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jeudi 18 juillet 2019

Le Cercle des Canailles Tome 2 : La curiosité est un vilain défaut de Sarah MacLean



 https://3.bp.blogspot.com/-Ffp3oZH067A/W74B9zks4iI/AAAAAAAAcx4/6PJBuMlPTZg0okGHZsazfyp16E0O0Zb5wCLcBGAs/s320/le%2Br%25C3%25A9sum%25C3%25A9.jpg

Lady Philippa est... bizarre.
La brillante fille à lunettes d'un double marquis prêt davantage attention aux livres qu'aux bals, aux sciences qu'aux Saisons, et aux laboratoires qu'à l'amour. Elle est impatiente d'épouser son simplet de fiancé et de vivre une vie tranquille avec ses chiens et ses expériences scientifiques. Mais avant, Pippa a deux semaines pour expérimenter tout le reste - quatorze jours pour faire des recherches sur les plaisirs de la vie. Ce n'est pas beaucoup, et pour être efficace, elle a besoin d'un expert sur les recoins obscures de Londres.
Elle a besoin d'un... vaurien.
Elle a besoin de Cross, l'associé intelligent et réservé du club de jeux le plus fermé de Londres, qui a la réputation d'être le plus dissolu des mauvais garçons. Mais les réputations cachent souvent les secrets les plus obscures, et lorsque l'excentrique Pippa lui fait une proposition audacieuse, au nom de la science, mais sans les émotions, elle menace tout ce qu'il tente de protéger. Accéder à la demande de Pippa le tente beaucoup... mais le vaurien est plus que ce qu'il laisse paraître, et il devra faire appel à toute les forces de sa volonté pour résister à la jeune femme et ne pas lui donner plus que ce qu'elle a jamais imaginé.
(Traduction everalice)

Deuxième livre que je lis de cette auteure et je suis en train de vraiment accrocher à son style qui dépoussière énormément la romance historique tout en gardant ce qui fait qu'on l'aime.
Le héros est vraiment très viril : il fait de la boxe et est loin de ressembler aux héros du genre. Elle, elle est une femme à lunettes dont l'auteure a choisi de ne pas mettre en avant son physique. Scientifique avant tout, elle cherche à lever le voile sur les mystères de la chair avant de se marier à un homme qu'elle n'aime pas. Elle va donc voir un ami de son beau-frère connu pour être un débauché. Elle lui court après (au nom de la science...) et lui se refuse, ce qui donne des situations très cocasses.
Le style est vraiment fluide, très amusant par moments, dramatique à d'autres moments tout en ne perdant rien de l'aspect sensuel du genre.

Donc vous avez compris que j'ai aimé et je vous le conseille très vivement.

Je ne parlerai pas de l'histoire car il y a de nombreux ressorts qui tiennent grâce à des secrets cachés.

Bref, une auteure à ne pas rater !


 http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2014/03/le-cercle-des-canailles-tome-2-la.html
Elle est née aux Etats-Unis à Lincoln (Rhode Island) le 17 décembre 1978. Née d'un père italien et d'une mère anglaise, Sarah MacLean est auteure de romans pour jeunes adultes et de romances historiques.
Elle est titulaire d'un BA de Smith College à Northampton, dans le Massachusetts, en 2000.
Après avoir travaillé comme journaliste, elle a obtenu sa Maîtrise en éducation à l'Université de Harvard.
Elle vit à Brooklyn , New York, avec son mari et sa fille.

son site:
http://www.sarahmaclean.net/



Elle n'en revenait pas d'avoir fait ça.
Debout dans le cabinet de travail de M. Cross, la peau en feu, elle avait du mal à admettre qu'elle avait enlevé ses habits, simplement parce qu'il le lui avait ordonné de ce ton paisible qui faisait naître en elle d'étranges petits frissons.
D'étranges petits frissons qu'il lui faudrait étudier quand elle en aurait le loisir.
— Vous avez enlevé vos habits, dit l'homme qui, agenouillé devant elle, gardait les poings serrés sur ses longues cuisses musclées.
— Vous me l'avez demandé, répondit-elle en repoussant ses lunettes sur son nez.
Avec un sourire en coin, il passa le dos de sa main sur ses propres lèvres, lentement, comme s'il réfléchissait et se demandait s'il n'allait pas dévorer ce qui s'offrait à lui.
— En effet.
Les frissons redoublèrent.
Voyant qu'il fixait ses genoux, elle eut honte de ses bas, de gros bas de laine choisis pour le confort et non pour... euh... ceci. Ils étaient franchement hideux en comparaison des bas de soie que portaient sûrement les amies de M. Cross. Mlle Tasser avait probablement une collection de bas ornés de dentelle et de rubans colorés.
En ce qui concernait les sous-vêtements, Pippa la pragmatique visait le confort.
Les bras toujours croisés sur la poitrine, elle attendait qu'il fasse un geste vers elle. Lequel ? elle l'ignorait. C'était lui le maître, c'était à lui de savoir. Comme il ne bougeait pas, elle se demanda si elle l'avait déçu d'une façon ou d'une autre.
Pourquoi ne la touchait-il pas ?




