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jeudi 29 janvier 2015

Hell's Horsemen, Tome 1 : Indéniable de Madeline Sheehan







L'histoire de Deuce et Eva...
Une connexion irrévocable qui ne s'éteint jamais.
Des instants inoubliables.
De l'amour, de la haine et toutes les autres émotions qui peuvent exister entre ces deux sentiments.



 Eva a cinq ans quand elle fait la connaissance de Deuce. Lui en a vingt-trois. Pour la fillette, nul doute que cet homme aux allures de bad boy, à la démarche fière et au sourire chaleureux est celui qu’elle rêve d’épouser, adulte. Mais Deuce a dix-huit ans de plus qu’elle. Il est le président des Hell’s Horsemen. L’ennemi juré de son père, lui-même à la tête des Silver Demons, le club de moto rival. Or, si tout semble les séparer, ils sont liés pour toujours, et le destin s’acharne à les réunir. Cruelle passion, divine souffrance, espoir et désespoir… ni Eva ni Deuce n’en sortiront indemnes. Pourtant, leur fol amour est indéniable.

 Cliquez sur la couverture pour lire les autres chroniques de la série.

http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2014/01/undeniable-de-madeline-sheehan.html http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2014/01/undeniable-tome-2-unbeautifully-de.html



J'avais hâte de lire ce livre.

Trop peut-être.

Car au final, on se projette déjà dans sa lecture et lorsque c'est réellement le cas et bien...on ne peut qu' être loin de ce que l'on espérait.

 
Les points forts.
On est dans une écriture toute en tension. On a toujours envie de connaître le devenir de ce couple que la vie s'obstine à éloigner. J'ai trouvé tout ça très maîtrisé. Même si certaines choses dans l'histoire m'ont déplu, la manière dont elles étaient amenées m'a toujours donné envie d'aller plus loin. Rien que pour ça, j'aurai envie de lire un autre livre de Madeline Sheehan.

Les points faibles.
Le temps. Le livre couvre une très longue période.


Pourquoi pas, me direz-vous ? 

 
Les trois tomes génialissimes de la saga de Paullina Simons couvrent la quasi totalité de la vie du couple phare. Et il y a plein d'autres exemples comme ça. Ok, sauf qu'on parle de saga, de série...Ici le livre n'est pas d'une longueur démesurée. Le format ne se prête pas à cette amplitude temporelle. Il y a des coupes de plusieurs années qui nuisent à la lecture. Plusieurs choses se passent pour nos personnages qui sont balayées d'une phrase. Je n'en dirai pas plus pour ne pas trop en dévoiler mais c'est un vrai bémol.

Les personnages. En préambule, l'auteure fait parler Eva. Je cite :


« Il s’appelait Deuce.

Il était mon « pourquoi ».

Voilà notre histoire.

Elle n’est pas jolie.

Certains passages sont même carrément laids.

Mais c’est la nôtre.

Et parce que je crois que tout arrive pour une raison, je n’en changerais rien. »



La belle est amoureuse mais quand elle dit que son histoire n'est pas « jolie »on est dans le plein euphémisme. J'aime bien ce côté sombre dans la romance. Ça exacerbe souvent la passion mais ici « le côté laid » vient du couple. Ils s'infligent beaucoup d'épreuves tous seuls...même si d'autres leur en feront voir d'autres . C'est la première fois que je lis une romance où le couple ne se respecte pas. Ça donne un aspect vulgaire à leur histoire.

Bref

J'avais hâte de le lire. Tout en sachant que c'était une romance « particulière ». La violence est un élément important mais au final ce n'est pas ça qui m'aura heurté mais plutôt le rapport du couple. J'y sentais la passion mais pas l'amour. Il reste une très bonne plume et un livre novateur en matière de romance qui vaut d'être découvert !

 


— J’ai bien remarqué comme tu la matais ! Jamais tu ne m’as regardée de cette façon ! Jamais !

— Je t’ai jamais accordé une attention particulière car t’es pas grand-chose de plus qu’une timbrée.

Elle se précipita sur lui, faux ongles en avant. Il l’attrapa par les épaules et la jeta contre la voiture.

— Dégage ! hurla-t-il.

— Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? exigea-t-elle de savoir. Qu’est-ce qu’elle a que je n’ai pas ?

Il la lâcha et s’éloigna.

— Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? ricana-t-il. Tu n’es pas elle, voilà ce qui cloche. Qu’est-ce qu’elle a de plus ? Moi, idiote, moi ! Toi, tu ne m’as jamais eu.


Il l’observait tandis qu’elle cherchait à reprendre son souffle. Elle battit rapidement des paupières, essayant de retenir les larmes qui, il le savait, ne demandaient qu’à couler. Il aurait aimé en être ému, mais ce n’était pas le cas. Plus maintenant. Trop de crises avaient marqué leur relation, pendant trop d’années. Il l’avait rencontrée à l’âge de vingt-cinq ans, l’avait épousée quand elle était tombée enceinte et depuis, leur vie était un enfer. Un homme pouvait supporter les remarques, les hurlements et les pleurs, mais dans une certaine mesure. Il ne la touchait plus depuis des années et désormais, il pouvait à peine supporter de poser les yeux sur elle.



L'extrait
Lovée dans les bras de Deuce, je le contemplais. J’avais du mal à fixer mon regard, tant mon corps était épuisé. Il me caressa le visage, sa main descendit le long de mon cou jusqu’à mes seins.

