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mardi 7 avril 2015

Femme de l'auteremonde, Tome 1: Mordue - Kelley Armstrong





  "-Ouais, c'est ça, répondis-je. Je préfèrerais encore rejoindre l'aéroport en stop avec le psychopathe du coin.
Clay sourit.
- t'oublies un truc, chérie. C'est moi, le psychopathe du coin."












Elena est une jeune femme loup-garou ; la seule femme de la Meute, étant donné que les femmes survivent rarement à la transformation. Très rarement, même. Mais maintenant qu'elle vit à Toronto, elle essaye de se réadapter à la vie humaine, en parti grâce à son petit-ami Philipp. Discret, celui-ci ferme les yeux sur toutes ses excentricités. Depuis quelques temps, ils ont même emménagé ensemble...
Mais toute sa nouvelle vie va être bouleversée lorsqu'elle reçoit un coup de fil de Jeremy, l'Alpha de la Meute. La Meute, sa seule famille restante, a besoin d'elle : d'autres loup-garous, des "cabots", enfreignent les lois de la Meute et menacent de révéler leur existence suite à une série de meurtres.
Retournant donc à Stonehaven, Elena doit alors faire face à son passé : la présence de
Clayton, alias Clay, son ancien amant et ex-fiancé... et aussi celui qui a fait d'elle ce qu'elle est maintenant. 

 

Elena a été mordu 11 ans plutôt par l'homme qu'elle aimait plus que tout, la transformant en louve garou. Dire qu'elle lui en veut serait un bien gros euphémisme. Pourtant, il l'a fait par amour. C'est cette relation compliquée est vraiment très intéressante. Comment pardonner à la personne qui vous a causé le plus de torts si cette personne s'avère être l'homme de votre vie. Grande question.

 






Je déjeunai avec mes collègues de travail.Alors que nous regagnions le bureau,je vis une silhouette familière assise sur un banc devant l'immeuble où je travaillais.Je trouvai un prétexte pour ne pas rentrer et retournai vers Clay.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demandai-je en approchant de lui.
Il se tourna et me sourit.
- Salut, chérie.Bien déjeuné ?
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je te surveille , tu te rappelles ?
je fis une pause.
- Ne me dis pas que tu as passé la matinée assis ici.
- Bien sûr que si.J'avais l'intuition que je ne serais pas le bienvenu dans ton bureau.
- Tu me peux pas rester assis ici.
- Pourquoi pas ? Ah, laisse-moi deviner. Les gens normaux ne restent pas assis sur des bancs dans la rue. Ne t'en fais pas,chérie. Si je des flics , j'irai m'asseoir de l'autre côté de la rue.
Je lançai un coup d’œil au bâtiment pour m'assurer qu'il n'en sorte personne que je connaisse.
- Je ne travaille pas au bureau toute journée, tu sais. Je dois faire un reportage sur un meeting à Queen Park cet après-midi.
-Alors je t'accompagne.A une distance respectueuse en m'assurant que tu n'aies pas à subir l'humiliation d'être publiquement associée à moi .
- Tu veux dire que tu vas me suivre à la trace ?
Clay sourit.
- C'est le genre de talent qui mérite d'être amélioré.
- Tu ne peux pas rester assis ici
- Et c'est reparti...
- Fais quelque chose, au moins. Lis un livre, un journal , une revue.
- C'est ça, en risquant de laisser passe un cabot pendant que je fais les mots
croisés.
Je levais les bras au ciel et regagnai le bâtiment d'un pas énergique. Cinq minutes plus tard , je rejoignis son banc.
- Je te manque déjà ? demanda-t-il.
Je lançai par-dessus son épaule un magazine qui atterrit sur ses genoux . Il s'en saisit , regarda la couverture et fronça les sourcils.
- Une revue sur les bagnoles ?
-C'est le genre de reçues que lisent les mecs normaux. Fais au moins semblant de t'y plonger.
Il la feuilleta, s'arrêta sur la photo d'une rouquine en bikini vautrée sur le capot d'une Corvette Stingray. Il parcourut le texte puis examina l'image.
- Qu'est-ce qu'elle fout là , cette bonne femme ? demande-t-il.
- Elle cache une rayure du capot.ça coûtait moins cher que de refaire la peinture.
Il feuilleta quelques pages de voitures classiques et de femmes court vêtues.
-Nick avait ce genre de revues quand on était gosses. Mais sans les bagnoles ( Il tourna une photo à 90 degrés.) Et sans les bikinis.
- Fais semblant de la lire , d'accord ? demandai-je avant de me diriger vers les portes. On ne sait jamais. Peut-être qu'avec un peu de chance, tu trouveras quelque chose à ton goût.
- Je croyais que tu aimais ma voiture ?
Je commençai à m'éloigner.
- Je ne parlais pas des voitures.



