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jeudi 3 septembre 2015

Les Héritiers de Sorcha Tome 1 : À l'aube du grand amour de Nora Roberts

 

 Face à l'indifférence de ses parents, Iona Sheehan a grandi avec une envie furieuse de dévotion et d'acceptation. Grâce à sa grand-mère maternelle, elle a appris où les trouver : une terre de forêts, de lacs et de légendes vieilles de plusieurs centaines d'années.










Face à l'indifférence de ses parents, Iona Sheehan a grandi avec une envie furieuse de dévotion et d'acceptation. Grâce à sa grand-mère maternelle, elle a appris où les trouver : une terre de forêts, de lacs et de légendes vieilles de plusieurs centaines d'années.

L'Irlande.

County Mayo, pour être exact. Là où le sang et la magie de ses ancêtres ont
perduré durant des générations... et où sa destinée l'attend.

Iona arrive en Irlande avec seulement les indications de sa grand-mère, un optimisme sans bornes et un talent inné avec les cheveux. Non loin du luxueux château où elle passe une semaine, elle découvre ses cousins, Branna et Connor O’Dwyer. Et puisqu'elle est de la famille, ils l'invitent dans leur maison et dans leurs vies.

Lorsque Iona décroche un job dans une écurie locale, elle fait la connaissance de son propriétaire, Boyle McGrath. Cowboy, pirate, cavalier sauvage, il représente trois de ses plus grandes fantaisies en un seul homme.

Ici, Iona réalise qu'elle peut fonder sa maison, vivre sa vie comme elle l'entend... même si cela signifie tomber irrémédiablement amoureuse de Boyle. Mais les choses ne sont pas vraiment ce qu'elles paraissent être. Un ancien mal remonte l'arbre généalogique de la famille de Iona et doit être vaincu. Tous devront se battre pour garder vivante cette promesse d'espoir... et d'amour.

(Traduction BdP)
 

 
- Lecture finie -
Une nouvelle série de Nora Roberts qui ne va pas révolutionner le genre mais qui rassemble tous les ingrédients qui ont fait son succès de manière réussie. On y retrouve :

  •  Un trio de couples qui annoncent une trilogie...
  • de la magie
  • une malédiction qui traverse les siècles
  • le dernier couple nous offre un amour impossible et interdit.




    On a vraiment un mixe avec les trois clés et le cercle blanc, deux autres très bonnes séries de l'auteure.
    J'ai beaucoup aimé. La plume est très bonne. Les personnages très vite attachants. J'ai beaucoup aimé Iona, l'éternelle optimiste au cœur pur malgré les expériences passées décevantes. Boyle, l'autre moitié du couple est un ours au cœur d'or. La romance est réussie même si je dois dire que j'ai dés à présent craqué pour le Finn et Branna qui termineront la trilogie (sortie du tome 3 en octobre 2015) qui propose une passion contrariée qui m'a tout de suite attirée.
    On est vraiment dans un construction en mosaïque de couples. Iona et Boyle ne sont pas vraiment mis en avant. Le livre parle longtemps des origines de la malédiction. Puis les différents protagonistes sont largement présentés donc au final ce premier tome campe le décors et propose une romance minimaliste. Cela ne m'a pas dérangé, d'autant que ça permet de vraiment accrocher avec l'ensemble de la série.

Une nouvelle trilogie qui mêle 
romance, magie, passé, présent, amitié et amour 
avec réussite.



Iona et Meara se dirigèrent vers l’arrière de la maison, traversant le cellier pour pénétrer dans la partie habitation.
— Attends, dit Iona en s’arrêtant. Avant que nous allions retrouver Branna, dis-moi ce qui s’est passé entre elle et Fin. Je ne te demande pas des commérages, ni de trahir Branna, d’autant que vous êtes manifestement très proches, toutes les deux. Je pense, ou plutôt j’espère que tu le sais.
— Je sais. Reste qu’il n’est pas facile de te raconter ce qu’elle-même a tu. Ce que je sais, c’est qu’ils étaient amoureux. Jeunes, et amoureux fous l’un de l’autre. Heureux, même s’ils se disputaient et se chamaillaient. Elle avait presque dix-sept ans quand leur relation a commencé. C’est après le début de leur histoire que la marque est apparue. Il ne le lui a pas dit. Je ne sais pas s’il faut le blâmer, mais le fait est là : il s’est tu. Quand elle l’a découvert, elle s’est mise en colère, mais elle a surtout été anéantie. Lui était sur la défensive, et tout aussi anéanti. Depuis, c’est une plaie ouverte entre eux. Douze ans de désir, de tourments, et de méfiance excessive.
— Ils s’aiment toujours.
— L’amour n’a pas suffi, ni pour l’un ni pour l’autre.

L’amour devrait suffire, pensa Iona. Elle avait toujours été convaincue qu’il suffirait. Mais, sans répondre, elle accompagna Meara jusqu’à la cuisine pour aider autant que possible.




