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jeudi 12 mars 2015

Drew & Fable Tome 2 : Deux mois sans elle de Monica Murphy


https://issuu.com/bragelonne/docs/1408-mois-elle/1?e=0




 Perdu. 

C'est le mot qui convient le mieux pour décrire ma vie en ce moment.












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Perdu. 

C'est le mot qui convient le mieux pour décrire ma vie en ce moment. J'ai perdu les derniers matchs de la saison et mon équipe ainsi que mon coach m'en veulent. J'ai perdu les deux derniers mois à me noyer dans mon désespoir comme un tocard. Et j'ai perdu la seule fille qui n'ait jamais compté parce que j'avais peur qu'être avec moi ne finisse par la détruire. 

Mais maintenant je réalise à quel point je suis perdu sans elle. Elle est devenue mon histoire... Et même si elle agit comme si tout cela ne l'affectait pas, je sais qu'elle pense toujours à moi, au moins autant que je pense à elle. Elle est belle, douce et tellement vulnérable. Je ne désire que l'aider. Être là pour elle. 

L'aimer.

Si seulement je pouvais convaincre Fable de m'accorder une seconde chance. Alors je ne me sentirais plus perdu, et elle non plus. Nous pourrions être heureux ensemble. 


  (Traduction Personnelle de Miss So - BdP)



Pas une de tes cicatrices ne me pousse à t’aimer moins.



Une suite sans grand intérêt

J'avais apprécié le premier tome sans parler de coup de cœur mais celui-ci se finissant sur un cliffhanger, j'avais hâte de lire ce deuxième opus et là j'ai eu le même sentiment qu'à la lecture du dernier livre de Helena Huntig Dark Love. Un premier livre moyen mais qui se termine sur une fin haletante qui donne envie de connaître la suite. Seulement pour les deux auteures, j'ai cherché l'histoire...Le soufflet retombe toujours un peu plus et on a, au final une histoire assez plate. Pour Monica Murphy tous les enjeux sont dévoilés avec Une semaine avec lui, rien de vraiment nouveau. Tous les obstacles que surmontent ce couple m'ont semblé prévisibles et artificiels.

Pour toutes celles qui comme moi avaient hâtes de lire la suite qu'elles se préparent à une suite décevante !


 

— Fumer tue, tu sais.

J’ai déjà utilisé cette réplique : au cours du dîner au Country Club, le soir où je l’ai embrassée, où j’ai goûté ses lèvres, où j’ai senti son corps sous ma main et entendu les petits sons qu’elle émet quand elle est excitée pour la première fois.

Elle me jette un regard méprisant en me soufflant la fumée dans la figure.

— Alors, va-t’en. Comme ça, tu n’auras pas à respirer mon air vicié.

Je suis cloué sur place. J’ai peur de l’approcher, qu’elle me dise d’aller me faire voir, ce que je mérite.

— Je suis content d’être tombé sur toi. Je voulais te parler.

— Vraiment ?

Elle hausse un sourcil tandis que sa cigarette se balance au bout de ses doigts.

— Qu’est-ce que tu as à me dire de plus ? J’ai compris le message quand tu as cessé de donner signe de vie.

— Tu as raison. Je me suis comporté comme un abruti.

J’inspire profondément.

— Écoute : je sais que ce que j’ai fait n’était pas bien. Je n’aurais pas dû m’enfuir comme ça.

— Tu ne t’es pas simplement enfui. Tu ne m’as pas donné de nouvelles pendant plus de deux mois ! Et ça aurait pu durer encore si tu n’étais pas tombé sur moi ce soir, je me trompe ? Est-ce que tu avais l’intention d’essayer de m’éviter pendant le restant de tes jours ?


Elle se penche pour écraser sa cigarette sur le cendrier posé à ses pieds.

Je la dévisage, submergé par le fait de la sentir près de moi après m’être tenu loin d’elle pendant si longtemps. Elle est belle. Elle est furieuse après moi et… je ne sais pas quoi penser. À sa vue, un million de petites pulsions électriques circulent dans mes veines, me paralysent et me poussent à agir tout à la fois. Je suis dépassé.

Tout ce que je sais, c’est que j’ai besoin d’elle, aujourd’hui plus que jamais.

