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mercredi 16 avril 2014

Les Carsington Tome 4 : Apprends-moi à aimer de Loretta Chase



 Elle avait perdu la tête, voilà tout.
Et ce n'était pas la première fois.
Mais ce n'était pas sa faute. Ce n'était qu'une femme, après tout. Si remarquable fût-elle, elle avait les faiblesses de son sexe.
Il ne lui en voulait pas.
Mais elle était en danger.
Il allait devoir la sauver d'elle-même.









Le résumé :
Séduite à dix-sept ans, lady Charlotte Hayward a juré de ne plus jamais se laisser prendre à l'amour, cette folle illusion qui ne lui a valu que souffrance et humiliation.
Les années passent. Charlotte est pressée de se marier par son père qui ignore tout de sa faute passée et se désole de la voir encore célibataire. La jeune femme résiste. Comment affronter l'infamie d'une nuit de noces au cours de laquelle son péché sera forcément découvert ? Plutôt mourir. Mais ses convictions vacillent quand elle rencontre Darius Carsington, cinquième fils du comte de Hargate. Un vil suborneur, tout comme celui qui l'a abandonnée jadis ! Pourtant, près de lui, elle se sent renaître à la vie.
Darius serait-il capable de guérir l'immense chagrin qui la ronge en secret ?

L'extrait :
— Il faut nous arrêter, dit-il d'une voix rauque.
— Je sais.
Mais pas tout de suite. Dans une minute, peut- être.
Il promena les doigts sur le fin tissu de sa robe, sur son ventre et ses hanches et jusque sur ses fesses.
— Il faut nous arrêter, répéta-t-il.
— Je sais.
Dans une minute, peut-être.
Il remonta jusqu'à sa taille.
«Assez», se répétait-il. Mais le mot avait perdu son sens. Il n'en avait pas « assez », justement.
Il enfouit le visage au creux de son cou pour respirer le parfum de sa peau. Il couvrit sa gorge de baisers, et elle rejeta la tête en arrière en un geste de reddition qui lui fit battre le cœur à grands coups sourds. Ils étaient comme coupés du reste du monde. La raison, la logique n'avaient plus cours
Elle était dans ses bras et cela seul comptait. Ce monde rien qu'à eux, où elle avait besoin de lui et où il avait besoin d'elle, où tout allait bien tant qu'ils étaient dans les bras l'un de l'autre.
— Ne vous arrêtez pas, souffla-t-elle. Pas tout de suite.
— Non. Pas tout de suite.
Il trouva les agrafes de son corsage et les défit une à une. Puis il repoussa l'étoffe et laissa courir ses doigts sur les globes veloutés de ses seins. Inclinant la tête, il suivit des lèvres le chemin de ses caresses. Son parfum de femme, riche et pénétrant, lui monta à la tête. Il renfermait le monde, leur petit monde à eux, tout entier.
Elle glissa les doigts dans ses cheveux et le tint là, contre elle. Il entendit le martèlement précipité de son cœur - de leurs deux cœurs -, et le « oui », qu'elle murmura d'une voix enrouée.
Quand il releva la tête pour parler, elle le fit taire d'un baiser, vorace cette fois. Elle fit courir ses mains sur lui, prenant possession de son corps sans hésitation et sans crainte. Elle les glissa sous son gilet pour lui caresser le dos, les fit descendre jusqu'à ses fesses.
Un brouillard épais envahit les pensées de Darius.
Il l'attira à lui, la plaqua contre lui, insinua le genou entre ses jambes. Elle aurait dû avoir un mouvement de recul, le forcer à s'arrêter, à réfléchir.
Au lieu de quoi elle se pressa contre son genou. S'il subsistait un dernier espoir, si mince fût-il, qu'il parvînt à se contrôler, sa réaction le détruisit.
Il laissa échapper un grondement, puis la souleva et l'assit sur un meuble - une table ? un bureau ? - avant de se glisser entre ses jambes. Tout ce temps, leurs bouches étaient demeurées jointes en un baiser brûlant, presque farouche.