— Je dirais que tu es amoureux.
— Bien sûr, tu m’aides, tiens ! (Boyle résista à l’envie de lui balancer l’étrille à la figure, uniquement parce qu’il aurait effarouché Darling.) Je te le dis : elle s’est immiscée dans ma tête, dans ma vie, dans mon lit, si bien que c’est à peine si j’ai une minute à moi. Je me suis absenté une journée du travail ! ce que je ne fais jamais, comme tu le sais très bien, pour lui montrer tout le comté de Mayo et celui de Galway. Même quand je dors, je ne peux pas m’éloigner d’elle. Je crois qu’elle m’a jeté un sort.
— Allons donc !
Mais Boyle avait le mors aux dents.
— Elle est venue tard à la magie, comme tu le disais, et elle est emplie de son pouvoir. Eh bien ! je suis sûr qu’elle a créé un philtre d’amour pour que je ne puisse plus m’en dépêtrer.
— Foutaises. Même si elle l’avait voulu, et j’en doute, Branna ne l’y aurait jamais autorisée.
— Branna ne sait pas tout, grommela Boyle en jetant un regard noir à Alastar, qui venait de décocher un coup de sabot dans la cloison. C’est nouveau pour elle – pour Iona –, elle teste pour voir jusqu’où elle a pied, si je peux dire. Et ses tests, elle les fait sur moi, si bien que je me retrouve complètement emberlificoté entre les balades à pied, et les balades à cheval, et les balades en camionnette, et le petit déjeuner à préparer après qu’elle a passé la nuit entortillée autour de moi comme une liane. Donc voilà. Si elle m’a ensorcelé, il faut que tu détruises ce philtre.
— C’est ce que tu penses ? (Iona s’approcha d’eux silencieusement.) Je suis désolée, tu étais trop occupé à hurler pour m’entendre entrer. Tu as vraiment une haute opinion de toi-même, Boyle, et une piètre opinion de moi.
— Iona…
Elle recula, relevant fièrement la tête.
— Tu me crois vraiment si faible, triste et pitoyable que je voudrais quelqu’un qui ne voudrait pas librement de moi ? Que je serais prête à utiliser la magie pour t’ensorceler et te forcer à passer du temps avec moi, à éprouver quelque chose pour moi ?
— Je m’efforce juste de comprendre ce qui se passe.
— Tu t’efforces. (Ses yeux s’emplirent de larmes, donnant à Boyle l’envie de jurer contre lui-même, mais elle se maîtrisa.) Je sais combien s’occuper de moi exige d’efforts. Je vais donc te faciliter les choses. Ce n’est pas nécessaire, et il n’y a pas de philtre d’amour. J’ai trop de respect pour ce que je suis pour me servir de mon pouvoir d’une façon aussi mesquine et égoïste. Et je t’aime trop pour jamais me servir de toi.
Chacun des mots d’Iona lui enfonçait un couteau dans le cœur.
— Viens avec moi là-haut, qu’on en parle.
— Je n’ai plus rien à dire, et je n’ai vraiment pas envie de parler avec toi pour le moment. (Elle se détourna délibérément.) Fin, tu peux me raccompagner, s’il te plaît ?
— Je vais t’emmener… commença Boyle.
— Non. Pas question. Je n’ai pas envie d’être avec toi. Je peux appeler Connor si tu n’es pas disponible, Fin.



— Je ne sais pas ce que cela veut dire, continua Fin, j’ignore dans quelle mesure c’est réel ou vrai, et dans quelle mesure ce sont des interrogations.
— Quand l’heure viendra, c’est le sang de Cabhan qui sera versé, déclara Connor d’une voix qui n’avait plus rien de joyeux. Une voix dure, où perçait la colère.
— Je suis du même sang que lui, frère.
— Tu ne lui appartiens pas. Et t’apitoyer sur ton sort n’aide pas, dit Iona en se redressant et en regardant Fin droit dans les yeux. Cela fait des centaines d’années qu’il attend son heure, poursuivit-elle, réaliste, tandis que Branna lui jetait un regard d’approbation par-dessus son épaule. Que diable a-t-il fait pendant tout ce temps-là ?
— Fin pense qu’il va et vient entre les époques ou les mondes, ou les deux, chaque fois qu’il le souhaite, intervint Boyle.
— Et comment… Oh ! la chaumière, les ruines. Ce lieu derrière les lianes. S’il est capable de cela, pourquoi n’en profite-t-il pas pour tuer Sorcha avant qu’elle le réduise en cendres ?
— Il ne peut changer le passé. La magie de Sorcha était aussi puissante que la sienne, peut-être plus, avant qu’elle ne tombe malade, avant que Cabhan ne tue son homme, hasarda Fin. C’est sans doute elle qui a jeté un charme sur ce lieu, qui le protège à ce jour. Ce qui est arrivé est arrivé, et ne peut être modifié. J’ai moi-même essayé.
— Eh bien ! on en apprend tous les jours, avec toi, dit Branna en posant les bols sur la table et en enlevant le saladier.
— Si j’avais pu achever ce que Sorcha a commencé et l’achever, lui, ce serait terminé.
— Mais… tu ne serais plus là toi non plus, souligna Iona. Enfin, je crois. Les paradoxes temporels sont… paradoxaux.
— De toute façon, je n’ai pas réussi à le modifier. Mon pouvoir était là, je le sentais, mais il était sans effet. D’ailleurs, je ne parvenais pas à défendre ma position, si vous voyez ce que je veux dire. Tout vacillait et me ramenait là où j’avais commencé.