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jeudi 7 janvier 2016

Trois Soeurs et un Prince Tome 2 : J'ai adoré un Lord de Katharine Ashe






A l'occasion d'une fête donnée en l'honneur du prince Sebastao, Ravenna fait la connaissance de lord Courtenay. Alors qu'un meurtre est commis, ils s'associent pour retrouver le coupable.











Une diseuse de bonne aventure a prédit aux trois sœurs Caulfield qu’elles connaîtraient le secret de leurs origines le jour où l’une d’elles épouserait un prince. La cadette, Ravenna, est donc envoyée en France où le prince Sebastiao du Portugal organise une partie de campagne pour se dénicher une épouse. Sur place, Ravenna constate la présence de nombreuses rivales, jeunes ladies de grande beauté au pedigree flamboyant, toutes prêtes à s’entre tuer pour décrocher le gros lot. Mais la chasse au mari prend un tour dramatique lorsqu’on découvre le cadavre d’un homme poignardé. Qui est l’assassin ? Avec lord Vitor, Ravenna va se transformer en détective et se lancer dans une enquête trépidante où se mêleront complots, embuscades et passions...

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http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2015/03/trois-soeurs-et-un-prince-tome-1-jai.html  http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2015/06/trois-soeurs-et-un-prince-tome-2-jai.html

http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2015/10/trois-soeurs-et-un-prince-tome-3-jai.html



Katharine Ashe 

    Professeure d'histoire, elle écrit de la romance Régence. En 2014, elle est sélectionnée pour le RITA Award. Ses romans ont été traduits dans de nombreux pays.


    - Lecture finie-
    Un très très bon moment de lecture.
    Un deuxième tome tout aussi bon que le premier même si très différent.



    C'est au tour de la plus jeune des sœurs de trouver chaussure à son pieds. Enfin ce n'est pas forcément ce qu'elle cherchait...
    Ravenna est une jeune fille qui se plaît plus en compagnie des animaux qu'en celle des hommes. Il faut dire que les seconds l'ont beaucoup déçue et blessée. Elle se satisfait donc d'une vie isolée et ne cherche pas forcément à changer de condition. Elle travaille depuis quelques années pour deux anglais et leur multitude de chiens et autres animaux. Son travail lui plaît et malgré le deuil de son ami fidèle La Bête, elle se voit bien y passer le restant de sa vie. Oui mais voilà que l'effet domino se met son grain de sel. Ainsi sa sœur est devenue duchesse dans le premier tome et les employeurs de Ravenna ne peuvent décemment pas employé la sœur d'une duchesse.
    La jeune fille est dépitée par le fatalité qui la pousse a accompagner ses employeurs à une partie de campagne où se trouve un « prince qui cherche chaussure à son pieds »...

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    Les choses sont bien faites, me direz-vous.
    Je vous répondrai que « l'amour n'est pas toujours là où on l'attend ».
    J'ai adoré la romance : belle, passionnée, piquante et sensuelle et le tout porté par deux personnages attachants au possible. Je n'en dirai pas plus sinon que l'auteure à plutôt joué sur la carte de l'amour-amitié de façon très intelligente.
    Le plus de cette romance tient qu'on ne se cantonne pas uniquement à cela. K Ashe fait une introduction au début du roman fort intéressante. Elle nous donne des informations quant à la construction de son livre. Ainsi on apprend qu'elle est partie en Franche-Comté pour être au plus près de son inspiration. Elle nous apprend également qu'elle a des personnages qui l'ont inspiré tel Agatha Christie. Et c'est totalement ça : un meurtre dans un château qui sert de cadre à un huis clos. Des invités à une partie de campagne qui sont tous suspects et un « couple » qui mène l'enquête. Moi qui m'attendait à trouver uniquement une romance, je l'ai trouvé mais aussi servi par une intrigue policière vraiment très très très bonne. C'est comme si j'avais le plaisir de relire une livre d'A. Christie mais que cette fois-ci j'avais droit en plus à un vraie romance. Un plaisir.
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    - Bref -
    Un deuxième tome qui est une réussite. Il confirme tout le bien que je pense de cette auteure et c'est sans me poser de question que je le lirai le troisième opus de cette série qui la clôture.






Ravenna…

S’il vous plaît.

Le pas était aisé à franchir. Vitor était déjà à l’endroit où elle le voulait, et elle sentait son membre rigide. Seuls son pantalon et un pan de chemise la séparaient de l’assouvissement.

S’il vous plaît, répéta-t-elle.

Il n’attendit pas davantage. Être touchée par une chair qui n’était pas la sienne causa à Ravenna le choc le plus extraordinaire. Puis, doucement, il s’enfonça. Et enfin, il la perça, comme une pièce de cuir sous un poinçon. Elle avala une bouffée d’air et, pendant un instant, éprouva des regrets. Mais le gémissement qui jaillit de la poitrine de Vitor, si puissant et si satisfait, attisa son désir. Son corps s’ouvrit tout simplement à lui tandis qu’il la pénétrait entièrement. Son sexe était volumineux, et elle se sentit étirée, comblée et… extraordinairement remplie.

Le torse de Vitor se souleva, tandis qu’il abaissait son front contre le sien.

