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mardi 8 mars 2016

Love Game Tome 4 : Tied de Emma Chase

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Éditeur : Hugo Roman
Sortie : 14/01/2016
300 pages


Drew et Kate
vont enfin se ranger,
s'ils peuvent survivre aux festivités avant le mariage.










Durant la majeure partie de ma vie, je n'aurais jamais imaginé me marier. Mais Kate a fait l'impossible : elle m'a changé. Je pense que nous pouvons dire que j'étais déjà assez génial auparavant, mais maintenant, je suis encore meilleur.
Le chemin pour arriver à ce jour n'a pas été toujours rose. Il y a eu des erreurs, des incompréhensions dignes d'une tragédie grecque. Mais Kate et moi avons tout traversé avec notre insatiable désir, notre admiration sans borne et notre amour éternel toujours intact.
Cela étant, il y a eu des incidents inattendus à Vegas ce week-end qui auraient pu être un problème. C'était en quelque sorte... mon épreuve finale.


Je sais ce que vous pensez - qu'as-tu encore fait cette fois-ci ? Du calme. Ne jugez pas, ou ne demandez pas ma castration, avant d'entendre l'histoire en entier.


Et accrochez-vous, car ça va être mouvementé. Vous attendiez-vous à autre chose ? 


 

Cliquez sur la couverture
pour lire les autres chroniques de la série.
http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2014/02/la-serie-tangled-tome-1-love-game-de.html http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2014/04/tangled-tome-2-twisted-de-emma-chase.html http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2014/12/love-game-tome-3-tamed-de-emma-chase.html http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2015/04/love-game-tome-35-holy-frigging.html Afficher l'image d'origine

 

 
 
Emma Chase s'est fait connaître en publiant ses textes sur Internet.
Ainsi, lors sa première publication, Tangled: Love Game (2013) s'est retrouvé dans les meilleures ventes fictions numériques selon le New York Times. Le livre est traduit en vingt langues.
Elle vit avec sa famille dans le New Jersey. 

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    Lecture finie

Drew Evans :

il faut le rencontrer et adorer le détester.

Cet incorrigible vaurien est amoureux mais...

«  vaurien un jour, vaurien toujours »...



On retrouve ici la fin de la série Tangled qui a permis à Emma Chase de faire son entrée dans la romance en France. On peut dire que c'est réussi.



J'avais eu un très gros coup de cœur pour le tome 1. Un coup de cœur avec ce style inimitable. Emma Chase m'a fait mourir de rire. Elle emprunte la voix d'un séducteur sans scrupules et nous permet de savoir ce qu'il se passe du côté de ces martiens-là. Cela donne des réflexions masculines génialissimes. Le genre de livre qui vous redonne la banane. Sa vision de la femme et des relations homme/femme qu'il associe à des marques de dentifrice est vraiment tordante. Il a la cruauté des enfants qui ne savent pas ce que cela veut dire de souffrir et sa rencontre avec Kate va remettre les pendules à l'heure.



Je vous le redis, Drew est un personnage qui vaut le détour.
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Je vous dirai que j'ai passé un bon moment mais s'il faut être honnête, tout cela n'arrive pas à combler une intrigue très faible (voire inexistante). On est heureux de retrouver Kate et Drew. La magie opère toujours mais on n'est pas happé par l'histoire comme dans les tomes 1 et 3.



Je n'ai pas forcément grand chose d'autres à dire : l'auteure à une plume géniale mais l'intrigue tient en deux phrases. Pourtant malgré cela, j'ai passé un très bon moment.






– Je m’en occupe, Kate, dis-je en repoussant les couvertures et en enfilant un jogging. Rendors-toi.

J’espère secrètement qu’elle va insister, mais ce n’est pas le cas. Elle se laisse retomber sur l’oreiller.

Je prends James dans mes bras et je le serre contre mon torse nu. Sa joue se niche contre ma peau, puis il pousse un cri à fendre le cœur. Je quitte la chambre pour aller dans la cuisine, et je sors un biberon de lait maternel du frigo, rempli par Kate cet après-midi avec cette machine à traire étrange que Delores lui a offert pour sa baby shower . Je tiens James d’une main, passe le biberon sous un filet d’eau chaude avec l’autre, comme nous l’a appris la sage-femme à la maternité.

