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mardi 3 juin 2014

Rebecca Kean, Tome 1: Traquée de Cassandra O'donnell


http://www.rebeccakean.com/system/resources/W1siZiIsIjIwMTMvMDIvMTIvMDNfMThfNDZfMTMxX3RvbWVfMV9jaGFwXzEucGRmIl1d/tome_1_chap_1.pdf



Elle est mortelle mais elle n’a ni cœur ni âme.
Elle inflige la souffrance et invoque une justice ignorée.
Elle est le glaive et la main qui la guide s’appelle vengeance.
Ne la croise pas sur ton chemin car cruauté est son nom et ton sang est son emblème.












 Cliquez sur la couverture pour télécharger les deux premiers chapitres sur le site de l'auteur.


Le résumé :
Depuis le temps que je me planquais et que je filais doux, cela devait bien finir par me tomber dessus un jour. Inutile de la jouer discrète à présent, toute la communauté surnaturelle de Burlington (oui, c'est un trou perdu et pourtant, il y a foule) a découvert mon existence. "Et après ?" me direz-vous. Eh bien, une sorcière de guerre, ça ne court pas les rues. Les autres clans le savent, eux. Je suis dans une belle panade. Surtout qu'à présent, le Directum me demande d'être son Assayim. Ou, si vous préférez, son tueur à gages...


 

L'avis :
J'ai un avis assez mitigé.
Je n'ai pas assez aimé pour parler de coup de cœur mais il m'a assez emballé pour que je lise les tomes suivants.
Il faut dire que le début du livre ne m'a pas accroché. L'héroïne rencontre dès la première scène Raphaël vers qui elle va tomber sous le charme. Honnêtement la scène, les émotions, leur histoire...tout ça c'était trop rapide et j'ai eu du mal à accrocher. Je l'ai pourtant fait au vu des nombreuses critiques positives de la série. Et j'ai bien fait...car passé ce mauvais départ, on rentre très vite dans l'action et les personnages créés sont attachants.
Là sur 200 pages j'ai du mal à décrocher du livre (même si j'ai du mal avec la relation Rebecca/ Raphaël – pas très crédible pour moi). Tout y est pour passer un moment addictif et puis...le soufflet retombe et la fin est longue tout en étant prévisible.
Voilà pour quoi je suis partagée. J'attends de lire le 2ème tome pour avoir un avis tranché.
L'extrait :
— Tu as le don d’insuffler la vie au cœur même de la mort, ma douce. Tu ramènes les vampires au monde des vivants.
— C’est ce que tu crois ?
— C’est ce que j’ai ressenti. C’est ce que je ressens toujours en ta présence. Comment expliquer autrement les sentiments que j’éprouve pour toi ? Je n’ai pas eu une seule émotion en dix siècles, Rebecca, et aujourd’hui je me sens comme un adolescent de quinze ans face à son premier amour. Tu trouves ça normal ?
Il y avait de la souffrance dans sa voix. Et ça me rendait furieuse.
— Je suis une sorcière mais je suis aussi mortelle, aimer est on ne peut plus normal pour nous, dis-je en plongeant mes yeux dans les siens. On ne considère pas ça comme une tare.
— Ce n’est pas ce que j’ai dit.
— Quand tu as compris ce que ma magie te faisait, pourquoi ne m’as-tu pas tuée ? crachai-je.
La colère a décidément le don de rendre les gens stupides.
— Parce que ça aurait été comme de mourir à nouveau.
— Laisse tomber pour le rituel, je me démerderai autrement.
Je me dirigeai vers la porte lorsque je sentis plusieurs mouvements derrière mon dos.
— Retourne-toi, dit-il d’une voix menaçante.
J’obéis lentement. Il tenait un poignard en argent extrêmement ancien.
— À quoi tu joues ?
— Je te donne la possibilité de te débarrasser de moi définitivement. Après, il sera trop tard, dit-il en le glissant entre mes mains.
— Et pourquoi devrais-je te tuer ?
— Parce que tu vas vouloir quitter mon territoire après avoir réglé cette affaire et que je ne te laisserai jamais partir loin de moi. Jamais. Est-ce que tu comprends, Rebecca ?
Je commençai vraiment à prendre ses menaces au sérieux…
— Je n’ai pas vraiment décidé de ce que je comptais faire mais rester à Burlington est trop risqué, dis-je avec conviction.
— Alors tu vas devoir me tuer.
— Si c’est vraiment ce que tu veux, dis-je en posant la lame sur son torse.
Je n’avais jamais véritablement envisagé de tuer Raphael et maintenant que j’étais au pied du mur, j’étais tétanisée.
— Ne m’y force pas, je t’en prie, fis-je, la gorge serrée.
— Je n’ai pas peur de mourir, ma douce. Seulement de te perdre, fit-il en posant ses mains au-dessus des miennes, sur le manche du poignard. Cette arme est unique. Les métaux et la magie qui l’ont forgée la rendent mortelle pour toutes les créatures surnaturelles y compris pour moi. Il ne te reste qu’à l’enfoncer là, juste là, fit-il en créant une pression suffisante pour que la lame pénètre sa chair blanche.
— Non, fis-je en regardant épouvantée le sang qui s’échappait lentement de sa poitrine.
J’arrachais ses boutons dans un mouvement de panique et essuyais maladroitement avec mes mains l’estafilade qu’il venait de créer. Il me saisit les poignets et colla son front contre le mien.
— Rebecca, arrête.
Les larmes coulaient sur mes joues sans que je parvienne à les arrêter.
— Je te déteste.
— C’est de bonne guerre, mon amour, dit-il.
Il arracha le reste de sa chemise, me fit basculer sur le dos et me colla par terre contre le tapis ; je ne pouvais plus bouger.
L'extrait :
- Je n'appartiens à personne. Je suis libre et, croyez-moi, il est hors de
question que l'un de vous se permmette de m'approcher à nouveau, lançai-je, furieuse, en courant vers la porte.
Mais Raphael fut plus rapide.
- N'essaie pas de quitter la ville, dit-il d'un ton rageur en m'empêchant de sortir.
- Arrête de penser que j'ai besoin d'être protégée, bordel, dis-je d'un ton agressif. Et vire-moi ton putain de garde du corps lubrique.
- Non. Pas tant que je n'ai pas trouvé quelqu'un d'autre.
- Très bien, alors je lui ouvrirai mon lit jusqu'à ce que tu lui trouves un remplaçant...
- Raphael, non! hurla Mark.
Le bras du vampire s'était comme suspendu dans les airs, sa main à quelques centimètres de ma joue. Je reculai, saisie.
- Le calme, le calculateur, l'impassible Raphael sur le point de perdre son sang-froid à cause d'une femme... Jamais je n'aurais cru voir ça un jour, fit- Mark.
Raphael émit un grognement de frustation et s'assit contre le mur aussi loin possible de nous qu'il le pouvait et fit retomber ses cheveux devant son visage comme pour se cacher.
- Je ne comprends plus rien, fis-je d'une voix douce.
- C'est pourtant simple. Raphael ressent des émotions mais il est si peu habitué à les gérer qu'il n'arrive pas à se contrôler.
Ça c'était pas bon. Pas bon du tout.


Le book trailer :