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mercredi 24 décembre 2014

Les chroniques de Mackayla Lane, Tome 5: Fièvre d'ombres de Karen Marie Moning

- Bon sang, Mac, que s'est-il passé ? Que s’est-il passé nom de nom ? répète-t-il en boucle.
Il a le regard fou, le visage livide, les lèvres serrées.
- Que vous a-t-il pris d'aller là-bas sans moi ? Je vous y aurais emmenée, si j'avais pensé que vous seriez aussi stupide. Ne me faites pas cela ! Bon sang, vous n’avez pas le droit de me faire cela !
(…)
J'aurais dû faire l'amour à cet homme. J'avais toujours peur de me montrer tendre. Je suis effarée par ma propre stupidité
Il tressaille.
- Ne vous imaginez pas une seule fichue minute que vous pouvez mettre tout cela dans votre regard, et mourir. Ce sont des foutaises. Je ne recommencerai pas.






En perdant sa sœur, Mac croyait avoir tout perdu. Maintenant elle réalise qu'elle a vraiment tout perdu : sa sœur est morte, ses parents, pris en otages, et Barrons... mort.
Mort en essayant de la sauver.
Surmontant sa peine, Mac veut maintenant plus que tout obtenir sa vengeance. Pour Alina, mais aussi pour Barrons. La jeune femme accepte alors de s'allier avec Darroc, l'ex amant de sa sœur, pour obtenir le Sinsar Dubh et pour satisfaire sa soif de vengeance. Cependant les apparences sont parfois trompeuses...
Alors que Mac ne sait toujours pas ce qu'elle est ni qui elle est, Darroc est tué, emportant tout ses secrets avec lui. La jeune femme ne sait alors plus que ou qui croire…

    


  
- Dès l'instant où j'ai posé les yeux  sur toi, j'ai compris que tu créerais des problèmes.
- J'en ai eu autant à ton service.
- J'ai eu envie de t'attirer entre les rayonnages, de te baiser jusqu'à t'en faire perdre la raison et de te renvoyer chez toi.
- Si tu avais fais cela, je ne serais jamais partie.
- De toute façon, tu es toujours là.
- Tu n'es pas obligé de le dire sur un ton si désobligeant.
- Tu as mis ma vie sens dessus dessous.
- Très bien, je m'en vais.
- Essaie et je t'enchaîne.
Il me décocha un regard furieux.
- Cela, c'est de l'hésitation, dit-il dans un soupir.
Quelques instants plus tard, il me tendit la main. Je glissai mes doigts entre les siens. 

 


L'extrait
Je n'en ai jamais assez, Mac. Cela me rend dingue. Je devrais vous tuer pour ce que vous me faites ressentir.


L'extrait
Je lève les yeux vers les ténèbres insondables de ses iris.
- Pouvez-vous mourir, un jour ?
Pendant un long moment, il ne dit rien. Puis il donne un seul coup de menton, en une négation silencieuse.
- Vraiment JAMAIS ? Quoi qu'il arrive ?
De nouveau, il secoue la tête de gauche à droite, une seule fois.
Le salaud. Maintenant, je comprends d'où vient la colère qui bouillonnait derrière mon euphorie. Une part de mon cerveau était déjà parvenue à cette conclusion :
Il m'a LAISSÉE pleurer.