Affolée, elle perçut soudain l’air froid sur ses jambes gainées de bas. Les béliers et les étalons ne s’interrompaient jamais ainsi. Ils menaient à bien leur besogne avant que la femelle puisse s’échapper.

Qu’est-ce qui ne va pas ? chuchota-t-elle.

Un instant, dit-il d’une voix tendue.

Elle essaya de déglutir, mais en fut incapable. Sa gorge contractée était complètement déshydratée. Il avait été moine. Lui avait-elle fait rompre un vœu ? À moins que… Non !

Vous l’avez déjà fait. N’est-ce pas ? demanda-t-elle.

Pas avec vous.


Sa voix était inhabituellement grave.

Eh bien, heureusement que l’un d’entre nous l’a fait, car… Oh !

Il s’enfonça de nouveau en elle, et l’univers de Ravenna explosa. Il la possédait, et c’était tout simplement parfait, comme si son corps avait été conçu pour être rempli par lui. Elle crispa les mains sur ses épaules. Voilà. C’était là ce qu’elle voulait.

L’un d’entre nous ? demanda-t-il d’un ton rauque.

Il allait et venait en elle, la plaquant contre la paille, délicieusement dur, délicieusement loin.

Oui… Cette friction. Cette délicieuse union. Cette profonde caresse…

Oh.

L’un d’entre nous ? répéta-t-il.

Deux d’entre nous, maintenant.

Comment était-il possible qu’elle n’ait jamais connu cela ? Pourrait-elle jamais s’en rassasier, désormais ?

Oh oui.

Ravenna…

Elle aurait voulu que cela ne cesse jamais. L’avoir en elle n’était que plaisir, désespoir et satisfaction tout à la fois.

Oui. S’il vous plaît…

Ravenna.

Vitor se figea.

Êtes-vous vierge ?

Plus maintenant.

Avec effort, il se souleva et se retira. Elle eut à peine le temps de percevoir l’air froid sur l’intérieur de ses cuisses qu’il rabattait ses jupes et reboutonnait précipitamment son pantalon.

Comment pouvez-vous être vierge ? demanda-t-il d’une voix tremblante.

Il passa la main dans ses cheveux, l’air complètement perdu.

C’est impossible !

Elle était incapable de respirer.

Vous n’arrivez pas à comprendre comment une personne peut être vierge, puis ne plus l’être l’instant d’après ?

Il la fixait des yeux, hébété.

Vous avez dit « s’il vous plaît ».

Une vierge ne peut-elle pas être polie ?

Et tout ce discours sur la vertu des femmes qui ne réside pas dans leur virginité ? Et votre loyauté envers lady Iona ?

Eh bien, je disais simplement ce que je pensais. J’ai les idées larges et je suis une amie indulgente.

Elle se redressa. Elle avait soudain froid.

Ma famille m’aurait-elle envoyée courtiser un prince si je n’étais pas vierge ?

Il désigna la porte.

La moitié des jeunes filles sous ce toit ne le sont plus.

Comment le savez-vous ?

Oh non. Il n’avait pas pu faire cela avec d’autres ? Mais il était si séduisant. Il avait toutes les femmes à ses pieds.

Avez-vous… je veux dire… avec… Oh.

Une soudaine nausée monta en elle.

Il lui saisit le poignet.

Non. Je n’ai rien fait. Ce n’est pas ainsi que je l’ai su. On m’a envoyé ici pour découvrir ces choses-là, rappelez-vous.

Il la lâcha. Elle enfonça vivement la main dans un repli de sa cape.

Vous l’ignoriez à mon propos.

Je ne me suis pas renseigné sur vous.

Sa voix était particulièrement pâteuse. Il n’avait pourtant bu que deux verres de vin. Ici, du moins. Sans doute avait-il bu avant et était-il déjà ivre quand il était arrivé à l’écurie. Peut-être était-il venu la trouver uniquement parce qu’il était soûl.

Eh bien, vous auriez dû, manifestement, répliqua-t-elle.

Elle avait soudain perdu toute confiance en elle et avait le cœur lourd. Elle qui redoutait tant que leur amitié s’achève venait d’y mettre un terme.

Si vous l’aviez su, m’auriez-vous séduite ?

Séduite ?

Son expression était vide, comme s’il fournissait un effort de mémoire. Il semblait avoir du mal à fixer son regard.

Je ne vous ai pas séduite. Vous étiez consentante. Du moins le croyais-je.

Et prête.

Et ivre. Tout comme moi.

Il passa une main sur ses yeux.

Mon Dieu, qu’ai-je fait ? Je le regretterai demain matin.

Ravenna eut l’impression de recevoir un coup à l’estomac. Elle s’écarta.

Il n’y a rien à regretter. Il ne s’est rien passé.

Il se rembrunit.

Il ne s’est rien passé ?

Mon expérience est certes limitée, ou plus exactement inexistante, mais j’ai assisté à suffisamment de coïts chez les animaux pour savoir qu’il ne s’est rien passé ici. Même les oiseaux s’accouplent plus longtemps que cela.

Des accouplements d’oiseaux ?

Il ne riait pas. Mais elle n’avait pas dit cela pour plaisanter. Son indignation s’était transformée en une brûlure douloureuse.

Vous savez, finalement, je ne pense pas que je remercierai lord Case d’avoir apporté ce vin.

Elle s’enveloppa dans sa cape et partit en courant.



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