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mercredi 3 septembre 2014

Beautiful Bastard Tome 3 : Beautiful Player de Christina Lauren





 Will a été le premier garçon que j’ai eu envie d’embrasser, le premier garçon qui m’a donné envie de passer ma main sous les draps en pensant à lui dans ma petite chambre sombre.












(Traduction BdP)
Lorsque Hanna “Ziggy” Bergstrom emménage à New York City pour son master, Will Sunner croyait que ses responsabilités vis-à-vis de la petite soeur de son meilleur ami se limiteraient à un dîner occasionnel et à veiller sur elle de temps à autres. Il était loin d'imaginer que Ziggy était prête à sortir de son cocon académique pour se lancer dans la vie sociale. Bien entendu, elle est persuadée que Will est la meilleure personne pour devenir son mentor dans son nouveau sujet d'études : sortir avec quelqu'un.

Will accepte le défi avec une bonne dose de scepticisme et d'humour, mais il va vite se rendre compte que Ziggy n'avait besoin que de peu d'encouragements pour devenir une femme que tout homme remarque sur son passage. Bien vite, ''Ziggy'' n'est plus, mais va se transformer en l'innocente séductrice Hanna Bergstrom... la femme qui hante ses rêves, est responsable de ses humeurs et interfère même avec sa vie amoureuse sans attaches.


Une suite tout aussi réussie que les précédents.
Will et Hanna sont un couple haut en couleur et attachant. Je trouve que tous les personnages du duo Christina Lauren sont tous différents mais toujours excellents. Aucun risque de répétition entre les tomes.
A chaque fois la sauce prend.
Mais je dois dire que ce tome encore plus que les deux autres m'a fait mourir de rire. La sensualité n'est pas laissé de côté mais ça faisait longtemps que je n'avais pas autant ri.

Une suite à ne pas louper !


(Ce sont mes passages préférés, il y a de grandes chances de spoilers!)

– Hanna, que se passe-t-il ? Qu’est-ce que j’ai fait, bordel ?

Je me tourne pour lui faire face… et je perds tout courage. Je détaille la cravate autour de son cou, sa chemise rayée.

– Rien du tout, dis-je en me brisant le cœur. J’aurais dû être honnête avec mes sentiments… ou plutôt, mon absence de sentiment.

Il écarquille les yeux.

– Pardon ?


– C’était bizarre chez mes parents. Être si proches. Toujours à deux doigts d’être pris sur le fait. C’est ce que j’aime. Je crois que je me suis un peu emportée dans la nuit de samedi. J’ai vingt-quatre ans, Will. Je veux juste m’amuser.

Il cligne des yeux, se balance sur ses pieds comme si je lui avais lancé quelque chose à la figure.

– Je ne comprends pas.

– Je suis désolée. J’aurais dû t’appeler ou… Je secoue la tête pour que mes oreilles arrêtent de bourdonner. Ma peau est brûlante, ma poitrine me fait mal. « Je pensais que je pouvais gérer notre relation, mais c’est impossible. Ce week-end me l’a prouvé. Je suis désolée. »

Il fait un pas en arrière, avec l’air de se réveiller à l’instant et de réaliser où il se trouve.

– Je vois.

Il avale sa salive, passe une main dans ses cheveux. Il lève les yeux comme s’il se souvenait de quelque chose : « Tu ne veux pas faire la course samedi ? Tu t’es entraînée et… »

– J’y serai.

Il hoche la tête avant de se retourner et de disparaître dans l’embrasure de la porte, probablement pour toujours.

L'extrait :
J’ouvre le robinet d’eau chaude à fond. Je n’ai pas encore de courbatures – je n’en aurai probablement pas, de toute façon –, mais j’ai besoin que l’eau brûlante lave mon envie de faire l’amour à Hanna et toutes les incertitudes qui nous entourent.

Elle veut peut-être revenir à la situation précédente : du sexe entre amis. Le confort sans attentes particulières. Je la désire si intensément que je sais à quel point il serait facile de me convaincre : profiter de son corps, de son amitié, ne jamais avoir de besoins ni m’attendre à plus de profondeur.

Mais ce n’est plus ce que je souhaite – avec personne, surtout pas avec elle. Je ferme les yeux en me savonnant pour me débarrasser de la transpiration du matin. J’aimerais nettoyer aussi facilement mon esprit.

J’entends la porte de la douche s’ouvrir, l’air froid glisse sur ma peau. L’adrénaline envahit mes veines et arrive jusqu’à mon cœur. Un fol espoir m’étourdit. Je pose le front contre le mur, j’ai peur de tourner la tête et de la voir, pour que toutes mes résolutions s’envolent. Je suis incapable de lui résister. Elle peut tout avoir de moi.



