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lundi 26 janvier 2015

New Hope Tome 1 : Unbreak me de Lexi Ryan



http://www.blue-moon.fr/IMG/pdf/_Unbreak_me_-_Chapitre_1.pdf






C’est drôle qu’il m’ait fallu toutes ces années et toutes ces souffrances pour comprendre que garder un secret ne change pas le passé. Le secret ne corrige pas nos erreurs, ne répare pas les choses que nous avons brisées. Il ne fait que maintenir ouvertes les blessures de nos cœurs et bloque la lumière qui permettrait au bonheur de s’épanouir.



À seulement 21 ans, la jeune Maggie – trop belle, trop libre, et dotée d’un magnétisme auquel peu d’hommes résistent – refuse le conformisme ambiant et annule le mariage qui devait l’unir à William Bailey le seul homme qui croyait que son cas n’était pas désespéré. Un an plus tard il s’apprête à épouser sa soeur. À moins que Maggie ne lui demande d’y renoncer…
Toujours sous le charme de son ex-petit ami et mari de sa soeur, elle rencontre Asher Logan, star de rock excessif, qui l’attire irrésistiblement. Il est l’un des rares à percevoir ses fêlures sous son masque, et la pousse à cesser de faire semblant. Asher va prendre un malin plaisir à explorer les préférences de Maggie en matière d’érotisme. Mais, entrer dans cette spirale amoureuse avec lui, conduirait Maggie à lui révéler ses secrets les plus vils et à lui pardonner les siens.
Avec le poids que son passé fait peser sur ses épaules, va-t-elle choisir l’homme qui la soutient ou l’homme qui l’autorise enfin à lâcher prise ? 



Sur le site Blue-moon.fr, vous pourrez lire en exclusivité le 1er chapitre. Cliquez sur la couverture Vf pour vous y rendre.





Une très belle histoire mais qui ne m'aura pas plu pour les raison que j'attendais.

D'abord on a l'impression d'un triangle amoureux à la manière de la romance New Adult de ces derniers temps comme le très réussi Indécise de S.C Stephens. Il n'en est rien ou plutôt si. Les trente premières pages laissent envisager un triangle amoureux compliqué. La narration se fait à trois voix ce qui renforcent ce sentiment mais très vite, on voit bien qu'il n' y a pas vraiment de choix et il n'y a vraiment qu'une seule narration et c'est celle de Maggie.

J'ai donc trouvé que la voix de William est un peu superficiel surtout qu'elle s'efface au fur et à mesure que l'histoire entre Asher et son ancienne fiancée se dessine.

Ce sera le reproche que je ferai à ce livre. Il y a des invraisemblances ou des grosses ficelles – au choix. C'est ce qui m'empêche d'en faire un coup de cœur.

Cependant moi qui suit plutôt portée sur les héros, je dois dire qu'ici c'est vraiment l'héroïne qui aura retenu mon attention. Il s'agit d'un très beau personnage que la vie a vraiment esquinté et que l'auteure dévoile dans toute sa fragilité, son honnêteté et sa difficulté à se projeter dans une vie qui l'a si durement frappée.

Asher est un personnage de Bad boy « thérapeute » qui permet à l'héroïne de se reconstruire mais si on voit bien comment Maggie tombe amoureuse de lui, l'inverse est plus compliquée. On a l'impression qu'il tombe raide dingue d'elle très vite sans qu'on sache pourquoi. Surtout qu'il est décrit comme un homme à femmes qui ne veut pas s'attacher. Ça c'était une des grosse ficelles dont je parlais plus haut.



Je le conseille quand même surtout pour le personnage de Maggie qui m'a vraiment touché et qui est une belle héroïne qu'on avait pas l'habitude de lire.



Je mets aussi la playlist musicale proposée par Lexi Ryan, à la fin de l'article.





Je pose la main sur sa main blessée.

– J’ai toujours été incapable de te détester, Maggie. Pas plus lorsque tu étais la petite peste d’à côté que quand tu m’as brisé le cœur en me quittant.

Elle lève sa main valide jusqu’à mon visage, les yeux rivés sur les miens.

– J’ai été idiote.

Elle se penche vers moi et nos lèvres se frôlent.