Elle grimpa deux marches et se retourna, les yeux à la hauteur de ceux de M. Cross.
— Je ne comprends pas. Qu'est-ce que la tentation, alors ?
— La tentation...
Elle se pencha en avant, avide d'écouter cette première leçon.
— La tentation vous chamboule complètement. Elle vous met dans un état indescriptible, elle vous fait renoncer à tout ce que vous aimiez avant. Elle vous pousserait à vendre votre âme pour un moment de plaisir éphémère.
Les mots flottèrent dans le silence un long moment. M. Cross était resté en bas du marchepied, l'empêchant de basculer et l'enveloppant de sa chaleur malgré le froid de la nuit.
— La tentation fait mal, reprit-il. Vous feriez n'importe quelle promesse, vous vous damneriez pour la satisfaire.
Oh, mon Dieu...
Pippa relâcha son souffle, les nerfs à vif. Elle ferma les yeux, avala sa salive.
Comment se faisait-il qu'il soit si calme ?
Quel homme exaspérant !
Elle soupira.
— Il faut que ce soit une meringue formidable.
Quelle repartie ridicule ! Les dents blanches de M. Cross trouèrent à nouveau l'obscurité.
— En effet... Trotula, à la maison ! jeta-t-il, et le chien obéit. Montez, ordonna-t-il à Pippa qui obéit, elle aussi.



Il s'inclina, et elle sut qu'il allait l'embrasser. Elle sut aussi qu'elle ne devait pas le permettre. Elle recula avant que leurs lèvres ne se touchent, et il se retira immédiatement.
— Je suis désolé.
Elle se leva pour mettre un peu de distance entre eux. Trotula vint s'asseoir à côté d'elle, en sentinelle. Elle laissa ses doigts jouer avec les oreilles de l'animal, n'arrivant ni à regarder Cross en face, ni à l'éviter.
— Je ne sais pas pourquoi je vous ai raconté ça.
— Sur Beavin ?
— C'est idiot. Je ne sais même pas pourquoi j'ai pensé à lui. Sauf que...
— Sauf que ? fit-il au bout d'un moment, le silence se prolongeant.
— Eh bien, j'ai toujours été différente. Je n'ai jamais eu beaucoup d'amis. Mais Beavin... ça lui était égal que je sois comme ça. Il ne m'a jamais trouvée bizarre. Après sa disparition, je n'ai rencontré personne d'autre qui me comprenne. Je pensais que cela n'arriverait plus... jusqu'à vous.
Et, maintenant, vous aussi allez me quitter...
Et ce serait plus douloureux que la perte d'un ami imaginaire. Elle n'était pas sûre de pouvoir le supporter.
Elle enchaîna :
— Je ne peux m'empêcher de penser... si seulement...
— Non, ne dites rien.
— Si seulement je vous avais rencontré plus tôt...
Elle se reprocha aussitôt cet aveu. Bien qu'il eût pour résultat de pousser Cross à se rapprocher, à prendre son visage entre ses mains et à l'embrasser. Les doigts dans les cheveux de la jeune fille, il murmura son prénom contre ses lèvres, sa joue, son cou, ponctuant ce murmure de coups de langue qui la mirent en feu.
Si seulement elle avait su qu'elle rencontrerait quelqu'un comme lui.
L'âme sœur.
Un mariage d'amour. Cela pouvait exister.
Elle ferma les yeux et des larmes s'échappèrent, qu'il aspira en murmurant son nom encore et encore.
— Pippa... Ne pleurez pas, mon amour... je n'en vaux pas la peine... Je ne suis rien.
Il avait tort, bien sûr. Il était tout.
Tout ce qu'elle désirait et ne pouvait avoir.



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