Je finis par répondre :

— Je ne sais pas ce que j’aurais fait.

— Typique. Je me sens comme une jolie poupée stupide dont personne ne se soucie et qu’on a oubliée sur une étagère. De temps en temps, toi ou un autre, vous me prenez dans vos bras pour jouer un moment, juste assez longtemps pour me donner de l’espoir et me faire croire que quelqu’un tient à moi. Puis vous m’oubliez de nouveau et c’est comme si je n’existais pas.

Elle penche la tête en arrière et lève les yeux vers le ciel obscur.

— Ma mère était inspirée quand elle a choisi de m’appeler Fable, tu ne trouves pas ? J’ai l’impression que je ne suis réelle pour personne.

Je murmure :

— Pour moi, tu es réelle.

Elle est tellement réelle que ça me fait mal de ne pas la toucher.

Je meurs d’envie de la serrer dans mes bras.

Elle se lève et croise les bras, faisant remonter ses seins dans le soutien-gorge noir et extrêmement sexy que j’aperçois à travers la fine dentelle blanche de son chemisier. Cette tenue me rend dingue. J’ai à la fois envie de la lui arracher et de lui mettre une veste sur les épaules pour qu’aucun autre mec ne puisse la voir comme ça.

— Je ne peux pas faire ça, Drew. Je ne peux pas faire semblant que te voir après si longtemps n’a aucune importance alors que mon cœur est en train de se briser en deux.

Elle éclate d’un rire sans joie.

— Je pense que c’est mieux si on reste loin l’un de l’autre. Te sentir près de moi me fait trop mal.

Je sens mon cœur se fendre dans ma poitrine. Je n’arrive pas à croire qu’elle me dise ça. En me débattant contre la panique qui me submerge, je m’approche d’elle.

— Fable…

Elle recule, l’air effarouchée, comme si elle n’avait nulle part où se cacher. Je me sens mal.

— Tu devrais t’en aller.

Je m’avance d’un pas et elle recule. Son talon vient heurter le mur derrière elle.

Elle est piégée, elle le sait, et je me félicite qu’elle ne puisse pas s’enfuir en courant ; c’est mal, mais c’est plus fort que moi.

— Tu n’as pas envie que je m’en aille.

— Si.

Elle hoche la tête d’un air décidé, mais je perçois un tremblement dans sa voix.

Je m’approche d’elle si près que j’envahis son espace personnel. Sa chaleur et son odeur m’enveloppent. Elles m’intoxiquent et j’appuie mes mains contre le mur au-dessus de sa tête, les bras tombant de chaque côté de son corps. Elle est complètement enfermée et tandis que je me penche pour contempler son joli visage sur lequel se lit la colère, je ne pense qu’à mon désir irrépressible de l’embrasser et de faire disparaître tout ce rouge à lèvres.

Je lui demande :

— À quelle heure est-ce que tu finis ?

Ma voix est grave et mes pensées licencieuses.

Je veux la ramener chez moi, nue, dans mon lit. C’est impossible, vu comme j’ai bousillé la fragile relation qu’on avait, mais j’ai encore l’espoir de parvenir à renverser la situation.

La manière dont elle tremble m’indique qu’elle ne m’a pas encore oublié. La façon qu’elle a de me regarder, avec cet éclair de désir dans les yeux, me dit que j’ai encore une chance.

— Trop tard pour qu’on se retrouve après.

Elle tend les bras pour me repousser. Je sens ses mains sur ma poitrine et pousse un sifflement, comme si elle m’avait brûlé.

Mais c’est ce que j’ai ressenti. Lorsque j’ai senti ses mains sur mon corps après si longtemps, j’ai eu l’impression qu’elle venait de me marquer au fer, qu’elle venait de clamer ma propriété d’un simple contact.

Elle ne se doute pas que je n’appartiens qu’à elle depuis des mois.

Sans réfléchir, je me penche et essaie de l’embrasser, mais elle détourne la tête au dernier moment et mon baiser n’atteint que sa joue. Elle frémit. Elle laisse échapper de petits halètements à travers ses lèvres entrouvertes et je ferme les yeux, cherchant à calmer les battements de mon cœur tandis que je caresse sa joue avec mon nez.