Elle murmure mon prénom, ferme la porte et colle ses seins dans mon dos. Sa peau est froide, elle caresse mes côtes.

– Will, répète-t-elle en effleurant mon torse et mon ventre, regarde-moi.

J’attrape ses poignets pour l’empêcher d’aller plus bas. Pour éviter qu’elle ne voie à quel point je bande alors qu’elle me touche à peine. Je suis un cheval de course qu’on retient par une petite barrière fragile. Les muscles de mes bras saillent, j’immobilise ses poignets, en résistant à la tentation de la toucher.

Je reste immobile, le front contre le mur, jusqu’à être certain de pouvoir la regarder sans la prendre dans mes bras. Je me retourne et je resserre la pression sur ses poignets.

– Je ne pense pas être capable de faire ce que tu me demandes.

Je la contemple : ses cheveux sont lâchés, des mèches trempées de sueur sont collées à ses joues, à son cou et à ses épaules. Ses sourcils sont froncés, je vois qu’elle ne comprend pas ce que je viens de dire. Pourtant, elle a eu l’air de m’entendre. Elle ferme les yeux, les joues rouges de honte.

– Je suis dés…

– Non. Je veux dire que je ne suis plus capable de continuer comme avant. Je ne veux plus partager. Je ne veux plus être avec toi si tu sors avec d’autres garçons.

Hanna ouvre les yeux, elle halète.

« Je ne peux pas t’en vouloir si tu veux faire tes propres expériences, lui dis-je, les mains sur ses poignets. Mes sentiments s’approfondiront forcément et je n’ai pas envie de jouer la comédie de l’amitié. Pas même avec Jensen. Je te dirai oui dans tous les cas parce que je te désire plus que tout au monde. Mais je serais malheureux s’il n’y avait que du sexe entre nous.

– Ça n’a jamais été que du sexe pour moi.

Je lâche ses poignets, en scrutant son visage. Que propose-t-elle ?

« Quand tu as dit “Hanna, mon amie” tout à l’heure, commence-t-elle en posant les mains sur ma poitrine. Je voudrais que ce soit vrai. Je voudrais t’appartenir.

Ma respiration se coupe. Son pouls s’accélère.

« Je t’appartiens. Déjà. » Elle monte sur la pointe des pieds et m’embrasse doucement sur les lèvres.

Je comprends alors qu’elle a eu peur comme je n’ai jamais eu peur, je comprends tout à coup ses réticences. Aimer comme ça est terrifiant.

« Je t’en prie, me supplie-t-elle en m’embrassant encore et en posant mes mains sur sa taille. Je veux être avec toi, je le désire tellement que j’en ai du mal à respirer. »

Elle enfonce les doigts dans mes cheveux, m’attire encore plus près d’elle. Elle se cambre contre moi.

– Hanna…

Je me penche instinctivement, lui donnant un meilleur accès à mes lèvres, à mon cou. Je caresse ses seins.

– Je t’aime, murmure-t-elle en m’embrassant sur le menton.

Je ferme les yeux, le cœur battant.

Elle prononce ces mots, et mes résolutions s’envolent. J’ouvre la bouche en grognant. Elle m’embrasse avec la langue. Elle halète, s’accroche à mes épaules et colle son ventre à ma queue dure.

Je la retourne et la plaque contre le mur, elle gémit en sentant le carrelage frais dans son dos. Je prends la pointe de son sein dans ma bouche. Je la lèche avec avidité. Ma peur n’a pas disparu, bien au contraire. L’entendre me dire qu’elle m’aime est infiniment plus effrayant. J’ai de l’espoir : nous pouvons y arriver, nous pouvons naviguer tous les deux dans les eaux troubles de la première fois.

Je reviens à sa bouche, je l’embrasse avec violence, en perdant la tête. L’eau qui coule sur ses joues ne provient pas exclusivement de la douche. Je ressens moi aussi ce soulagement absolu, suivi immédiatement du besoin féroce d’être en elle, de bouger en elle, de la sentir.

Je me penche pour l’attraper par les cuisses et la soulever. Elle entoure ma taille de ses jambes. Son sexe est chaud et glissant, je m’y enfonce. Mon amour est décuplé. Elle souffle, gémit, me supplie de continuer.

– Je n’ai jamais fait quelque chose comme ça, je murmure dans son cou. Je n’ai aucune idée de ce que je fais.

Elle rit, me mord dans le cou et s’agrippe à mes épaules. Je me blottis contre elle, en m’immobilisant, nos hanches se rencontrent : je ne tiendrai pas longtemps. Sa tête tombe en arrière contre le carrelage, sa poitrine ondule. Sa respiration est entrecoupée.

