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mardi 15 septembre 2020

Hors de contrôle de Georgia Caldera


 

Une attitude un brin brutale, un caractère des plus ombrageux, une façon de parler bien à lui, mais incroyablement fascinant… Malgré le fiasco de la soirée de gala, Axel est tout cela, et bien plus encore.
Une seule chose est certaine pour Sonia : elle doit le retrouver. Dans quel but ? Ont-ils toujours un avenir ensemble ? Rien n’est moins sûr…
Et pourtant, c’est ainsi, les papillons refusent de mourir.


 


Georgia Caldera est née en 1982, dans cette magnifique région qu’est la Touraine. Depuis son plus jeune âge, elle dévore quantité de livres en tous genres, avec néanmoins une affection toute particulière pour la littérature gothique, et n’hésite pas à dégainer régulièrement la plume.

Avec pour auteurs de prédilection Edgar Allan Poe, Bram Stoker, Sheridan Le Fanu ou encore Anne Rice, c’est dans les univers sombres et fantastiques qu’elle trouvera son propre style. Un style qu’elle explore à la fois avec les mots, mais également à travers l’image, étant illustratrice de formation. Ainsi, c’est après plusieurs années d’études en art qu’elle décide de se tourner plus concrètement vers l’écriture, accompagnant toujours ses productions de supports visuels ayant pour but de donner aux lecteurs un aperçu de ses personnages et de leurs tourments.
Source : http://www.editionsduchatnoir.fr/caldera-georgia/

 

Un tome 2 que j'ai enchaîné à la suite. C'est très rare voir presque unique pour moi mais la fin du tome 1 était trop frustrante. Les révélations sur Axel m'ont poussé tout droit à lire Hors de contrôle.

J'aurais peut-être du moins me précipiter. Je n'ai pas retrouver la magie du premier opus. J'ai trouvé ce tome trop bavard. Peut-être en fallait-il passer par là pour connaître tous les chemins tortueux qu'emprunte nos deux héros mais cela a beaucoup plombé le rythme de ma lecture.
Les traits de caractère des deux personnages qui m'avaient tant plu dans le premier tome m'ont ici agacé.
Sonia aime Axel mais on a l'impression qu'elle est toujours dans une posture de victime. Il pourrait tout faire, elle lui pardonnerait. Cela m'a déplu énormément. Elle cautionne des gestes, une violence qui fait écho à son passé. Elle pardonne, elle comprend. Certes Axel l'aime et n'abuse pas de cela mais cette attitude m'a déplu.

Quant à Axel, son côté  chien fou devient un peu ingérable dans le second opus. On a une déviance qui fait craindre le pire s'il n'est pas admis que c'est une comportement pathologique. Cela ne m'est pas apparu comme un trait romanesque d'un bad boy violent et protecteur...

Donc les personnages m'ont moins emballé et je me suis détachée d'eux. Le rythme de l'histoire m'a semblé également moins bon.

Bref une bonne lecture mais qui n'a pas le brio du premier tome.


— Je t’ai blessé ? s’emporta-t-elle brusquement, s’abandonnant à la colère, s’affranchissant une bonne fois pour toutes de ses craintes, de son anxiété latente à la perspective de possibles conséquences. Elle est bonne celle-là franchement ! Et tu oses me demander pourquoi ?





Enfin, quoi, Geoffrey, tu n’as pas une petite, mais alors une toute petite idée des raisons qui m’ont poussée à partir de cette façon, à me sauver comme une voleuse juste avant cette connerie de mariage ?
— Moins fort, grinça-t-il, la veine sur son front qui indiquait son niveau de mécontentement devenant soudain plus apparente. Ne me parle pas sur ce ton. Tout le monde nous regarde, bon Dieu !
— Je les emmerde tous et je t’emmerde aussi, Geoffrey ! rétorqua-t-elle, la rage parlant pour elle, la gagnant désormais tout à fait. Je te parle sur le ton qui me sied ! Si c’est pour essayer de renouer que tu as voulu me voir, tu te plantes complètement. Je ne reviendrai jamais. Jamais
, tu m’entends ?! Ce n’est pas assez clair pour toi, peut-être ? Les beaux souvenirs, s’il y en a eu, je les ai tous oubliés. Tout ce qu’il me reste, ce sont les mauvais, le calvaire que j’ai enduré à tes côtés.
— Comme de coutume, il faut que tu exagères, réfuta-t-il en arquant un sourcil désabusé. Un calvaire, dis-tu ? Laisse-moi rire. En l’occurrence, je connais des tas de femmes qui voudraient en vivre un de ce genre, qui seraient prêtes à se damner pour les robes de couturier, les sacs à main, et toutes ces babioles hors de prix que je t’ai offertes.
— Pourquoi ne vas-tu pas les trouver alors ? Mais peut-être parce qu’en vérité, elles n’existent pas. Même les plus désespérées des prostituées refusent d’être traitées de cette manière pour ce qui ne sont finalement, et comme tu l’as si bien dit, que de vulgaires babioles, hors de prix ou non. Rien ne peut excuser la violence…
— Je n’ai jamais été violent avec toi, l’interrompit-il abruptement, plissant les paupières, prenant un air menaçant.
Sonia resta sans voix face à tant de mauvaise foi. Elle jeta un coup d’œil au vide à côté d’elle et s’efforça de respirer à nouveau.