Une bouffée de désir, impérieuse, me traverse comme une décharge électrique.

– Me demanderais- tu de la quitter ? Me le dirais-tu si tu avais toujours besoin de moi ? je murmure sur ses lèvres.

Elle tressaille comme si je l’avais frappée.

– Je ne peux pas lui faire ça.



L'extrait
Je tends la main vers lui, je caresse les muscles durs de son torse et je descends le long de son ventre, mais il saisit brusquement mon poignet, m’empêchant de le prendre dans ma main.

– Laisse-moi faire, grogne-t-il, en immobilisant mes mains sous les siennes.

Sa bouche se fraie un chemin le long de mon cou et entre mes seins. Il appuie sa langue sur mon nombril et remonte en léchant jusqu’au pouls qui bat dans le creux de mon cou. Je suis exposée, et mon excitation se concentre entre mes jambes, créant une tension douloureuse et merveilleuse à la fois.

Lorsque je rejette la tête en arrière en fermant les yeux, je sens son souffle sur mon oreille.

– Ouvre les yeux. Regarde-moi.

Je lui obéis. Il pose ses lèvres sur un de mes seins puis sur l’autre, faisant durcir mes tétons. Puis il se penche plus bas et ouvre la bouche contre mon ventre. Il passe les mains derrière mes genoux et fait plier mes jambes sur le côté, bandant les muscles de ses épaules, jusqu’à ce que mon intimité soit complètement offerte à son regard. Ma respiration haletante s’accorde au rythme rapide auquel sa poitrine se soulève quand il s’arrête pour me regarder. Quand je ne peux plus soutenir son regard posé sur la partie la plus intime de mon anatomie, je serre les genoux. Il arrête mon geste en appuyant des pouces sur l’intérieur de mes cuisses.

– Tu es belle, murmure-t-il, en levant enfin les yeux pour croiser les miens. Si belle que je ne vais pas te laisser te cacher de moi.

Il baisse la tête et envoie un souffle frais sur mon sexe exposé.

Un petit cri s’échappe de mes lèvres.

– Laisse-moi t’embrasser là. Laisse-toi faire.

– Asher…


Sa bouche est si près, mon corps vibre, presque douloureusement.

Il baisse la tête et pose ses lèvres sur moi. Son souffle, ses lèvres, sa langue sur moi et contre moi. Et c’est si bon, si extraordinaire. La vue de sa tête brune entre mes jambes, la façon dont ses muscles se tendent. Je regarde, je ressens et je me laisse engloutir dans le plaisir que sa bouche me donne en s’activant, titillant et m’explorant.

À un moment, il lâche une de mes jambes et glisse deux doigts profondément en moi pendant que ses lèvres se referment sur mon clitoris. Je pense que je crie et je relève les hanches, me balançant sous l’action de ses doigts et de sa bouche. Ses doigts se crispent sur mes cuisses et il repousse mon genou encore plus loin, m’ouvrant encore plus pour laisser entrer ses doigts et sa bouche. Et je vole en éclats, mon sexe palpitant sur ses doigts, gonflé et repu contre sa bouche.

À peine ai-je repris mes esprits qu’il se lève, renversant la chaise dans sa hâte. Il enfile un préservatif sur son sexe et me pénètre doucement. Les mains serrées sur mes hanches, Asher me regarde droit dans les yeux tandis que je me balance sur lui. Je voudrais fermer les yeux – me laisser emporter par la sensation qui envahit la totalité de mon sexe tendre –, mais je ne le fais pas. Pour lui. Pour moi.




L'extrait
Je bats en retraite d’un pas hésitant. La femme pose sur moi un regard furieux et je comprends immédiatement que je ne devrais pas me trouver là. La jalousie qui s’affiche sur ses traits ne fait aucun doute, pas plus que le mépris que je lis dans ses yeux quand elle me dévisage.

– Qu’est-ce que vous venez faire ici ? s’exclame-t-elle avec une moue dédaigneuse.

Elle ne semble pas du tout gênée par sa nudité, alors que je croise les bras sur mon soutien-gorge en reculant instinctivement.

– Hé, c’est quoi toutes ces bougies ? Tu veux foutre le feu à la maison ?

La femme ouvre de grands yeux et son visage me fait penser à une fleur, fermée en me voyant et qui s’épanouit en entendant sa voix.

