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Sans foi ni loi, Tome 7 : L'Amant d'une nuit de Kerrigan Byrne


Que fait Prudence Goode en pleine nuit dans un jardin londonien, bien connu des libertins, où des inconnus vendent leurs charmes ? Elle est venue perdre sa virginité, par défi, après avoir appris que son fiancé était un coureur de jupons qui ne s'intéressait qu'à sa dot. Et c'est dans les bras d'un beau blond qu'elle s'abandonne pour la première fois au plaisir...Mais le mariage n'aura pas lieu car, peu après, son futur époux est assassiné. Prudence est accusée du meurtre. À sa grande stupeur, elle reconnaît sous les traits de l'inflexible inspecteur en chef Carlton Morley celui qui l'a initiée à l'ivresse des sens ! Une ivresse que tous deux brûlent de revivre...


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Kerrigan Byrne a exercé différents métiers avant de devenir auteure de romance, réalisant ainsi son rêve. La série Sans foi ni loi a connu un énorme succès aux Etats-Unis.



Kerrigan Byrne est vraiment la dernière auteure de romance historique coup de cœur. Pour moi, elle intègre un haut niveau de romance dans des histoires avec des personnages haut en couleur et très charismatiques.

Prudence et Carlton ne déroge pas à la règle.

Tous les ingrédients sont là pour ce dernier tome qui est pour moi la meilleure série de cette auteure que je vous conjure de découvrir si ce n'est pas déjà fait.



  • C’est vous. Je sais que c’est vous. Je vous ai cherché partout depuis l’autre nuit… — Je vous avais dit de le quitter, l’interrompit-il sur un ton furieux en pointant l’index vers l’homme au sol. Je vous l’avais ordonné ! — Je sais, répondit-elle en se recroquevillant. — Est-ce vous ? Vous l’avez tué ? — Non ! Je viens de vous raconter ce qu’il s’est passé. Il était déjà… Il leva une main pour la faire taire et se tourna de profil, comme s’il ne supportait plus de la regarder. Puis il inspira profondément et pivota à nouveau vers elle, l’air plus calme. — Dites-moi la vérité. Ce sera un secret de plus entre nous. Dites-la-moi maintenant, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous éviter la potence… Prudence le dévisagea, estomaquée. Il ne la croyait pas. Il la pensait réellement coupable. Son cœur lui tomba dans les talons, soudain lourd comme une pierre. Cet homme… cet inconnu qui la connaissait plus intimement que n’importe qui. Cet amant de rêve qui l’avait traitée avec une infinie déférence… Il la prenait pour une meurtrière. — Je n’irai pas à la potence, dit-elle, stoïque. Je n’ai pas besoin de votre aide. — Cela m’étonnerait que… — Ils ne pendront pas une femme dans mon état, l’interrompit-elle en posant une main sur son ventre. Il était là, son secret. Son seul crime. Il ouvrit la bouche sans émettre un son, tandis que ses poings se serraient. Il la dévisagea quelques instants, l’air ahuri. — Vous… vous êtes enceinte ? — Oui, murmura-t-elle. Et l’enfant est le vôtre.


Il s’assit lentement dans son fauteuil en cuir, dont les pieds ne lui paraissaient plus aussi solides et stables. Comme s’il risquait de basculer de son trône d’un instant à l’autre.

Je vous ai bien entendus et suis d’accord avec vous : cela mérite une enquête. Toutefois… il y a une complication.

Laquelle ? demanda Dorian, aussitôt sur le qui-vive. Tu es la personne la moins compliquée que je connaisse.

Morley laissa passer cette pique.

Je suis devenu un peu…

Il chercha le mot juste. Entiché ? Turlupiné ? Obsédé ?

— … lié à la fille du préfet Goode.

Laquelle ? s’enquit Argent. N’en a-t-il pas plusieurs ?

Morley déglutit. Une fois qu’il aurait craché le morceau, il ne pourrait plus revenir en arrière. Leurs réactions seraient pénibles à supporter. Toutefois, cela en valait la peine s’ils pouvaient l’aider à y voir plus clair et à choisir un plan d’action.

Celle dont le mariage vient d’être annulé par un meurtre, répondit-il.

Tu es un rapide, Morley ! s’exclama Ash. Ça s’est passé quand, il y a trois minutes ?

Non, c’était…

Ash ne l’écoutait pas.

Techniquement, elle n’est pas veuve. Tu n’as donc pas besoin d’attendre toute une année pour respecter les convenances…

Mais non, crétin ! Je ne l’ai pas rencontrée aujourd’hui. C’était il y a trois mois.

Dorian prit un air outré et, tenant les revers de sa redingote, gonfla le torse en adoptant une posture de patriarche.

Une liaison, Morley ? Toi, un inspecteur en chef et chevalier du royaume ? C’est purement scandaleux.

Et moralement répréhensible, ajouta Ash avec un sourire en coin.

Je ne te le fais pas dire, renchérit Dorian. Qu’en pensera la bonne société ? l’Église ?

Morley n’avait pas la force de répondre à leurs railleries. Il enfouit son visage dans ses mains.

C’est encore pire que cela, hélas. Je l’ai enfermée dans une de nos cellules au sous-sol.

Il y eut un long silence. Lorsqu’il releva les yeux, il ne vit pas sur leurs traits la stupeur à laquelle il s’était attendu.

De fait, ces hommes durs à la réputation sinistre semblaient retenir un sourire presque fier.

En toute honnêteté, Morley, un enlèvement n’est pas un obstacle insurmontable, déclara Ash avec nonchalance. Montre-moi un homme ici qui n’a pas eu à enfermer sa bien-aimée pour qu’elle consente enfin à l’épouser.

Pour ma part, c’était dans un château écossais, déclara Dorian avec un brin de nostalgie.

Ta tour écossaise, tu peux te la garder. Moi, c’était sur un vaisseau pirate, se vanta Ash.

Un placard, dit Argent, toujours aussi concis.

En voyant les trois hommes ricaner, Morley ressentit une pointe de compassion pour leurs épouses.