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samedi 3 avril 2021

Les enquêtes de Jane Cardel, tome 1 : Divination fatale d'Irène Chauvy


 

Paris – août 1873.


Jane vient en aide à une jeune femme, Rose Deslilles, prise d’un malaise dans la rue. Elle apprend que sa fille, Henriette, âgée de six ans, a été retrouvée étranglée dans le jardin familial un an plus tôt. Or, la Sûreté s’interroge toujours sur le mobile du crime et l’identité du meurtrier. Quelques semaines plus tard, c’est au tour de Rose d’être découverte agonisante dans sa maison. Intriguée par l’assassinat de la fillette et par les circonstances troubles de la mort de Rose avec laquelle elle s’était liée d’amitié, Jane décide de mener sa propre enquête. À cette occasion, elle croise l’inspecteur principal Lucius, son adjoint Vougeol et fait la connaissance de Nathan Forève, un juge austère mais séduisant, qui reprend le dossier du meurtre non encore élucidé d’Henriette Deslilles. Jane ne ménage pas ses efforts tant et si bien qu’elle découvre un autre crime qui aurait eu lieu dans le voisinage des Deslilles. Dans son enthousiasme et aussi par manque d’expérience, elle met sa vie en danger. Mais la Sûreté veille ainsi que le juge Forève, conquis malgré lui par le charme de Jane. La vérité sera étonnante et les voies qu’elle empruntera pour éclater feront la part belle au paranormal au grand dam du cartésien Nathan Forève.





Auteure française de romans policiers historiques, Irène Chauvy, passionnée de littérature et d’histoire, a commencé à écrire en 2008, sur un coup de tête, et n’a plus arrêté depuis. Le choix de la période qu’elle choisit comme cadre de ses romans, le Second Empire, s’est fait tout naturellement après la lecture d’auteurs tels que Théodore Zeldin, Alain Corbin, Pierre Miquel, Éric Anceau et Marc Renneville… Car, plus que les événements, c’est l’histoire des mentalités qui l’intéresse et la fascine. Cette époque fut foisonnante tant sur le plan des réalisations techniques et industrielles que sur celui des idées et cela ne pouvait pas échapper au flair et à l’imagination d’Irène Chauvy.

En 2011, elle présente un manuscrit au concours « ça m’intéresse – Histoire » présidé par Jean-François Parot, La Vengeance volée, dont le héros, Hadrien Allonfleur est un officier qui deviendra l’enquêteur officieux de Napoléon III. Son ouvrage gagne le Grand Prix ouvert aux auteurs de romans policiers historiques, et sera édité dans la collection Grands Détectives 10/18.

Son écriture précise, fluide et agréable, plonge avec facilité le lecteur dans un contexte historique dont la qualité des références et les informations oubliées ne peuvent que séduire les amateurs d’Histoire. Irène Chauvy sait mener ses enquêtes et ses lecteurs de main de maître, et nous fait voyager dans le temps. Les descriptions, les détails et le caractère des personnages sont si réalistes que le simple fait de fermer les yeux nous fait marcher à leur côté en plein suspense.

Plus qu’un univers, c’est un tourbillon aux parfums d’antan et empreint d’une réalité parfois sinistre qui vous entraîne à chaque ligne. Des crinolines aux dentelles aiguisées, des hauts-de-forme remplis de secrets et des jardins et forêts aux odeurs de crimes forment le quotidien des personnages d’Irène Chauvy qui vous ouvrent généreusement leurs portes et vous invitent à venir redécouvrir le passé et mener leurs investigations à leurs côtés.

En plus de la série des Enquêtes d’Hadrien Allonfleur (capitaine des cent-gardes) éditée aux Éditions Gaelis, Irène Chauvy poursuit l’écriture de ses romans policiers historiques avec Les Enquêtes de Jane Cardel sous la Troisième République ; puis avec Quand les Masques tomberont et Enfin, l’Aube viendra, des romances policières qui se déroulent entre 1875 et 1882.





Je reste dubitative au moment de faire ma chronique sur Divination Fatale.



Pourquoi ?

Je vais commencer par les points positifs. A savoir que les passionnés du 19ème siècle seront très intéressés par ce livre qui nous plonge – comme si on y était – dans la France de 1873. Il y a un soucis authenticité chez l'auteure qui ravira les amoureux de cette époque. Cela a été mon cas. J'ai été captivé par la plume de l'auteure. Très recherchée et qui colle à merveille au style du livre.

J'ai aimé le personnage principal : Jane. Elle symbolise cette poussée de femmes aventurières qui veulent se hisser à la place des hommes. Sans tomber dans une caricature féministe, elle montre cependant la difficulté d'être une femme indépendante, c'est à dire qui s'affranchit de la domination masculine. Je l'ai beaucoup aimé. Globalement, tous les personnages sont bons.



 

Alors, j'ai aimé ?



Malgré ces atouts positifs, il ne faut pas oublier que le roman est en réalité une enquête policière. C'est un genre que j'affectionne particulièrement. C'est sur ce point que je suis moins convaincue car comme je le disais plus haut même si les personnages sont bien brossés, le récit , lui, manque énormément de rythme.

Le livre est court ; Il tourne autour de 280 pages mais j'avoue avoir ressenti de vraies longueurs qui m'ont fait complètement décroché de l'intrigue. Ce qui est assez dommageable pour un roman policier.



Bref, je ne peux pas vous proposer un avis tranché car Divination Fatale a de réels atouts et il plaira assurément aux amoureux de l'époque et de belles plumes. Pourtant, je suis passée complètement à côté de l'enquête policière qui n'a pas assez de rythme et d'enjeu pour créer un climat de tension. C'est pourtant la première chose que je recherche dans une lecture de ce type.






 

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