– Je suis au lit, bébé, crie-t-elle, son regard calculateur toujours rivé sur le mien. Mais tu vas devoir sortir les ordures avant qu’on commence.

Asher tourne le coin et s’immobilise en voyant la femme sur le lit.

J’attends qu’il clarifie la situation. Qu’il lui demande ce qu’elle fout dans son lit. Qu’il la flanque à la porte.

– Juliana, dit-il, et son regard va et vient entre elle et moi.

Juliana ? La mère de sa fille ? Ils sont toujours ensemble ?

– Je suis revenue à la maison, dit-elle d’un ton mielleux. Tu ne viens pas embrasser ta petite femme ?

– Ta femme ?

Je fais un autre pas en arrière en faisant tomber une bougie. De la cire fondue m’éclabousse le pied et s’étale sur le parquet ciré. Merde ! Je fais un bond de côté, je me suis brûlée.

– Juliana, habille-toi !

Puis il se tourne vers moi.

– Je croyais que nous ne devions nous retrouver que dans deux heures.

Je le regarde, médusée. Je dois rêver. Ce n’est pas possible autrement. C’est un affreux cauchemar. Il y a une femme nue dans son lit qui prétend être sa femme et il me parle comme si c’était de ma faute parce que je suis arrivée en avance ?

– Tu es marié ?

– Bien sûr qu’il est marié, dit Juliana en venant vers nous.

Ses seins sont ronds et fermes et ses hanches saillent sur sa silhouette effroyablement mince.

Je secoue la tête.

C’est une plaisanterie ?

Ou un rêve. Une mauvaise blague ou un mauvais rêve. Mais la cire qui refroidit en durcissant sur mon pied est bien réelle et je pense que l’homme que j’aime ne me ferait pas une blague aussi cruelle.

– Maggie, dit Asher d’une voix douce. Juliana est la mère de Zoé. Je t’ai parlé d’elle.

– Tu ne m’as pas dit que tu étais marié avec elle.

Son regard va de l’une à l’autre rapidement et il serre les dents un moment avant de répondre.

On ne peut plus parler de mariage. C’est juste un détail technique.

J’ai l’impression de tomber et d’être brutalement arrêtée dans ma chute. Je suis suspendue dans le temps.

– Mais tu es marié.

Juliana lui passe un bras autour de la taille et il la repousse.

– Tes vêtements ! gronde-t-il.

J’arrive à peine à respirer. Ça y est. J’ai la preuve que je resterai toujours une pute briseuse de ménages.

J’ignore combien de temps je reste plantée là, les yeux rivés sur elle tandis qu’elle sort un t-shirt de son tiroir comme si elle était chez elle, puis les yeux rivés sur lui qui me répète :

– Maggie, écoute-moi.

Quand Juliana revient vêtue du t-shirt à l’effigie du groupe, celui-là même avec lequel j’ai fait la visite de la maison la semaine dernière, j’ai envie de vomir. Elle a les bras croisés sous sa poitrine.

– C’est à cause d’elle que tu me quittes ?

Qu’il la quitte ?

– C’est la mère de ton enfant, dis-je pour essayer de clarifier la situation, pour comprendre ce qui se passe.

Seigneur, qu’est-ce que j’ai fait ?

– Nous ne sommes plus ensemble, explique Asher. Nous sommes séparés depuis plus d’un an. Nous sommes en train de divorcer.

Juliana me regarde ironiquement.

– C’est à cause de vous qu’il m’a envoyé ces papiers de divorce ? Hein ? Il me quitte pour une espèce de gamine sortie d’un trou paumé !

Je ne lui dis pas que je ne suis plus une gamine. Je ne lui dis pas que je ne savais pas qu’il était marié.

Je ne dis rien parce que je n’ai plus aucune excuse et je n’en trouve pas de nouvelle qui vaille la peine.

Je me dirige en trébuchant vers la porte.

– Maggie, ne t’en va pas.

Je secoue la tête.

– Excusez-moi, dis-je en balbutiant, sans même savoir à qui je m’adresse.

À Juliana ? À Asher ? À moi-même ?

– Je ne vais pas laisser une espèce d’étudiante dépravée briser mon mariage, crie Juliana.