Le visage contre sa peau, je murmure dans un souffle :

— J’ai vraiment merdé, alors.

Fable hoche la tête et inspire profondément tandis que ses mains se détachent de ma poitrine.

— Oui.

— Dis-moi ce que je peux faire pour me rattraper.

Il faut que je sache. Je ne peux pas la laisser penser que notre histoire est terminée.

Elle détourne toujours la tête, comme si elle avait peur de me regarder dans les yeux.

— C’est trop tard. Il n’y a rien à faire. C’est… c’est fini entre nous.

Je détache la main du mur pour la poser sur sa joue et la forcer à me regarder. Ses grands yeux effrayés croisent mon regard et pendant un instant, je me sens complètement perdu. J’ai l’impression d’avoir fait un bond dans le temps et je nous imagine dans l’annexe de la maison de mes parents, alors qu’on était sur le point de s’embarquer pour quelque chose de grandiose, de sérieux. Je tenais cette fille au creux de ma main et elle me tenait, moi aussi. Mais j’ai été tellement lâche que je l’ai laissée m’échapper et maintenant, il suffit de la regarder…

Elle est différente. Sa vie tout entière a changé en quelques semaines. Et je n’en faisais plus partie. Elle est passée à autre chose et moi, je vis toujours dans le passé.

Cette prise de conscience me stupéfie.

Elle murmure :

— Il faut que je retourne travailler. Tu devrais aller retrouver tes amis.

Je caresse son visage et laisse courir mes doigts le long de la ligne délicate de sa mâchoire. Elle ferme les yeux. Je remarque le subtil mouvement de sa gorge tandis qu’elle avale sa salive et je penche la tête de nouveau. Cette fois, nos bouches se rencontrent enfin. Je respire son souffle, goûte ses lèvres et la douceur de ce qui se cache derrière. Elle entrouvre immédiatement la bouche et je saute sur l’occasion pour y glisser ma langue et la mêler à la sienne.

Je laisse échapper un petit grognement et elle s’écarte la première. Nos yeux s’ouvrent en même temps et on s’observe sans un mot. Son regard glisse de nouveau vers ma bouche. Je sais ce dont elle a envie.

Moi aussi, j’en ai envie.

On est incapables de résister l’un à l’autre. Ce moment en est la preuve. Il faut que je dise quelque chose, pour préserver encore un moment cette connexion entre nous.

J’ai besoin d’elle et elle a besoin de moi. Je le sais.

— Fable, est-ce que tout va bien ?

On tourne la tête tous les deux pour apercevoir à quelques pas de nous un grand type intimidant, tout de noir vêtu. Il me jette un regard perçant. Il a l’air de vouloir me casser la figure.

Il ne manquait plus que ça…

Après cette interruption, le sentiment est réciproque.

— Tout va bien. J’allais retourner travailler.

Elle me pousse et je recule, la laissant s’échapper. Et le moment prend fin.

Elle entre dans le restaurant sans un regard et sans un mot pour moi ni pour le type et on se retrouve seuls dehors tous les deux. On s’observe avec animosité, jaugeant l’autre du regard. Il est plus vieux que moi, il doit avoir la trentaine. Et il est imposant.

Mais je suis plus grand et plus large. Si on en venait aux mains, j’ai de bonnes chances de le battre.

Je trouve ridicule de penser de cette manière.

D’une voix calme, mais acérée, il me demande :

— Tu es qui, toi ?

Je rétorque :

— Je pourrais te poser la même question.

Il croise les bras.

— Je suis son patron.

Merde !

Je ne veux pas causer de problèmes à son travail. Ce restaurant est prestigieux, bien plus que le Room, et je suis prêt à parier qu’elle préfère de loin travailler ici. D’autant qu’elle doit gagner plus d’argent.

— Je suis son petit ami.

Il lève un sourcil et part d’un bref éclat de rire.

— Vraiment ? C’est bizarre, elle ne m’a pas parlé de toi quand on était ensemble, hier soir.

Je suis tellement sidéré par ce que cet enfoiré vient de dire que le temps que je recouvre mes esprits, il est déjà parti.

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