins ose encore s'opposer au pouvoir du roi.
    Keleana, la plus célèbre assassineuse du pays, a été condamnée aux travaux forcés.
    Pour gagner sa liberté, elle doit combattre dans un tournoi à mort dont l'unique survivant devra servir le roi pendant quatre années.

    Mais les concurrents, l'un après l'autre, sont éliminés de façon mystérieuse et Keleana sent son tour venir.
    Manifestement, d'obscures forces magiques resurgissent dans la cité royale et la jeune fille, pour sauver sa peau, devra trouver des alliés à la cour même du roi.
    Et jouer de toutes les armes dont elle dispose.

    Son entraîneur, le capitaine Chaol, et le prince Dorian qui l'a prise sous son aile sont-ils dignes de confiance?
    En tout cas ils ne sont pas insensibles à ses charmes.



Sarah Maas est diplômée de l'Université d'Hamilton. Son premier roman, Keleana, a d'abord été publié en ligne alors qu'elle n'avait que 16 ans. Il a très vite fédéré une communauté de plusieurs milliers de fans sur Internet.
Sarah Maas vit aujourd'hui en Californie du Sud.

    - Lecture finie-



Je lis beaucoup de chronique de livres. A chaque fois que je lisais une chronique de ce livre, c'était vraiment pour dire à quel point ce livre était génial. Tant et si bien que je m'attendais à trouver, je ne sais pas trop mais quelque chose comme un livre qui m'impressionnerait. Alors certes il est loin d'être mauvais, c'est même un bon moment de lecture...mais au final je suis déçue car j'attendais quelque chose de plus fort.

Keleana est une jeune fille de 18 ans au destin tragique qui a fait d'elle une assassineuse. Comme le nom l'indique, elle vit pour tuer. C'est cette « qualité » qui la fera sortir des mines d'Endovier où elle croupissait. Elle est conduite par Chaol, le capitaine de la garde royale devant son maître, le prince Dorian. Celui-ci propose à la jeune femme de devenir sa championne durant un tournoi. Si elle le remporte, elle pourra après 6 années de service, recouvrer sa liberté. Elle accepte sans vraiment pouvoir faire autrement.



C'est ce tournoi qui est la trame de fond du roman. Elle est le décor de jeux politiques qui mettent en danger l'assassineuse et puis il y a les sentiments qu'elle développe à l'égard du prince et du capitaine de sa garde. Toute cette histoire est jalonnée de cadavres des différents participants qui exacerbent le sentiment de danger qui colle à Keleana.



Voilà pour le résumé. C'est un bon roman et je pense que si je n'avais pas autant entendu de louanges unanimes je pourrai dire que c'est une bonne découverte mais voilà je m'attendais à être transporté...ce qui n'a pas été le cas.





Keleana tremblait. L’univers n’était plus que brouillard, ténèbres et voix d’outre-tombe.

« Levez-vous », répéta Chaol plus fort, mais, impuissante, elle restait immobile, le regard fixé sur la ligne blanche du cercle.

Comment Cain savait-il ce qu’il lui avait dit sur son passé ? Il avait dû le lire dans ses yeux. Et s’il savait à quoi s’en tenir… Elle gémit, furieuse de cette plainte et des larmes qui coulaient sur son visage, puis tombaient à terre. Tout était fini.

« Keleana », reprit doucement Chaol.

Soudain, elle entendit un frottement et vit la main de Chaol glisser sur les dalles. Le bout de ses doigts s’immobilisa juste au bord de la ligne blanche.

« Keleana », murmura-t-il d’une voix teintée de souffrance, mais également d’espoir. C’était tout ce qui lui restait, cette main tendue vers elle et la promesse de l’espoir, au-delà de cette ligne.

Quand elle tendit le bras vers lui, des étincelles dansèrent devant ses yeux, mais elle tint bon et les bouts de ses doigts s’immobilisèrent au bord du cercle, à moins d’un centimètre de ceux de Chaol, dont l’épais trait de craie blanche les séparait.

Elle leva les yeux vers les siens et vit qu’ils brillaient d’un éclat argenté.

« Levez-vous », fut tout ce qu’il lui dit.

En cet instant, son visage était tout ce qui comptait pour elle. Elle remua et la douleur paralysante lui arracha un sanglot, mais elle regardait toujours ses yeux bruns et ses lèvres qui chuchotaient : « Levez-vous. »

Elle s’écarta de la ligne en faisant glisser sa main sur le sol gelé. Les yeux dans les siens, elle déplaça son autre main, qui se retrouva sous sa poitrine, et, refoulant un cri de douleur, s’arc-bouta pour se redresser malgré son épaule blessée. Elle prit appui sur sa jambe valide, mais, alors qu’elle allait se relever, elle entendit le martèlement des pas de Cain, et les yeux de Chaol s’agrandirent.