Lorsqu’il est réchauffé, je me dirige dans le salon avec la vue brouillée et les jambes en coton. Je m’assois sur le canapé, et je passe la tétine sur les lèvres de James.

Je suis bien conscient que le nourrir à chaque fois qu’il se réveille n’est pas une bonne idée. Je sais qu’il est important pour lui de manger à heures régulières, tout comme je sais que je dois lui faire faire son rot et qu’il doit apprendre à se calmer tout seul. Par ailleurs, il ne devrait pas avoir faim puisqu’il a mangé il y a à peine une heure. Mais ce n’est pas pour rien que la privation de sommeil est utilisée comme moyen de torture. Je laisse tomber tout ce que j’ai appris à la maternité dans le simple espoir qu’il va se rendormir (et moi aussi) le plus vite possible.

Il suce la tétine deux fois puis la rejette, tournant la tête pour ouvrir la bouche et réitérer son cri strident préféré.

Je regarde le plafond et supplie Dieu de me venir en aide.

– Qu’est-ce que tu veux, James ? je demande d’une voix pleine de tension et de frustration. Ta couche est propre, tu es dans mes bras, j’essaie de te donner à manger, qu’est-ce que tu veux, bon sang ?

Je retourne dans la cuisine et prends le chéquier sur le plan de travail.

– Est-ce qu’un chèque te ferait plaisir ?

Je sais que c’est ridicule. Par pitié, ne me jugez pas.

– Je te donne dix mille dollars pour quatre heures de sommeil. Je te fais le chèque tout de suite.

Je secoue le chéquier devant son visage, espérant que cela va le distraire, mais cela ne fait que l’énerver davantage.

– Ouiiin.


Je jette le chéquier sur le plan de travail et je retourne au salon. Je fais les cent pas en le berçant doucement dans mes bras et en lui tapotant les fesses. Ensuite, comme je suis désespéré, j’essaie de chanter.

– Fais dodo, Colas mon p’tit frère,

Fais dodo, t’auras du gâteau.

Et puis je m’arrête, parce qu’à quatre jours James se fiche d’avoir du gâteau. Ces berceuses n’ont aucun sens. Et je n’en connais pas d’autre, donc je me repose sur ce que je maîtrise le mieux :

Sandman, de Metallica.

Take my hand,

Off to never never-land…

– Ouiiin !

Conscient du fait que ça ne va pas marcher, je me rassois sur le canapé et j’allonge James sur mes cuisses, en soutenant sa tête avec ma main. Je plonge mon regard dans le sien et, bien qu’il soit encore en train de hurler, je ne peux m’empêcher de sourire. Puis, d’une voix grave et calme, je me mets à lui parler.

– Je comprends, tu sais. Je sais pourquoi tu es malheureux. Il y a quelques jours, tu baignais tranquillement dans le liquide amniotique de ta mère, il faisait noir et chaud, et tout était calme. Et l’instant d’après, tu te gelais sous des lumières blanches et vives et un enfoiré te piquait le talon avec une aiguille. Tout ton univers a été chamboulé.

Le torrent de larmes s’apaise et, bien qu’il y reste un sanglot ici ou là, ses grands yeux marron ne quittent plus les miens. Il semble intéressé par ce que je lui raconte. Je sais que les bébés ne sont pas censés comprendre le langage à cet âge, mais, comme la plupart des hommes quand ils veulent esquiver les corvées de ménage, je pense qu’ils en savent plus qu’ils ne le montrent.

– Je me suis senti pareil quand j’ai rencontré ta mère. J’étais là, à profiter de ma vie géniale, quand elle a débarqué et a tout foutu en l’air. Ma vie était sens dessus dessous. Mon travail, mes soirées, tout a changé. On en reparlera plus tard, mais ce qu’on dit est vrai : on passe neuf mois à vouloir en sortir, et le restede sa vie à tout faire pour y entrer de nouveau.


 

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