Je m’arquai de manière à ce que nous soyons encore plus serrés.

— Bon sang, grommela-t-il, titillant du pouce mes tétons, les faisant durcir.

Son autre main vint glisser sur mon ventre, où ses doigts en dessinèrent la courbe.

— Je sais que je ne mérite rien d’aussi doux que toi, murmura-t-il sombrement, sa main à présent située entre mes jambes. Tout ce qu’un homme a à voler pour l’avoir, il ne le mérite pas.

— Cela, tu ne l’as pas volé, soufflai-je, me tortillant contre ses doigts. Je te l’ai donné.

Une lueur d’amusement enflamma ses yeux bleus.

— Naïve que tu es, murmura-t-il. Je t’ai volée il y a longtemps. À peu près au moment où tu faisais de même avec moi.

« Où tu faisais de même avec moi. » Il venait juste de prononcer cette phrase. Il l’avait vraiment dite.

— Je t’aime, dis-je, mes lèvres contre les siennes, submergée par la sensation et la puissance qui émergeaient de Deuce.

Il se figea, et l’agréable brouillard dans lequel je flottais se dissipa aussitôt. Oh non. Oh non, non, non ! je ne venais pas de lui avouer ! C’était impossible qu’il comprenne ce qu’il représentait pour moi. Je le concevais à peine moi-même. Je me contentais de l’accepter.

— Attends… ce n’est pas ce que je voulais dire, balbutiai-je. Je ne voulais pas… Je…

Deuce ne m’écoutait pas. Il me déplaça, m’allongea sur le dos, s’installa entre mes cuisses et me pénétra.

— Répète, Eva, gronda-t-il.

Je me mordis la lèvre.

— Répète, ma puce.

Je n’obtempérai pas. Essentiellement parce qu’il était de nouveau en moi - si imposant - et qu’il me prenait avec une langueur délicieuse. Je me détendis sous lui, les yeux cloués aux siens. Ces yeux dont je ne pourrais jamais me détacher. Qui m’attiraient là où se trouvaient douceur et sécurité. Ces yeux que j’aimais. Je me rendis alors compte qu’il ne me baisait pas : il me faisait l’amour.

— Répète, exigea-t-il, son expression devenant sauvage, dominatrice, possessive.

— Je… ne voulais pas dire…

Son coup de reins fut brusque.

— Tu m’aimes. Dis-le.

— Non. Je voulais dire…

— Tu m’aimes.

Je laissai tomber.

— Oui, criai-je, je t’aime ! Je t’aime depuis toujours !

Il ferma les yeux, et sa tête retomba sur ma poitrine.

— Merde, chuchota-t-il.

— Deuce, soufflai-je.

Il leva la tête vers moi.

— Ouais, ma belle ?

Il avait les paupières baissées, les lèvres entrouvertes et la respiration hachée. Des gouttes de sueur ombraient son front. Il n’était pas Deuce, le biker impitoyable, et je n’étais pas Eva, la fille de son rival. Il était un homme à la beauté dangereuse, et j’étais la femme qu’il voulait. J’avais envie d’arrêter le temps, de rester ainsi avec lui pour l’éternité, à nous toucher, nous embrasser, nous aimer.

— Jouis sur moi, ordonnai-je, poussée par un désir primal. Je veux que tu te répandes sur mon corps.

Il se raidit et l’orgasme le saisit.

— C’est bon… tellement bon.

En être témoin était absolument merveilleux. Son visage se crispa légèrement avant de se détendre sous le plaisir. Pendant un instant, il eut l’air plus jeune qu’il ne l’était, frais et vulnérable comme je me souvenais de lui le jour de notre première rencontre. Ses yeux étaient embués, ses paupières mi-closes. Il respirait faiblement, et son souffle chaud caressait ma gorge. Une humidité tiède recouvrit mon ventre et ma poitrine et, soudain, les doigts de Deuce furent en moi. Le plaisir me submergea alors.

Il ôta ses doigts et fit glisser sa main sur mon corps, faisant pénétrer ce fluide intime dans la chair de mon ventre, de mes seins, puis de mes cuisses et enfin entre les replis de ma féminité. Sans me quitter des yeux.

Il me marquait.

Me revendiquait.

Me possédait.

— Dis-le encore, exigea-t-il.

— Je t’aime, Deuce, chuchotai-je.







J'avais cinq ans lorsque j'ai rencontré Deuce, il en avait vingt-trois. C'était le jour des visites à la prison de Riker. Mon père, Damon Fox dit "le Prêcheur" et président du club de motards des "Silver's Demon's" de New York avait écopé de cinq ans pour agression et usage d'une arme mortelle. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait de la prison, et ce ne serait pas la dernière. Les Silver's Demons étaient des criminels reconnus qui vivaient selon le Code et n'en avaient rien à foutre de la société moderne et tout ce qu'elle implique.
Je n'ai jamais oublié le jour où Eva a débarqué dans ma vie complètement foireuse, faisant virevolter ses couettes, des converses aux pieds et partageant ses cacahuètes avec moi. Elle ma dérobée en un instant toute la décence qui me restait, c'est à dire peu mais elle me l'a prise putain de merde et je lui appartient depuis. 

 (source : Boulevard des Passions)