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Les Secrets de Charlotte Street, Tome 1 : Par amour de Scarlett Peckham


 
Notre mariage sera un accord à l'amiable. Je financerai votre pépinière, vous me donnerez un héritier. Et chacun sera libre de mener sa vie à sa guise. » Le marché est trop tentant. En devenant duchesse de Westmead, Poppy Cavendish, modeste horticultrice du Wiltshire, devient une femme puissante qui assure la pérennité de son entreprise. C'est tout ce qui compte, pense-t-elle avant de tomber éperdument amoureuse de son mari. Mais Archer n'est pas le personnage infaillible qu'il prétend être. Il cache de cruelles cicatrices, tant dans sa chair que dans son âme. Et lorsque Poppy perce enfin son secret, elle se sent basculer dans le monde inconnu des plaisirs interdits...



Je suis passée complètement à côté....
Rien n'a trouvé grâce à mes yeux. Un seul mot pour condenser mon ressenti : ENNUI




Constance, c’est ridicule, murmura-t-elle.
Archer était assez de son avis. Après tout, elle portait des pantalons et des bottes.
Ce qui est ridicule, c’est de ne pas savoir danser. Que se passera-t-il si un beau gentleman vous invite ?
Eh bien, je refuserai poliment.
Archer ravala un rire.
Balivernes ! s’exclama Constance qui continuait de jouer. Vous répondrez : « Avec plaisir, milord. » Vous serez emportée par la musique et vous tomberez amoureuse sous les étoiles. C’est le seul but de la danse, vous comprenez ?
Elle se leva, vint prendre Mlle Cavendish par la main et l’entraîna au centre de la pièce.
Le gentleman s’inclinera devant vous et vous ferez la révérence. Vous placerez vos talons ainsi, afin qu’ils se touchent. Il posera sa main dans la vôtre. Et cela commencera.
Elle fit une démonstration, glissant à travers la pièce avec un cavalier imaginaire, vers l’avant, puis vers l’arrière, sans cesser de compter en rythme : Un-deux-trois… Un-deux-trois…
Puis elle devint plus créative, tourbillonna et se retrouva bientôt à l’autre bout de la bibliothèque, comme portée par la fougue de son cavalier fantôme.
Mlle Cavendish la contemplait d’un air atterré.
Amusé, Archer se décida enfin à révéler sa présence. Il s’approcha et lui murmura à l’oreille :
Ma sœur aurait-elle été séduite par un spectre ?
Un spectre pris de boisson, répliqua-t-elle avec un sourire acide.
Archer ! s’écria Constance. Tu tombes bien. Tu vas jouer les cavaliers pendant que je jouerai du pianoforte.
Pas question, rétorqua-t-il en reculant. Je ne danse pas.
Si, tu danses, rétorqua-t-elle en venant lui prendre la main. J’ajoute que cela te fera le plus grand bien de t’entraîner un peu si tu veux charmer Mlle Bastian et ses congénères.
D’autorité elle plaça la main d’Archer dans celle de Mlle Cavendish.
Il avait passé un temps fou à se répéter les excellentes raisons pour lesquelles il devait se tenir éloigné de Mlle Cavendish. Il n’y avait donc qu’une conduite à tenir : se défiler poliment et courir se réfugier dans ses appartements.
Et pourtant, maintenant qu’il avait sa main dans la sienne, il ne pouvait se résoudre à la lâcher.
Constance rectifia la position de leurs bras, puis, satisfaite, retourna s’asseoir au pianoforte. Archer articula silencieusement des excuses à l’adresse de Poppy. Comme les premières notes s’élevaient, il l’entraîna dans les premiers pas en priant pour ne pas se tromper. Le menuet n’avantageait pas vraiment un homme de son gabarit et il n’était pas loin de se sentir balourd et ridicule à sautiller ainsi les bras écartés.
Poppy devait penser la même chose car le coin de sa bouche frémissait. L’instant d’après elle détourna vivement la tête dans une sorte de hoquet. Archer ricana. Elle lâcha un gloussement. Et tous deux s’esclaffèrent.
Constance cessa de jouer pour les fusiller du regard.
Le menuet est une affaire sérieuse. Reprenez-vous, les enfants.


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