La colère suinte de chacun de ses mots. Et elle a le droit d’être en colère. Je mérite sa colère.

Asher me suit en m’appelant, mais je cours et quand j’arrive dans l’escalier, je l’entends derrière moi, il se rapproche, il est plus rapide que moi. Je perds l’équilibre et je descends les dernières marches sur les fesses. Je pousse un cri en atterrissant sur les dalles du hall, mais je me relève et je tends la main vers la poignée de la porte.

– Maggie, ne t’en va pas. Pas comme ça.

Il pose la main brutalement sur la porte, m’empêchant de l’ouvrir.

– Parle-moi.

J’ai les mains qui tremblent, mais je réussis à lâcher la poignée et à redresser les épaules. Quand je lui fais face, son visage angoissé est tout près de mien et je déteste l’envie que j’ai de me blottir contre lui. Je me déteste d’avoir envie d’écouter ses explications, d’être tentée de trouver des excuses. Pour lui. Pour moi.

– J’ai cru que tu savais, dit-il doucement.

– Comment voulais-tu que je sache ?

Seigneur, ça me fait mal de parler, tellement j’ai la gorge encombrée par les bribes de mon orgueil blessé. De mon cœur brisé.

– Ça n’a jamais été un secret, Maggie. Tu ne me l’as jamais demandé, alors j’ai supposé que tu étais au courant.

– Ce n’était pas à moi de poser la question.

Les larmes me montent aux yeux. Des larmes. Qu’il aille se faire foutre !

– Juliana et moi ne vivons plus ensemble depuis des années, mais nous n’étions pas prêts, ni elle ni moi, à admettre que tout était fini entre nous.

Il me caresse le visage. Je le laisse faire parce que je suis une conne. Du pouce, il me soulève le menton jusqu’à ce que nos regards se croisent.

– J’étais trop apathique pour prendre la décision. Jusqu’à ce que je te rencontre.

Une seule larme chaude roule sur ma joue.

– Asher, dis-je doucement.

– Dis-moi ce que tu attends de moi, Maggie. Je ferai ce que tu veux. Tu le sais. Tout ce que tu veux.

– Je veux que tu sois honnête avec moi.

– Je ne t’ai jamais menti.

– Es-tu marié, oui ou non ?

Son visage se tord de douleur.

– Oui, mais…

Je pose un doigt sur ses lèvres.

– Non, fais-je en secouant la tête. J’ai entendu assez de mais comme ça. Je ne suis plus la fille crédule qui croit tout ce qu’on lui dit. Je ne serai pas cette femme-là pour toi. Je ne serai plus cette femme – pour personne.

– Mais tu n’es pas cette femme. Je suis amoureux de toi, Maggie. Mon mariage n’existe plus.

– Ils disent tous ça, dis-je en éclatant d’un rire hystérique avant de poursuivre : Et le plus ironique, c’est que c’est toi qui m’as permis de ne plus y croire en me donnant la possibilité d’avoir de l’estime pour moi-même.

– Ne me mets pas dans le même sac que les autres, dit-il les mâchoires serrées. Je ne suis pas comme eux.

– Laisse-moi partir, Asher. Si tu m’aimes vraiment, ne me demande pas de rester. Ne me rends pas les choses plus difficiles qu’elles ne sont déjà.

Il me regarde intensément pendant un long moment, comme s’il pouvait me forcer à voir les choses de son point de vue. Quand il baisse la main et s’écarte de la porte, je sors en courant avant de changer d’avis.

L'extrait
– Tu sais bien que ce n’est pas la seule chose qui m’arrête.

– Tu en sais trop sur moi, dis-je en murmurant. Je comprends que tu ne veuilles pas de moi. Tu as trop réalisé qui je suis vraiment.

Seigneur, c’est tellement pathétique que je n’ai pas besoin d’attendre d’être au matin pour me détester.

Il pousse un grognement et me serre contre lui tellement fort que je sens son érection contre mon ventre.

– Maggie.

Sa bouche est tout contre mon oreille et je sens la chaleur de son souffle quand il dit mon nom.

– Tu crois que je ne désire pas la même chose que toi ? dit-il à voix basse pour que je sois seule à l’entendre, et un frisson de plaisir me traverse tout le corps.

