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vendredi 31 mars 2023

Les Chevaliers des Highlands, Tome 8 : Le Brigand de Monica McCarty

 

 

 

Au château de Kildrummy, fief de son frère Clifford chargé par le roi de mater la rébellion écossaise, la toute jeune Rosalin est fascinée par un prisonnier au physique de colosse. Apprenant qu’il va être exécuté, elle se glisse une nuit jusqu’à son cachot et le libère. Six ans plus tard, le vent a tourné. Les Highlanders victorieux sèment la terreur en territoire anglais. Lors d’un raid sur le village, Rosalin est enlevée. Son ravisseur n’est autre que Robbie Boyd, son amour de jeunesse… qui la trouble toujours autant. Maintenant, il est devenu l’homme le plus redouté d’Écosse et ne fera qu’une bouchée de la sœur chérie de son ennemi juré.


 

C'est au cours de ses études de droit que Monica McCarty s'est intéressée à l'histoire de l'Écosse.

Depuis, elle écrit des romances historiques très intenses avec des héros qui font rêver.

Monica McCarty est considérée comme la plus grande auteure de romans sur les clans écossais : les Highlanders. Elle vit aujourd'hui dans la baie de San Francisco avec son mari et leurs deux enfants.




J'ai doré ce tome. Ce sont encore deux magnifiques personnages que nous offre Monica McCarty. Robbie tombe de la seule femme qui lui est interdit mais pourtant c'est un amour pur et incontestable. Mon petit cœur de romantique n'a pas boudé son plaisir.



Son sang se figea. Rien dans ce qu’il voyait ne contredisait ses soupçons. Tout le contraire. Elle était assise sur le lit de Seton, peignant ses longs cheveux mouillés, le teint encore rose après son bain… ou ses ébats. Elle était drapée dans…

Fichtre ! C’était le tartan qu’il portait pour ses missions avec la Garde des Highlands ! Elle avait également enfilé l’une de ses tuniques !

Elle sursauta en l’entendant entrer puis lui lança un regard méfiant.

Que faisait Seton ici ? demanda-t-il d’une voix plus forte qu’il ne l’avait voulu.

Elle écarquilla les yeux devant son ton agressif et accusateur, puis une lueur espiègle brilla dans ses yeux.

À votre avis ? demanda-t-elle sans cesser de se coiffer. J’avais besoin d’aide pour prendre mon bain.

Le sang de Robbie ne fit qu’un tour. Il la rejoignit en deux enjambées et se planta devant elle.

Ne plaisantez pas avec ça, ma dame, grogna-t-il. Qu’avez-vous fait ? Vous êtes-vous jetée à son cou ? S’est-il montré plus accommodant que moi ?

Elle détourna le visage avec une moue dégoûtée.

Vous n’êtes qu’un idiot, dit-elle.

De fait, il se sentait parfaitement ridicule, et jaloux de surcroît.

Si vous voulez tout savoir, reprit-elle, sir Alex est simplement venu chercher quelques affaires, sans doute pour se laver. (Elle fronça le nez.) D’ailleurs, vous devriez en faire autant. Vous empestez.

Son ton glacial écorcha encore un peu ses nerfs à vif, comme du sable sur une plaie ouverte.

Il lança un regard vers la cuve, une idée perverse germant dans son esprit.

Quelle excellente idée, déclara-t-il avec un léger sourire.

Il arracha sa coiffe en mailles et la lança sur son lit. Puis ce fut au tour de son cotun en cuir. La veille au soir, il avait été tellement pressé de la quitter qu’il n’avait pas pris le temps d’ôter son armure. Quand il commença à délacer le col de sa chemise, elle ouvrit de grands yeux ronds.

Que… que faites-v-v-vous ?

Je suis votre conseil. Je vais prendre un bain. Ce serait dommage de gaspiller toute cette eau.

Il passa sa chemise par-dessus sa tête et la jeta à son tour sur le tas.

Elle le fixait, incrédule. Il sentit ses muscles se contracter par réflexe, une réaction naturelle au fait d’être ainsi étudié. « Étudié » était un faible mot. Elle le dévorait des yeux. En dépit de sa colère, il se sentit flatté d’être l’objet d’une telle appréciation.

Quelle mouche le piquait ? Il ne lui était jamais arrivé de bander ses muscles et de se pavaner comme un paon devant une femme. Et c’était Rosalin Clifford, bon sang !

Lorsqu’il dénoua les lacets de ses chausses, elle détourna enfin les yeux.

Vous ne pouvez pas prendre votre bain ici, pas devant moi, s’offusqua-t-elle en rosissant.

Je vous assure que si. D’ailleurs, vous allez m’aider.

Comment ça ?

J’aurais cru que vous étiez au fait de la tradition qui veut que la dame du château lave ses invités illustres.

C’est une tradition désuète. Ça ne se fait plus depuis longtemps.

Nous sommes un peu arriérés en Écosse, comme votre frère vous l’a sûrement expliqué.

Elle ne protesta pas davantage, sans doute parce qu’il en était arrivé à ses braies. Il tira d’un coup sec sur les cordons et elles tombèrent à ses pieds. Il se tenait nu comme un ver devant elle.