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lundi 3 mars 2014

Les sentinelles de l'ombre Tome 1 : Le souffle de la lune de J. Arden

 - Bonjour, finis-je par dire en cherchant son regard
Ses yeux, morceaux d'un ciel nocturne scindé en deux planète attractives, semblèrent sonder mon âme pour y débusquer l'origine de mon chagrin.
- Je ne sais pas si on peut qualifier ce jour de bon alors que je te vois pleurer toutes les larmes de ton corps. D'ordinaire les femmes pleurent quand je les quitte, pas quand elles me retrouvent




Le résumé :
Tout allait bien dans ma vie jusqu'à ce que je me transforme en loup devant une assemblée de vampires. Encore qu'il s'agit là d'un euphémisme, du genre capable de vous étouffer en moins de deux. Car s'il est de notoriété publique que les crocs et les poils ne font pas bon ménage, c'est encore pire quand vous êtes la fille de la reine du clan vampirique le plus rigide qui soit. Et je parle d'expérience... Bref. Munie d'un aller simple pour la meute paternelle, me voici partie pour San Francisco, à la découverte d'un monde où vampires et loups se côtoient. Appelons plutôt ça de la cohabitation forcée. Personne n'est prêt à voir sa vie chamboulée, et quand l'amour et des dieux censés avoir disparu s'en mêlent, laisser la bête me dévorer de l'intérieur devient de plus en plus tentant...



L'extrait :
J’ouvris la porte de la salle de bain, pensant que si elle n’était pas verrouillée, c’était qu’il n’y avait personne à l’intérieur. Grossière erreur. Quand je ne suis pas réveillée, on ne peut pas dire que mes antennes vampiriques le soient…
Même Maya l’Abeille a des jours sans.
Je me retrouvai nez à nez avec Kyle, ou ce serait plus exact de dire yeux à torse. D’une, il faisait quinze centimètres de plus que moi et de deux, j’étais perdue dans la contemplation des collines qui lui servaient de muscles. Il était torse nu, une serviette nouée autour de la taille, dévoilant la ligne capillaire descendant sous la démarcation du linge. Des gouttes argentées ruisselaient sur ses pectoraux lisses, et le contraste de sa peau mate offrait un merveilleux écrin à ces pierres précieuses. Quand vous commencez à trouver la boîte qui renferme les cailloux plus intéressante qu’eux, ça craint.

Regarde ailleurs, Anya, vite.
Je me focalisai sur les yeux de Kyle.
Mauvais choix.
Les étoiles de ses iris dansaient pour moi, mais je n’arrivais pas à interpréter l’éclat que j’y décelai. L’effet n’en demeurait pas moins intense. Je constatai qu’il me fixait, mais pas dans les yeux. Il me détaillait de haut en bas et semblait apprécier la vue, à en juger par le premier véritable sourire que je vis jouer sur ses lèvres. Pas étonnant, j’étais en sous-vêtements.
De quoi attirer l’attention de n’importe quel homme, je suppose.