– Tu crois que je ne ferme pas les yeux pour me souvenir de la sensation exacte que ça me procure de glisser ma main entre tes jambes pour te trouver toute mouillée et gonflée juste pour moi ?

Ces mots me coupent le souffle et mon cœur bat la chamade. Je baisse les yeux, incapable de le regarder quand il dit ces choses-là. C’est trop intense.

– Tu crois que je n’ai pas imaginé ce que ce sera d’écarter tes jambes et de te goûter.

Ma respiration devient sifflante et, quand je lève les yeux, je croise son regard brûlant de désir.

– J’ai envie d’être en toi, Maggie. Je te veux dans mes bras et dans mon lit, et c’est là que je te prendrai.

Il enroule une mèche de mes cheveux sur ses doigts et tire doucement pour me faire lever le menton et m’obliger à le regarder dans les yeux de nouveau.

Je déglutis.

– Qu’est-ce qui t’en empêche ?

Il parcourt le bar du regard et je ne suis pas étonnée de le voir s’arrêter sur Will. Will est un habitué de cet endroit. Est-ce la raison pour laquelle je continue à y venir ? Parce que je sais qu’il ne manquera pas d’y faire une apparition ?

– Tu m’as vue l’embrasser, dis-je. Pourquoi ne me détestes-tu pas ?

Asher arrête le balancement de ses hanches pendant une fraction de seconde avant de recommencer à danser comme si je n’avais rien dit.

– Je l’ai embrassé. Tu n’as pas vu ? J’étais venue avec toi et je l’ai embrassé.

– Pourquoi veux-tu absolument que je sois en colère contre toi ?

Il passe les doigts sur ma taille, frôle mon ventre de son pouce, passe le bout des doigts sur la courbe de mes hanches.

– Il y a des choses que tu sais, dis-je en m’écartant pour l’obliger à m’écouter. Tu sais certaines choses que personne d’autre ne sait. Que personne d’autre n’a le droit de savoir. Est-ce que tu comprends ça ? Tu ne devrais pas avoir envie d’être avec moi. Tu devrais avoir envie d’être avec quelqu’un… de mieux.

– Je n’en ai rien à foutre de ce qui serait mieux. Je te veux, toi.

Il repose les mains sur moi et j’ai l’impression d’être au bord d’un précipice, comme si j’allais glisser et perdre tout contrôle.

– Je me demande sans arrêt quand tu vas disparaître, dis-je. Quand tu vas laisser tomber.

– Tu veux que je laisse tomber ? Parce que si j’en juge à la façon dont il te regardait la semaine dernière, Maggie, je peux t’assurer que si tu le veux, il est à toi.

Je bats des paupières. Krystal m’a dit exactement la même chose, mais ils ne comprennent pas que ce n’est pas si simple.

– Et si c’est toi que je veux ? je lui demande doucement.

– Je suis là, non ?

– C’est vrai. Tu reviens toujours. Pourquoi ? C’est quoi, ce qu’il y a entre nous ?

Il me glisse tendrement la main dans les cheveux et attire ma tête contre lui.

– C’est ce que tu veux que ce soit, ma beauté. À une exception près.

– Laquelle ?

– Ce n’est pas une simple histoire de sexe. Et c’est justement pour çaque je ne veux pas coucher avec toi. Je ne veux pas que ce ne soit qu’unehistoire de sexe.

Cela me fait sourire.

– Pourquoi moi, Asher ? Je ne suis qu’une petite pute provinciale qui traîne un tas de valises. Tu pourrais avoir n’importe qui.

Je sens son cœur battre contre ma joue, et son rythme régulier ne fait qu’augmenter ma perplexité.

– Pourquoi moi ?

– Mon chou, quand tu auras la réponse à cette question, nous ne parlerons plus.

Je m’écarte de lui et je le regarde en clignant des yeux.

– Tu seras parti ?

Il ébauche un sourire.

– Je serai en toi.


ll

 

 
Ani DiFranco, « 32 Flavors »
Nine Inch Nails, « Perfect Drug »
P!nk, « Slut Like You »
Cold Play, « Fix You »
The Fray, « How to Save a Life »
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Josh Radin, « When You Find Me »