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samedi 9 février 2019

L'Homme idéal, Tome 1 : Mystery Man de Kristen Ashley









Alors qu’elle buvait des cosmopolitans, Gwendolyn Kidd a rencontré l’homme de ses rêves. Puis elle l’a emmené chez elle. Puis… elle s’est réveillée seule. Mais sa peur d’avoir perdu l’homme de ses rêves va devenir une relation avec un homme mystérieux qui, nuit après nuit, revient vers elle. Espérant que cela se transforme en quelque chose de réel, elle le laisse faire. 








   

          Bien qu’elle ignore même son nom.
Gwen se b
at avec la décision de mettre fin à cette folle non-relation quand sa sœur, la meilleure amie de Ginger lui rend visite et met Gwen en garde. Si elle et sa sœur ne font pas attention, elle pourrait bien finir morte. Gwen n’a aucune idée de ce qui se passe, mais elle est habitué aux idioties de Ginger et décide de mettre le problème sur le compte du petit copain de sa sœur. Mauvais choix. Elle alerte aussitôt le radar du Denver Underground.

Cela veut dire que l’homme mystérieux de Gwen, Cabe « Hawk » Delgado doit intervenir pour la protéger. Mais lorsque Hawk côtoit Gwen en plein jour, il décide finalement que lui aussi veut quelque chose de réel. Cependant, quand Gwen comprend qu’elle a à faire à un dur à cuire, autoritaire et au franc parler, elle décide qu’elle en a tout simplement fini avec lui...



 
C'est la lecture qui fait du bien. Sans être révolutionnaire, cette romance complètement absurde est une bouffon de dérision et de bonne humeur. Alors certes, elle est bourrée d’invraisemblances et les deux personnages principaux sont « particuliers ». Gwen a des allures de Bridget Jones en mode -chatte en chaleur -. Tandis que l'homme mystérieux est l'archétype du macho qui flirte à la frontière de la misogynie.
Énumérer comme ça, ce livre avait peu de chances de me plaire mais ça c'était avant de connaître la plume de Kristen Ashley qui est un vrai régal. C'est malin et dingue à la fois...On se pose et on prend plaisir à la voir faire son one woman show littéraire !

Bref, ce n'est pas le livre de l'année mais c'est fraîchement une très agréable lecture bourrée de bonne humeur !






Je me disais que tout ça ne sentait pas bon du tout, et en même temps, une douce chaleur m’envahit, comme d’agréables fourmillements dans tout le corps.
Puis j’entendis le moteur d’une voiture. Je me penchai sur le côté et aperçus une magnifique Chevrolet du feu de Dieu se garer juste derrière le van noir, un modèle Camaro flambant neuf, couleur gris métallisé. Elle était suivie d’un autre van noir et brillant, plus récent, plus grand et certainement plus cher.
La portière s’ouvrit et Hawk émergea de la Camaro. Il portait lui aussi des lunettes de soleil modèle aviateur, encore plus géniales que la Camaro, et pourtant, cette voiture envoyait du lourd. Un groupe de types musclés jaillirent du van noir ; le commando entier portait des pantalons cargo et des t-shirts moulants à manches longues.
Hawk braqua ses lunettes de soleil vers nous.
Oh non.
J’avais tort. Ça, ça ne sentait pas bon, mais alors pas bon du tout. Envolés, cette douce chaleur et ces agréables fourmillements.
C’est alors que j’entendis une portière claquer de l’autre côté de la rue. Je tournai la tête vers la droite, et remarquai un véhicule de police avec des gyrophares bleu et rouge sur le tableau de bord, mais pas sur le toit. Je vis aussi l’inspecteur Mitch Lawson s’avancer vers moi, avec ses lunettes de soleil cerclées de cuivre, super classe.
Hyper, méga, extra oh non !
Le baro-beaux-mecs s’affola au milieu de tous ces mecs canons qui fondaient de toute part sur moi, ma voiture et Tack.
Bon sang, qu’est-ce que j’avais bien fait de me boucler les cheveux !
Tack se tourna vers eux, mais ne bougea pas.
Et maintenant, qu’étais-je censée faire ?
J’optai pour jouer la fille cool. Seul problème : je n’étais pas une fille cool.
Hawk arriva le premier. Il ne me quitta pas des yeux et s’arrêta à quelques pas de moi.
Chérie, annonça-t-il en guise de bonjour.
Sa voix était proche d’un grognement. Manifestement, il n’était pas de très bonne humeur ce matin.
Salut, répondis-je.
Lawson arriva à son tour ; il contourna Hawk pour m’avoir bien dans son champ de vision, balaya Tack du regard, les lèvres pincées, avant de poser à son tour les yeux sur moi.
Bonjour Gwendolyn, dit-il, ignorant Hawk et Tack.
Euh, bonjour, répondis-je.
Bien dormi ? demanda-t-il.
Pas franchement, répondis-je avec sincérité.
Je connais un bon remède pour ça, commenta Tack.
Deux paires de lunettes se braquèrent sur lui, et je les imitai. Tack avait croisé les bras sur sa poitrine et il arborait un grand sourire.
Merde.
Manifestement, à ce stade, Hawk avait eu sa dose.
J’en étais sûre parce qu’il désigna tour à tour Tack et Lawson en ordonnant :
Toi… toi… discussion.
C’étais sans doute la seule personne au monde en mesure de s’adresser ainsi à ces deux hommes et d’en sortir vivant.
Il recula, Tack et Lawson lui emboîtèrent le pas. Je refermai ma portière et m’apprêtai à faire de même. Hawk se dirigeait vers ma pelouse avec Tack et Lawson, mais se retourna en entendant le claquement.
Chérie, reste où tu es.
Je clignai des yeux derrière mes lunettes de soleil.
Puis je perdis mon calme.
Je ne suis pas un chien ! hurlai-je, furieuse.
Il se trouvait à plusieurs mètres de moi. Pourtant, en un clin d’œil, je me retrouvai plaquée contre ma voiture.
Tu restes ici, sinon je te trimbale moi-même jusqu’à ma bagnole et je te menotte au volant. A toi de voir. T’as deux secondes pour décider.
C’était bien ce que je pensais. Il n’était manifestement pas de très bonne humeur ce matin.
Il y a un policier juste là. Je ne pense pas qu’il apprécie beaucoup que tu me menottes au volant de ta voiture, déclarai-je.
Lawson me connaît, Tack aussi. Crois-moi, Bouton de rose, si je dois prendre les mesures qui s’imposent pour m’occuper de ma femme, personne ici ne lèvera le petit doigt pour t’aider.
J’avais du mal à le croire sur parole, mais le ton de sa voix me dissuada de pousser le bouchon un peu plus loin. L’atmosphère était déjà suffisamment tendue comme ça. Inutile d’y ajouter une guerre motards contre commando au milieu de ma pelouse, avec en prime, Lawson appelant les renforts policiers.
J’abandonnai donc, non sans insolence.
Tu viens de perdre deux places sur le baro-beaux-mecs, l’informai-je d’un ton hautain.
J’en mourrai pas, rétorqua-t-il avant de tourner les talons.