Il restait immobile et silencieux. Elle déglutit, repoussa une mèche de ses cheveux dénoués derrière l’une de ses oreilles et fit encore un pas vers lui, ce qui l’obligea à lever la tête pour le regarder en face. Le regard de Chaol était infiniment triste. Elle se mordit la lèvre.

« Vous… vous m’avez sauvé la vie, vous savez, dit-elle. Par deux fois. »

Les sourcils de Chaol se rapprochèrent.

« Je n’ai fait que mon devoir, déclara-t-il.

– Et je vous en suis reconnaissante.

– Vous ne me devez rien », dit-il d’une voix tendue.

Quand il détourna les yeux, le cœur de Keleana se serra. Elle saisit sa main dans les siennes, mais il la retira.

« Je voulais juste savoir comment vous vous portez. Je dois maintenant me rendre à une réunion », expliqua-t-il, et elle devina qu’il mentait.

« Merci d’avoir tué Cain », fit-elle, et il se raidit. « Je… je me souviens encore de ce que j’ai éprouvé à mon premier assassinat. C’était loin d’être facile. »

Il baissa les yeux.

« Moi, j’ai trouvé ça facile, c’est pourquoi j’y pense sans arrêt, avoua-t-il. J’ai pris mon épée, je l’ai tué et c’est tout. Je l’ai tué parce que j’en avais envie, dit-il en plongeant les yeux dans les siens. Il savait ce qui est arrivé à vos parents. Comment pouvait-il le savoir ?

– Je l’ignore », mentit-elle.

En réalité, elle le savait très bien. L’accès de Cain à l’Autre Monde et à l’espace intermédiaire entre les deux mondes lui avait donné le pouvoir de lire en elle, dans son esprit, sa mémoire et son âme. Et peut-être même au-delà. À cette idée, elle frissonna.

Le visage de Chaol se radoucit.

« Je suis désolé pour vos parents, dit-il.

– Oh, il y a si longtemps de cela, répondit-elle en réprimant son émotion. Il pleuvait ce soir-là. Quand je suis montée sur leur lit, j’ai cru qu’il était humide parce qu’on avait oublié de refermer la fenêtre. Quand je me suis réveillée, le lendemain matin, j’ai compris que ce n’était pas la pluie. » Frémissante, elle inspira à fond pour chasser le souvenir de leur sang sur sa peau. « Arobyn Hamel m’a recueillie peu après.

– Je suis quand même désolé, reprit Chaol.

– Il y a longtemps de cela, répéta-t-elle. Je ne me souviens même plus de leurs visages. » Nouveau mensonge : elle en gardait un souvenir très net. « Parfois, j’oublie même qu’ils ont existé. »

Il acquiesça, plus pour marquer qu’il l’avait entendue qu’en signe de compréhension.

« Ce que vous avez fait pour moi, Chaol, reprit-elle, et je ne parle pas de Cain, mais de l’instant où…

– Je dois m’en aller », l’interrompit-il, et il se détourna d’elle.

« Chaol… », insista-t-elle.

Elle saisit sa main et le fit pivoter pour le regarder en face. Elle entrevit l’expression hantée de ses yeux avant de passer les bras autour de son cou et de le serrer contre elle. Il se raidit, mais elle pressa son corps contre le sien malgré la douleur de ses blessures. Au bout d’un instant, les bras de Chaol l’entourèrent et il l’étreignit à son tour. Ils étaient si proches l’un de l’autre que lorsqu’elle ferma les yeux, elle n’aurait su dire où son corps finissait et où le sien commençait.

Elle sentit la tiédeur de son haleine sur sa nuque quand il pencha la tête et posa la joue sur ses cheveux. Le cœur de Keleana battait violemment, mais elle ressentait en même temps une paix profonde. Elle avait l’impression qu’elle aurait pu rester éternellement ainsi, dût le monde s’écrouler. Elle revit ses doigts au bord de la ligne de craie, tendus vers elle par-delà tout ce qui les séparait.

« Est-ce que tout va bien ? » demanda la voix de Dorian, qui se tenait dans l’encadrement de la porte.

Chaol s’écarta si brusquement d’elle qu’elle faillit trébucher.

« Tout va bien », répondit-il sèchement.

Sans son corps contre le sien, Keleana avait froid. Elle eut du mal à regarder Dorian dans les yeux tandis que Chaol le saluait d’une inclinaison de tête, puis sortait.


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