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mercredi 4 février 2015

Journal intime d'une duchesse, Tome 1 : Rose - Karen Hawkins




À 17 ans, Rose est tombée complètement amoureuse de Lord Alton Sinclair, connu aussi comme
 Lord ''Sin'' pour son immoralité. 
 








À 17 ans, Rose est tombée complètement amoureuse de Lord Alton Sinclair, connu aussi comme Lord ''Sin'' pour son immoralité. Piquée par son indifférence, la fille enamourée va essayer de lui voler un baiser, avant de paniquer et de pousser le vaurien dans une fontaine. Laissant Lord Sin flotter au milieu des nénuphars sous les rires de ses pairs, Rose s'enfuit dans l'obscurité jusqu'à la campagne écossaise.

Six ans plus tard, Sin convainc sa tante, la Duchesse de Roxburghe, d'inviter Rose à sa fête annuelle. Il compte bien se venger de Rose pour avoir de lui la risée de la société. Stupéfait, il découvre qu'elle est devenue une superbe femme qui menace de retourner son plan contre lui. Sin et Rose sont embarqués dans une bataille des sexes qui deviendra de plus en plus passionnée. 

L'un d'entre-eux devra succomber... 
mais à la vengeance ? Ou bien à la passion?


                               (Traduction Forum BdP - Merci à elles!)

                   


 
Une lecture plaisante.
J'ai trouvé le livre bien écrit mais au final très convenu. J'ai apprécié car le style rend le tout très fluide mais (il y a toujours un MAIS) le tout m'a semblé un peu ampoulé et vieillot. Je n'ai pas grand chose d'autres à dire.



Une lecture honnête mais que j'oublierai bien vite.

 .


 
Empruntant une allée plus large, ils arrivèrent à une petite clairière ornée d’un bassin au centre duquel une statue d’Aphrodite versait l’eau d’une amphore. Un Cupidon grassouillet jouait à ses pieds. Des nénuphars flottaient sur la surface de l’eau, dans laquelle les lanternes de papier se reflétaient telles des étoiles colorées.
C’est splendide, dit Rose.
L’endroit parfait pour mon premier baiser.
Une lanterne rouge jetait une lueur séduisante sur le visage du comte, dont les mains enlacèrent la jeune fille pour l’attirer à lui.
Incroyable ! C’est exactement comme dans mes rêves. Le cœur battant, elle posa les mains sur sa poitrine et leva son visage vers le sien. Oscillant doucement sous l’effet du champagne, elle ferma les yeux et lui offrit ses lèvres.
Sin resserra son étreinte. Et dire qu’il avait failli quitter le bal ! s’étonna-t-il. Ce petit bout de fille l’embrasait de désir. Déterminé à la séduire, il s’inclina et ravit sa bouche, asticotant ses lèvres jusqu’à ce qu’elles s’écartent, puis passant la langue sur ses dents. Elle lâcha un petit râle et se tortilla contre lui.
Y voyant une invite impudique, il grogna de soulagement. Il n’avait pas besoin d’autre encouragement. Plaquant les mains sur les fesses de Rose, il l’attira contre son bas-ventre, histoire de lui montrer quel effet elle lui faisait…
Les yeux de Rose se rouvrirent. Durant une fraction de seconde, ils se regardèrent. Puis, avec un petit cri d’effroi, elle le repoussa de toutes ses forces.
Sin recula en chancelant, ses mollets heurtèrent le rebord du bassin, et il bascula dans l’eau avec un grand bruit d’éclaboussement.
Si la surprise n’avait pas déjà anéanti son désir, l’eau glaciale l’aurait fait. Crachant, toussant, il s’efforça de se relever en agrippant Aphrodite. Apparemment dégoûtée par la scène dont elle avait été témoin, la déesse continuait de lui verser de l’eau sur la tête.
De plus en plus furieux, il s’écarta, dardant sur Rose un regard meurtrier.
Elle se tenait devant le bassin, les yeux écarquillés, les doigts en travers de sa bouche, laquelle formait un O parfait. Reprenant ses esprits, elle leva une main.
Ne bougez pas !
Et puis quoi encore ? Je ne vais pas rester là !
Il repoussa en arrière ses cheveux dégoulinants et tenta de secouer l’eau qui imprégnait son habit.
Je vais chercher quelqu’un pour vous sortir de là, dit-elle.
Et, devant ses yeux horrifiés, elle rejeta la tête en arrière et hurla :
À l’aide ! Il y a quelqu’un ? Venez nous aider !
Non, non, taisez-vous !

