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vendredi 19 février 2016

Le lord solitaire de Lorraine Heath

 
Éditeur : J'ai lu
Sortie : 17/08/2005
280 pages




Ne vous inquiétez pas pour moi, dit-il en lui prenant le menton et en étudiant ses traits fins.
Trouvez votre bonheur.
Ce sera ma seule consolation...
Car le prix est déjà payé.





Depuis qu'elle a posé le pied sur le sol anglais, Lydia Westland a l'impression de vivre un enchantement. Ici, tout n'est que raffinement, luxe et élégance. Quelle différence avec la vie à Fortune (Texas), où on ne rencontre que des cow-boys et où il ne se passe jamais rien! Avec un peu de chance, elle parviendra à décrocher une invitation à un bal de la " saison " de Londres et pourra côtoyer la fine fleur de la noblesse ducs, marquis, comtes, barons... Malheureusement, sa première rencontre avec un authentique aristocrate tourne au désastre. En arrivant avec sa famille au château du duc de Harrington, Lydia ne se sent pas à son avantage. Ses cheveux sont décoiffés et son costume de voyage est froissé. De plus, ils ne semblent pas vraiment les bienvenus. Mais au moment où la duchesse, folle de rage, s'apprête à les chasser, son fils, le marquis de Blackhurst, s'interpose. Et le moins que l'on puisse dire est qu'il est follement séduisant 

 

Lorraine Heath est née à Watford, Herts (Angleterre) en 1954. Elle est l'auteur de romans historiques qui connaissent un grand succès aux États-Unis.
Elle est née d'une mère anglaise et d'un père texan.
Elle est titulaire d'un BA en psychologie de l'Université du Texas.
Lorraine Heath a également publié sous les pseudonymes de Rachel Hawthorne (la série Les gardiens de l'ombre - Dark Guardians- co-écrit avec son fils) et Jade Parker.
Elle vit à Plano, au Texas.


- Lecture finie -

J'adore Lorraine Heath. Si vous ne connaissez pas cette auteure, elle est à découvrir, notamment du côté de ses romances historiques. Il faut passer outre cette couverture qui hautement horrible. La dette a été pour moi un très très très gros coup de cœur. Ma chronique se trouve ici. C'est une des raison qui m'ont donné envie de lire d'autre livres de cette auteure dans le même genre. Le lord solitaire est une bonne romance mais...qui commence mal.
Je m'explique. Le postulat de départ : c'est un bâtard qui s'est exilé dans le nouveau monde et qui retourne auprès de son père mourant avec toute sa famille bien des années plus tard. Il a épousé une femme qui avait déjà eu une fille, Lydia d'un premier mariage mais qu'il considère comme sa propre fille. Arrivé au chevet de son père, il est très mal reçu par la femme de ce dernier. Il restera cependant appuye par son demi-frère, le futur comte.
Alors c'est lui « le lord solitaire », Rhys. Les retrouvailles sont un peu mouvementées même si tout est narré du point de vue de Lydia, jeune américaine candide éblouie par l'aristocratie anglaise et qui tombe sous le charme du demi-frère de son beau-père.

Je ne sais pas si vous avez tout compris dans ce méli-mélo familial mais moi c'est ce qui m'a un peu ennuyé dans ma lecture. Rhys et Lydia ont des liens de famille qui m'ont ennuyé. Certes, il n'y a aucun lien de sang mais ça m'a quand même chiffonné... C'est dommage d'autant que le roman est bon dès qu'on rentre véritablement dans l'histoire. Tout y est : secrets très sombres, amour interdit, passion irrépressible. J'ai passé un très bon moment de lecture mais le « cadre familial » m'a un peu dérangé. D'autant que le beau-père de Lydia, le demi-frère de Rhys est très présent...

Bref

Une bonne romance historique malgré un départ raté.


Où elle est passée, Mlle Westland ? s'enquit William, de retour dans la bibliothèque avec une boîte dans laquelle s'empilaient gazes, bassine d'eau chaude, pommade antiseptique et serviettes.
Partie.
Rhys avait rempli un verre d'alcool. Il le vida, éprouvant une vive brûlure sur ses lèvres tuméfiées.
Et pourquoi ?
Parce qu'elle est une grande dame.
Il s'était délibérément montré cynique. Sa confession avait apporté exactement le résultat escompté. La jeune femme avait pris la fuite, révulsée par son passé. Il avait réussi à se contrôler. Il ne l'avait pas prise dans ses bras, ne l'avait pas serrée sur son cœur. Il avait agi pour le mieux.
Elle était en sécurité à présent, loin de lui. Loin du scandale qui ne manquerait pas d'éclater. Les mauvaises langues s'en donneraient à cœur joie. La vérité ne tarderait pas à exploser au grand jour. Ses détracteurs s'acharneraient sur lui. La plupart des maris trompés siégeaient à la Chambre des lords. Il ne doutait pas qu'ils le dénonceraient auprès de la reine. Et si Sa Majesté jugeait qu'il était indigne de son titre, il perdrait tout, rang et fortune.
Je croyais qu'elle vous plaisait, dit William.
Tu t'es trompé.
Elle ne lui plaisait pas. Il l'aimait plus que sa vie. Et il tenterait l'impossible pour que Lydia soit heureuse, quitte à la perdre à jamais.





Lydia gravit lentement la volée de marches.
Vous avez passé un marché avec Camilla, dit-elle, le regard détourné.
Elle a des relations utiles dans les hautes sphères de l'aristocratie et jouit d'une influence que je n'ai pas.
C'est donc grâce à elle que j'ai reçu toutes ces invitations, ces derniers jours.
Oui.
Elle leva les yeux vers lui.
En échange de quoi ?
Rhys haussa les épaules, comme s'il s'agissait d'un détail infime.
En échange du titre de duchesse.
Elle vous rendra malheureux.
Mais vous, vous serez heureuse, Lydia.
Vous ne l'aimez pas.
Non, mais elle non plus. C'est de bonne guerre.
Il vit des larmes dans les grands yeux violets.
Le prix à payer est trop élevé pour vous, Rhys.
Je ne vaux pas cher, je vous l'assure.
Si je ne me marie pas...
Rien ne changera pour moi. J'épouserai quand même Camilla. Notre accord consistait à vous faire accepter par la haute société. Elle a brillamment réussi.
Je me fiche éperdument de la haute société.
Que vous vous mariiez ou que vous retourniez au Texas, je l'épouserai, Lydia.
Vous vous êtes vendu.
Ce n'est pas la première fois.
Elle releva brusquement la tête. Ses yeux, empreints d'une muette interrogation, cherchèrent ceux de Rhys.
Vous n'avez pas vécu dans le même monde que moi, reprit-il. Londres n'est pas que strass et paillettes. Et mon mariage avec Camilla sera, au mieux, une affaire d'argent.
Et au pire ?
Ne vous inquiétez pas pour moi, dit-il en lui prenant le menton et en étudiant ses traits fins. Trouvez votre bonheur. Ce sera ma seule consolation... Car le prix est déjà payé.








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