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dimanche 7 février 2016

Le gardien de la source de Vanessa Terral



Puis elle le vit. L’individu qui l’observait se tenait en retrait, à l’opposé de la pièce. Il ne cherchait pas à se fondre dans l’assemblée des gens bien nés. D’ailleurs, ceux-ci l’évitaient. C’était presque imperceptible, mais le flot des civilités s’écartait de lui dans une valse consommée.


« Puis elle le vit. L’individu qui l’observait se tenait en retrait, à l’opposé de la pièce. Il ne cherchait pas à se fondre dans l’assemblée des gens bien nés. D’ailleurs, ceux-ci l’évitaient. C’était presque imperceptible, mais le flot des civilités s’écartait de lui dans une valse consommée. » En cet été 1814, Marie-Constance de Varages, marquise du bourg d’Allemagne, et son héritière, Anne-Hélène, sont conviées au bal du comte de Forcalquier. Si une telle invitation ne se refuse pas, la marquise est inquiète. Quelques mois auparavant, sa fille a souffert d’un mal funeste et été sauvée in extremis. Depuis, elle n’est plus tout à fait la même… Quelle est donc cette ombre qui plane sur Anne-Hélène ? Et pourquoi le mystérieux Lazare, baron d’Oppedette, semble-t-il soudain subjugué par la jeune débutante ? 

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Vanessa est née un jour d'octobre 1983, dans une fontaine. Très tôt, ses parents la prirent sous le bras et tous les trois déménagèrent vers les reliefs secs et poussiéreux de la Provence. Ce fut alors le début d'une enfance dorée dans un immense jardin sauvage, au pied d'une colline où courait un ruisseau. Fillette solitaire toujours accompagnée d'un livre glissé au creux du coude ou d'une poche, souvent perchée dans les branches d'un chêne agité par le vent, Vanessa tissait à partir des fleurs et de l'ombre des arbres des fragments d'histoire, des rêves de Féerie, des silhouettes graciles aux épaules parfois ailées. Depuis cette époque, elle est possédée par le besoin et le désir de créer, d'imaginer, de raconter.

Cet élan prit plusieurs visages: dessin (elle était très mauvaise), théâtre et écriture, qui dura tout ce temps et demeura ensuite. Devenue jeune femme, elle monta à Paris, près de l'endroit qui l'avait vu en nourrisson gigotant. Là, elle se lança dans plusieurs fanzines, qui ne virent guère qu'un unique numéro paraître, hélas.
Elle entra alors dans l'associatif, plus particulièrement dans MéluZine, et découvrit un foisonnement d'esprits créatifs qui fourmillent d'univers personnels et chamarrés. Elle participa à divers titres et projets, faisant le grand écart entre le milieu "manga" et le milieu de l'Imaginaire.
Son écriture aussi connut une mutation. Parcourir la capitale, la grande ville, se révéla tout d'abord un danger pour ses récits de l'Autre Monde. Puis, très vite, la cité s'amalgama avec l'Ailleurs…

Désormais, Vanessa réunit ses passions: la création et le contact avec d'autres auteurs, quel que soit leur support, au creux de l'alambic Transition, un projet d'édition amateur, mais pas que. Elle continue à écrire deci delà, notamment pour le fanzine Borderline, qui l'a déjà publiée sous le nom de Vanessa Lamazère.
Elle a toujours des idées et des histoires plein la tête, les doigts et le clavier de son vieil iBook. Il lui arrive de faire des infidélités au fantastique, genre qu'elle affectionne en particulier. Elle parle dans ses récits de la violence et de l'égoïsme des hommes, de son contraire: l'espoir en une étincelle de bonté, en une main tendue, de la folie aussi et du cri puissant de la rage de vivre.
Source : Booknode.com


J'ai fait une chronique pour Songe d'une nuit d'été.

Vous la trouverez ici.


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