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samedi 20 février 2021

Amitié, Tome 1 : L'Histoire d'Alexandra de Kerrigan Byrne

 



 

Voulez-vous m'épouser, Votre Grâce?

Si Alexandra a le culot de poser cette question, c'est que le duc de Redmayne lui apparaît comme son unique recours. Victime d'un maître chanteur, elle a besoin de la protection d'un riche mari. De plus, le duc ne cache pas le désir qu'elle lui inspire. Mais celui qu'on appelle le Diable de Torcliff est bien effrayant avec ses cicatrices et son physique imposant. Et, lorsqu'il accepte de la mener à l'autel, Alexandra pressent un vertigineux plongeon dans l'inconnu...




Kerrigan Byrne a exercé différents métiers avant de devenir auteure de romance, réalisant ainsi son rêve. La série Sans foi ni loi a connu un énorme succès aux États-Unis.



Kerrigna Byrne est une auteure que j'ai découverte comme beaucoup de lectrices avec sa série Sans foi ni loi. Je sais que certains la trouve un peu trop « hot » pour le genre dans lequel elle écrit mais moi je dois avouer que j'aime bien. Je trouve que les scènes érotique sont très explicites mais elles sont justement dosées et ne desservent pas l'histoire.
Parlons-en justement de l'histoire. Je commence à cerner ce qui inspire Kerrigan Byrne : l'enfance et ses traumatismes sont une source inépuisable d'inspiration.


Ici, ce sont trois amies de pensionnat qui ont toutes vécus un choc dans leur passé qui a changé le cour de leur vie. La première est Alexandra. Elle cache un lourd secret que seule ses trois amies connaissent et un mystérieux maître chanteur qui la fait vivre avec une épée de Damoclès depuis de nombreuses années.

La jeune femme ne sait plus comment s'en sortir. C'est poussé par le désespoir qu'elle demande au Diable de Ratcliff de devenir son époux pour bénéficier de sa protection.


J'ai dévoré cette romance où la passions est le maître mot. L'histoire est pleine de rebondissement et c'est vraiment une très bon tome introductif. J'avoue qu'il est peut-être un tout petit en dessous de sans foi ni loi mais il reste excellent et c'est sans hésitation que je vais découvrir la suite des aventures des ces trois amies au lourd secret.

 

Bon sang, elle ne trouvait plus le courage de le regarder dans les yeux. Il était trop grand. Trop… viril. Malgré son accent cultivé, il rayonnait d’une aura de sauvagerie. Il aurait pu faire partie de ces gardes du corps que ses professeurs engageaient durant leurs séjours dans des pays lointains. Depuis dix ans, elle fuyait systématiquement les hommes. En général, elle savait éloigner les importuns d’un regard glacial. Cela était toujours efficace, qu’elle ait affaire à des maraudeurs du désert ou à une matrone à la recherche d’une bonne alliance pour son fils. Voilà des années qu’elle était devenue experte dans le maniement de cette arme de dissuasion. Alors pourquoi était-elle soudain incapable de lever les yeux ? Pourquoi la chaleur de cette peau virile s’attardait-elle sur la sienne ? Peut-être avait-elle effectivement besoin d’un médecin !

Je n’arrive pas à savoir si vous êtes d’une bravoure exceptionnelle ou d’une stupidité sans bornes, marmonna-t-il, l’arrachant à ses réflexions. Aussitôt elle leva les yeux vers lui, toutes ses craintes balayées par une vive indignation. — Plaît-il ? demanda-t-elle avec des inflexions polaires.

Qu’est-ce qui vous a pris de vouloir maîtriser un animal aussi grand que Mercure ? N’avez-vous pas vu ce qu’il a fait à cet idiot de porteur ? Et le gamin fait deux bonnes têtes de plus que vous ! Il fronça les sourcils.

Il m’a « pris », rétorqua-t-elle avec agacement, que ce gamin aurait pu être tué si personne ne faisait rien. Elle chercha du regard le jeune homme qui s’éloignait en boitant, soutenu par deux hommes. Il se tenait le bras contre le torse et son visage exprimait une douleur poignante. La moitié de sa moustache, effectivement soulignée au crayon, avait été effacée par la pluie, révélant son extrême jeunesse.

Va-t-il s’en sortir ? demanda-t-elle.

Il y a un chirurgien à deux pas de la gare. Il remettra l’épaule du gamin. Le connaissez-vous ? Elle secoua la tête, surprise de constater que les gens autour d’eux – passagers, employés du chemin de fer et autres travailleurs – les observaient avec curiosité.

  • Seulement depuis qu’il a porté mes bagages, mais qu’importe ? Je n’aimerais pas qu’il soit blessé… ou pire. L’homme lui tourna le dos et se pencha pour ramasser leurs deux paires de gants. Alexandra fixa ses fesses musclées, fascinée, avant de détourner les yeux. Au nom du Ciel, depuis quand s’intéressait-elle à de tels détails ? Elle déglutit, mal à l’aise, et inspecta sa propre tenue. Son élégant chemisier blanc et sa veste de tweed à chevrons étaient souillés de boue. Sa jupe avait un peu mieux résisté à l’épreuve.





Il la souleva par les épaules d’un geste ferme et, avant qu’elle ait eu le temps de protester, il l’avait relevée et s’était redressé dans le même mouvement. Dès l’instant où ils furent tous les deux sur leurs pieds, il la libéra. Alexandra vacilla, saisie d’un vertige qui s’expliquait autant par le changement de position que par ce bref contact physique. Elle voulut se retenir au pilier, mais sa main rencontra une puissante musculature sous le coton trempé de pluie. Sous sa paume, elle perçut un frisson. Comme s’il était aussi surpris qu’elle par l’intensité de ce simple contact. Aussitôt, elle retira sa main.

V… Veuillez m’excuser, bégaya-t-elle. Je ne suis pas tout à fait remise.

Êtes-vous certaine que vous n’avez pas besoin d’un médecin ? Il s’approcha d’elle, les bras tendus comme s’il craignait qu’elle ne s’évanouisse, des rides d’inquiétude creusant son visage. Alexandra recula.

Non ! s’exclama-t-elle en brandissant une main pour se protéger. Naturellement, elle savait combien ce geste était dérisoire. Elle n’était pas de taille à lutter contre un tel athlète !

  • Non merci, reprit-elle d’un ton plus calme. Je… vais bien. Ne vous inquiétez pas pour moi.







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