Il fit remonter ses mains le long de ses jambes.
Elle émit un petit bruit de gorge et s'arracha à ses lèvres.
— Vos mains, murmura-t-elle en les caressant. Vos mains. Oui, touchez-moi...
Elle déposa une pluie de baisers sur son visage, dans son cou, puis se pencha en arrière, ses yeux bleus mi-clos assombris par le désir.
— Touchez-moi, répéta-t-elle en empoignant ses jupes pour les remonter au-dessus de ses genoux.
Il la toucha, bien sûr, comme elle en avait envie. Comme il en avait envie. Ses mains remontèrent sur ses cuisses, au-delà de ses jarretières, jusqu'à sa peau de satin qu'il caressa doucement.
Elle frémit, leva les bras pour l'enlacer, et il la laissa faire. Il la laissa l'attirer à elle. Elle prit possession de sa bouche avidement, et il en fit autant. Il s'abandonna à la passion, à la promesse d'un baiser qui avait un goût d'éternité. Oubliant tout, il céda à la brûlure qui montait en lui et au besoin physique tout-puissant.
Sans cesser de l'embrasser, il déboutonna son pantalon.
Sans cesser de l'embrasser, il libéra sa virilité.
Il la sentit glisser la main entre eux, et garda les lèvres rivées aux siennes pour ne pas crier quand elle le toucha.
Ses doigts hésitants, si légers le tourmentaient d'une façon presque cruelle.
—     Charlotte, je vous en prie... gronda-t-il contre sa bouche.
Elle enroula les doigts autour de lui.
Par Aphrodite, par tous les dieux grands et petits...
C'était... c'était...
S'enhardissant, elle l'étreignit. Ses doigts fins allaient et venaient le long de son sexe.
Sans cela, peut-être aurait-il été capable de s'arrêter.
Il ne le saurait jamais.
Elle le caressait toujours. Il fallait qu'il fasse de même pour elle, qu'il la conduise au même sommet d'excitation et de folie.
Il dénicha vite le triangle miraculeusement doux entre ses jambes. La sentit prête et la caressa. Dans son esprit, ou ce qu'il en restait, il comptait lui donner du plaisir avec les doigts.
Mais quand il la toucha, elle prit une brusque inspiration et se tordit contre sa main.
—    Oui, gémit-elle. J'ai envie de vous...
Le lien fragile qui le rattachait à la pensée consciente céda alors. Et il perdit tout à fait la raison.
Il lui souleva les jambes, et elle les enroula spontanément autour de sa taille tout en lui agrippant les bras.
Il la caressa, l'ouvrit davantage, et la pénétra.
Elle laissa échapper un cri étouffé. Il s'arrêta, serra les dents et s'efforça de rassembler ce qui lui restait de volonté. Les mains de Charlotte se resserrèrent sur ses bras.
Puis elle se pressa contre lui.
N'y tenant plus, il commença à aller et venir en elle. Elle était chaude et accueillante. Ses muscles palpitaient autour de lui tel un cœur battant. Et son cœur à lui battait à l'unisson avec le sien, de plus en plus fort, de plus en plus vite.
C'était ce qu'il désirait. Ce qu'il avait toujours désiré.
Elle. À lui.
Il l'enveloppa de ses bras et la tint serrée contre lui.
Elle était à lui ; il ne la lâcherait plus. Il la garda ainsi tandis qu'ils ondulaient ensemble, en proie à un plaisir indicible qui les entraînait de plus en plus haut. Il la garda ainsi lorsqu'ils franchirent la crête de la vague et basculèrent de l'autre côté. Il la garda ainsi alors qu'il était à bout de forces et qu'elle palpitait encore autour de lui. Il la garda ainsi, étroitement enlacée, quand elle s'apaisa enfin et se laissa aller contre lui.