– Oh mon Dieu, Will…

Je chuchote :

– Tu ressens la même chose que moi ?

Hanna a un bref hoquet, me supplie de continuer en me serrant contre elle aussi fort qu’elle peut, pour être coincée entre le mur et moi.

– Ce n’est pas seulement du sexe. C’est si bon que ça fait presque mal. J’ai toujours ressenti ça avec toi, Prune. C’est ce qu’on ressent quand on fait l’amour avec quelqu’un dont on est fou.

– Quelqu’un qu’on aime ? demande-t-elle, les lèvres pressées contre mon oreille.

– Ouais.

Je vais et viens, un peu plus vite. Mon orgasme est imminent. J’aimerais la porter jusqu’à mon lit, la lécher et la baiser encore jusqu’à ce qu’on s’effondre tous les deux. Je ne m’habituerai jamais à la sentir sans latex entre nous.

Je la pénètre en me concentrant sur ses gémissements et en m’excusant encore et encore. « C’est trop intense… » Je suis bouleversé par la sensation qu’elle soit si proche de moi, par ses paroles, le fait de savoir qu’elle est mienne, désormais. « Je suis trop près… Prune, je ne peux pas… »

Elle secoue la tête, me mord l’épaule et murmure dans mon oreille :

– J’aime quand tu ne peux pas te retenir. C’est ce que j’ai toujours aimé avec toi.

Je me laisse aller avec un grognement profond, en sentant mon corps entier s’emballer.

S’emballer

S’emballer

Je la pénètre plus fort, plus profondément, mes cuisses frappent contre les siennes. Son dos est plaqué contre le mur, mon corps se met à bouillonner, je jouis si fort que mes cris résonnent dans la cabine de douche.

Je crois que je n’ai jamais joui aussi vite de toute ma vie. Je me sens à la fois euphorique et légèrement horrifié.

Hanna tire sur mes cheveux pour que je l’embrasse. Après un petit baiser, je m’extirpe d’elle avec un grognement et tombe à genoux. J’écarte ses jambes et je suce son clitoris. Je ferme les yeux, en appréciant ses gémissements, la sensation de son sexe contre ma langue. Ses jambes tremblent – de fatigue, après la course, mais surtout d’excitation –, j’écarte encore plus ses cuisses, je la pose sur mes épaules. J’en profite pour agripper ses fesses.

Elle crie et cherche avidement un endroit pour s’accrocher. Finalement, elle entoure ma tête de ses bras et me scrute, l’air fasciné.

– Je suis tout près. Sa voix s’affaiblit, ses mains se crispent dans mes cheveux

Je souris et bouge la tête pour caresser son clitoris du bout du nez. Je n’avais jamais fait ça. Avant Hanna, je n’ai jamais eu l’impression d’aimer quelqu’un, de lui faire l’amour de toutes les manières possibles. Nous n’en sommes qu’au début. Nous avons toute une vie à inventer. Ici, maintenant, l’eau de la douche nous lave de nos inquiétudes et de nos doutes.

Elle commence à jouir, sa poitrine rougit, ses joues également. Elle ouvre très grand la bouche.

Je ne m’en lasserai jamais. Je ne me lasserai jamais d’elle. Le plaisir de la posséder me submerge, elle jouit intensément.

Je m’arrête quand ses cuisses se détendent, je la prends dans mes bras pour soulager ses jambes tremblantes. Je la tiens contre moi un long moment, elle s’accroche à mon cou.

Elle est si douce et chaude, à cause de la douche. Elle fond contre moi.

C’est tellement différent. Je n’ai jamais ressenti ça même dans nos moments les plus intimes « entre amis ». Désormais, nous sommes complètement connectés.

Désormais, elle m’appartient.

Je murmure dans ses cheveux : « Je t’aime » avant d’attraper le savon. Je nettoie attentivement chaque centimètre carré de sa peau, ses cheveux, la peau délicate entre ses jambes. Je la nettoie de mon sperme, je l’embrasse sur les joues, les paupières, les lèvres. « Je t’aime. »

Nous sortons de la douche, je l’enroule dans une serviette avant d’en nouer une autour de ma taille. Je la porte jusqu’à la chambre, je l’assois sur le bord du lit et je la sèche avant de l’aider à s’allonger sur le matelas.

– Je t’apporte quelque chose à manger.

– Je viens avec toi.

Elle lutte contre mes mains, tente de s’asseoir, mais je secoue la tête. J’embrasse ses seins.