http://vignette2.wikia.nocookie.net/otherworld/images/a/a4/Triangle.jpg/revision/latest?cb=20140409152631

L'extrait :
Il remua au dessous de moi et déplaça les mains de manière à les poser sur les fesses . La position n'avait rien d'inconfortable quoique je n'ai aucune envie d'être là , à choisir , mais .... Oh laissez tomber .
-Tu m'as fait peur murmura-t-il .
Il leva une main vers ma nuque , m'attira vers lui et se mit à m'embrasser . Je fermais les yeux et lui rendis son baiser . Après tout , quitte à se retrouver allongés par terre , autant faire quelque chose qui puisse le justifier , non ? Au bout d'un moment , les yeux de Clay se dirigèrent vers la droite et se plissèrent . Tandis que je me retirais , il se dégagea et concentra son regard sur un point situé derrière nous . La femme qui nous regardait nous disputer un peu plus tôt était de retour à sa porte , buvant cette fois un Coca Light tout en observant le spectacle .
-Vous voulez du pop-corn avec ça ? Demanda Clay qui se levait en s'époussetant .
-On vit dans un pays libre , répondit-elle .
Si Clay avait , en règle générale , peu de patience avec les humains , il en avait moins encore avec ceux qui envahissaient son intimité en manquaient de répandant . Serrant la mâchoire , il vint se placer à mes côtés . Il s’arrêta , dos tourné vers moi pour faire face à cette femme . Ça ne dura qu'une seconde . Elle ouvrit de grands yeux , recula d'un pas instable , puis la porte claqua et les verrous se remirent en place . Clay n'avait rien dit . Il avait juste braqué fixement sur elle sont fameux regard rempli de pure malveillance , qui ne manquait jamais de faire décamper les humains . A une époque j'avais moi aussi tenter de le parfaire . Quand j'avais cru être au point , je l'avais testé sur un crétin qui me draguait dans un bar . Au lieu de le faire fuir , je n'avais réussi qu'à emballer son moteur .


L'extrait :
_ Qu'est ce que tu veux, bordel ? demandais-je.
Son sourire se fit rictus, dévoilant ses dents blanches.
_ Toi. Que veux-tu que ce soit d'autre ?
_ Où-ça ? Juste ici ? Par terre ?
_ Nan. Pas comme ça. Pas tout de suite. Je veux seulement ce que j'ai toujours voulu. Toi. Ici. Pour de bon.
J'aurais préféré qu'il s'en tienne à mon interprétation.



L'extrait :
" je ne veux pas que tu reviennes vers moi parce que tu crois que j'ai changé. Je veux que tu reviennes parce que tu acceptes ce que je suis. [...]
Je veux que tu reviennes. Pas pour une nuit, quelques semaines ni même quelques mois. Je veux que tu reviennes pour de bon..."




L'extrait :
"Quand ce fut terminé, on s'effondra sur l'herbe, aussi essoufflés qu'après un
marathon. On y resta allongés, toujours enlacés. Clay enfouit le visage dans mes cheveux, me dit qu'il m'aimait puis s'endormit. Je restai étendu là, noyé dans une brume d'hébétude. Puis je tournai enfin la tête pour le regarder. Mon amant démon. Onze ans plutôt, je lui avait tout donné. Mais ça n'avait pas suffi.
- Tu m'as mordue, murmurai-je."