Il s’élança à travers le bassin pour la faire taire.
Vous allez attirer l’att…
Son pied se prit dans quelque mystérieuse liane aquatique, et il retomba dans l’amas de nénuphars.
Il se releva, la bouche pleine de jurons, et, attrapant les feuilles qui lui collaient à la figure et au cou, il les rejeta dans l’eau.
Saloperies !
Un long filament vert serpentait sur son visage. Il l’arracha et s’aperçut qu’un nénuphar s’était juché sur sa tête. Écœuré, il le jeta dans l’eau… et découvrit que Rose et lui n’étaient plus seuls.
Plusieurs dames et leurs cavaliers se tenaient autour du bassin, bouche bée, et regardaient l’eau dégouliner de sa tenue de soirée et les nénuphars orner différentes parties de sa personne. L’étonnement, l’incrédulité et quelques signes annonciateurs d’hilarité se voyaient sur les visages.
Serrant les dents, il se tourna vers Rose. L’air ahuri, elle le regardait, une main gantée toujours en travers de la bouche.
Elle pointa le doigt sur son épaule.
Je… je vous demande pardon, mais il y a un né-nénuphar…
Et, horreur et putréfaction, un gloussement s’échappa de ses lèvres encore rougies par leur baiser, puis se changea en un éclat de rire qui, tel l’amadou, alluma un fou rire général qui courut de visage en visage.
La vague d’hilarité frappa Sin comme une onde glacée, et sa mâchoire se crispa au point qu’il craignit que ses dents ne se brisent. Le rire de Rose se reflétait dans tous les regards… sauf un. La grand-mère de Sin n’avait pas l’air de s’amuser. À la voir, on pouvait même supposer qu’elle souhaitait vivement que son petit-fils disparaisse sous les nénuphars et se noie.
Lord MacDoonan, que ce spectacle consolait visiblement de la perte de sa flasque de whisky, émit un aboiement de jubilation :
Vingt dieux, Sin, regardez-vous !
Sin jeta un regard meurtrier à Rose. Elle cessa immédiatement de rire, et il crut distinguer dans son regard l’ombre de quelque chose… Du remords ? De la peur ? En tout cas, quoi que ce soit, cela ne suffisait pas.
Sinclair ! cria sa grand-mère. Sors de ce bassin !
Une toute petite dame vêtue d’une robe puce, ses cheveux blancs ornés d’un échafaudage ridicule de fleurs et de fruits, accourut.
Rose ! Doux Jésus ! Que fais-tu ici ? Je t’ai cherchée partout et…
Son regard tomba sur Sin. Elle sursauta et eut un hoquet d’horreur comme devant un monstre marin.
Ô mon Dieu ! gémit-elle en agrippant le bras de Rose. Viens, partons tout de suite !
Mais je… commença Rose, que l’étreinte de sa tante interrompit.
Tout de suite ! décréta celle-ci en poussant la jeune fille dans l’allée, loin de la foule grandissante.
Tante Lettice, laisse-moi au moins dire à lord Sin…
La voix de Rose s’estompa tandis qu’elle s’éloignait.
Sin enjamba le bord du bassin. Comment cette fille avait-elle osé ? Il ne…
Lord Sin ! glapit Mlle MacDonald, qui s’était vainement efforcée de séduire Sin tandis qu’ils se rendaient à ce bal atroce. Il y a quelque chose dans votre poche.
Il baissa les yeux. Sa poche remuait légèrement. Soudain, un têtard en bondit et retomba dans la flaque qui s’élargissait à ses pieds.
Apparemment, cette petite créature a profité de votre passage pour s’échapper du bassin, commenta Mlle MacDonald avec un regard malicieux.
La vague de rire revint écorcher les oreilles de Sin. S’armant de courage, il décocha un regard glacial à chaque spectateur successivement. Le vague s’éteignit, et un silence gêné s’établit.
Sin inclina la tête à l’intention de sa grand-mère, puis tourna les talons et s’éloigna. Il n’en revenait pas d’avoir été – lui, entre tous les hommes ! – dupé par une paire de grands yeux bleus et un petit nez mutin parsemé de taches de rousseur. Comment était-ce possible ? Bon Dieu, cette gamine m’a roulé dans la farine. Elle a profité de ma faiblesse et s’est moquée de moi, et je me suis laissé faire comme l’agneau qu’on mène au sacrifice. Il ignorait pourquoi elle s’était comportée ainsi – peut-être l’avait-il snobée, blessée d’une façon ou d’une autre, un soir où il avait trop bu –, mais, quelles que soient ses raisons, Rose Balfour avait organisé avec succès son humiliation publique.
Les poings serrés, Sin se dirigea vers le portail et ordonna sèchement à l’un des laquais qui montaient la garde d’aller chercher sa voiture. Rose Balfour, vous allez regretter ce que vous avez fait ce soir. Et je ne montrerai aucune pitié, soyez-en sûre.

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