– Reste là, détends-toi. Je vais te tenir éveillée toute la nuit, tu as besoin de prendre des forces.

Des gouttes d’eau tombent de mes cheveux sur son corps nu, elle halète, les yeux écarquillés, les pupilles dilatées – de l’encre noire au milieu de ses iris gris. Elle glisse les mains sur mes épaules pour me faire m’asseoir, et bordel je suis prêt à recommencer… mais il faut penser à manger. Je commence à me sentir étourdi.

« Deux minutes. »



L'extrait :
Je ne me suis jamais sentie aussi proche de quelqu’un. Ses mains sont partout : sur mes seins, mon visage, mes hanches, mes cuisses, entre mes jambes. Sa voix résonne dans ma tête, il me chuchote que c’est bon, qu’il va jouir, qu’il aime tellement me faire l’amour qu’il serait capable de tout pour moi. Il m’avoue qu’il n’est bien qu’avec moi. Il me dit qu’être avec moi, c’est être chez lui.

L'extrait :
Au moment où je pointe la salle de bains du doigt et demande : « Tu veux prendre ta douche la première ? », Hanna secoue la tête et demande en souriant :

– Tu regardais ma poitrine ?

Cette question, si anodine en apparence, est tellement intime que je sens tout mon corps se tendre.

– Hanna, non. Ne deviens pas le genre de filles qui joue avec les autres. Il y a une semaine, tu m’as dit d’aller me faire voir.

Je ne m’attendais pas à ce que ça sorte comme ça, dans la cuisine silencieuse. Ma colère bouillonne.

Elle pâlit, l’air dévasté.

– Je suis désolée…

– Putain. Je ferme les yeux. « Ne sois pas désolée, mais ne… » Je les rouvre. « Ne joue pas avec moi. »

– Ce n’est pas mon intention, répond-elle d’une voix rauque. Je suis désolée d’avoir disparu la semaine dernière. Je suis désolée d’avoir agi comme je l’ai fait. Je croyais…

Je tire un tabouret de dessous le bar et m’affale dessus. Courir un semi-marathon ne m’a pas autant épuisé que cette conversation. Mon amour pour elle est vivant. Il me rend fou, angoissé, affamé. Je déteste la voir stressée, effrayée. Je déteste la voir désorientée par mon courroux, ou pire encore, parce qu’elle vient de réaliser qu’elle a le pouvoir de me briser le cœur. Elle n’a aucune expérience. Je suis à sa merci.

– Tu me manques.

Ma poitrine se serre.

« Tu m’as tellement manqué, Hanna. Tu n’as pas idée. Mais j’ai entendu ce que tu m’as expliqué mardi. Nous devons trouver un moyen de restaurer notre amitié. Me demander si je regarde ta poitrine n’est pas la meilleure chose à faire. »

– Je suis désolée, répète-t-elle.

J’ai besoin de comprendre ce qui est arrivé, pourquoi tout a viré au vinaigre après avoir fait l’amour de manière si intense la semaine précédente.

– Cette nuit… Non Hanna, toutes les nuits. Ça a toujours été si fort entre nous. Mais cette nuit, le week-end dernier, j’ai cru que tout avait changé entre nous. Et le lendemain ? Le retour vers New York ? Bordel, je ne sais même pas ce qui est arrivé.

Elle se rapproche, je n’ai qu’un geste à faire pour l’attirer contre moi, mais je n’en fais rien. Ses mains tremblent.





L'extrait :
Will a été le premier garçon que j’ai eu envie d’embrasser, le premier garçon qui m’a donné envie de passer ma main sous les draps en pensant à lui dans ma petite chambre sombre.
À son sourire diaboliquement taquin et à sa mèche de cheveux qui lui tombe dans les yeux.
À ses avant-bras musclés et à sa peau soyeuse et bronzée.
À ses longs doigts et même à la petite cicatrice de son menton.
Les garçons de mon âge avaient tous la même voix, celle de Will au contraire était grave et profonde. Son regard était intelligent et complice. Ses mains n’étaient pas toujours en train de gigoter, elles restaient généralement enfoncées dans ses poches. Il se mordillait les lèvres en regardant les filles et me faisait des confidences sur leurs seins, leurs jambes et leur langue.
Je cligne des yeux vers Jensen. Je n’ai plus seize ans. J’en ai vingt-quatre aujourd’hui, et Will trente-et-un. Je l’ai revu il y a quatre ans, à l’occasion du mariage raté de Jensen, son sourire charismatique n’en était devenu que plus intense et exaspérant. J’avais surpris, fascinée, Will sortant d’un vestiaire avec deux des demoiselles d’honneur..