L'extrait
Je levai les yeux vers son visage abasourdie.
-Tu... savais?
-J'ai compris que c'était un mensonge dés l'instant où tu l'as dit.
Je scrutai son regard.
-Enfin... Tu avais l'air heureux! Tu souriais! J'ai vu tes yeux s'éclairer!
-J'étais heureux. Je savais pourquoi tu avais menti.
Son regard sombre, millénaire, inhumain, était inhabituellement tendre. Parce que tu m'aimes.
Je laissai échapper un soupir saccadé.
-Partons d'ici, Mac. Il n'y a rien pour toi ici.
-Le sortilège! Il est là! Je peux le prendre. M'en servir. Lui offrir le repos éternel.
-Et tu ne serais plus toi même. Tu ne peux pas prélever seulement un sort dans cette chose. C'est tout ou rien. Nous trouverons un autre moyen.
Le Sinsar Dubh émit un son fiel.
IL MENT. IL TE DÉTESTE POUR L'AVOIR TRAHI.
-Enferme-le Mac. Fige le lac dans la glace.
Je regardai le Livre, qui étincelait dans toute sa gloire. Le pouvoir pur et simple. Je pouvais créer des mondes.
FIGE-LE, LUI! IL EST SEULEMENT INQUIET QUE TU DEVIENNES PLUS PUISSANTE QUE LUI.
Barrons me tendit sa main.
-Ne me quitte pas, ma poupée arc-en-ciel.
Sa poupée arc-en-ciel. Était-ce donc moi?
Cela semblait si lointain! Je souris faiblement.
-Tu te souviens de la jupe que je portais pour aller chez Mallucé, le jour où tu m'as dit de m'habiller gothique?
-Elle est là-haut, dans ton armoire. Je ne l'ai pas jetée. Sur toi, c'était un vrai rêve érotique.
Je pris sa main.




L'extrait
(...) Ses crocs acérés frôlèrent mon oreille.
- N'utilisez... plus jamais... le sexe... comme une arme... contre moi.
Les mots avaient jailli, gutturaux, déformés par ses dents trop larges pour une bouche humaine, mais je les avais parfaitement compris.
Je haussais les épaules.
- Pas de fichu haussement d'épaules ! grogna-t-il.
Sa joue était contre al mienne ; je pouvais sentir ses méplats se durcir et s'élargir. Une fois de plus, j'entendis un craquement de tissu.
- J'étais en colère.
Et j'avais toutes les raisons de l'être !


L'extrait
Vous voulez monter, déshabillez-vous.
Je le défiai du regard.
- Je porte des vêtements près du corps.
- C'est non négociable. Vous enlevez tout. Absolument tout.
Lor croisa les bras et s'adossa à la cage d'escalier, un sourire aux lèvres.
- Elle a un cul d'enfer. Si on a de la chance, elle est en string.
L'homme aux cheveux blancs émit un ricanement guttural.
- Vous n'avez jamais demander a personne de se dévêtir, avant, ripostai-je.
- Les règles ont changé, dit Ryodan en souriant.
- Je ne vais pas...
- Voir vos parents si vous n'obéissez pas, m'interrompit-il.
- Si je dois être nue, je ne veux pas leur rendre visite. Ma mère ne s'en remettrait pas.
Il me tendit un peignoir court.
- Vous aviez prévu tout cela, dis-je.
Le fumier!
- Je vous l'ai dit, les règles ont changé. Avec la reine ici, je ne serai jamais trop prudent.
Il ne croyait pas que j'allais le faire. Il se trompait.
Frémissant de rage, j'ôtai mes chaussures, fis passer ma chemise par-dessus ma tête, retirai mon jean, fis voler mon soutien-gorge et me débarrassai de mon string. Puis je remis mon holster, y rangeai ma lance et montai l'escalier en tenue d'Eve sans le quitter des yeux, en imprimant à ma démarche un léger déhanchement.
Lorsque j'arrivai sur le palier, Ryodan me mit presque le peignoir de force. Je regardai en bas, en direction de Lor et de son acolyte. Ils me jetaient des regards ahuris et semblaient avoir oublié de rire.



L'extrait
- Dans « directement » qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?
- La même chose que vous ne comprenez pas dans « traiter les autres correctement » ô, Grand Grincheux ! marmonnai-je.
A ma surprise, il éclata de rire. Je ne sais jamais ce qui va déclencher son hilarité. Aux moments les plus incongrus, il semble s'amuser de son mauvais caractère.
- Je serai infiniment moins grincheux si vous admettiez que vous avez envie de coucher avec moi et que nous réglions cette question.
Une vague de fièvre monte en moi. Barrons disait « coucher avec moi » et j'étais prête.
- C’est tout ce qu'il faudrait pour vous mettre de bonne humeur ?
- Cela y contribuerait grandement.
- Aurions-nous enfin une conversation Barrons ? Etiez-vous vraiment en train d'exprimer des sentiments ?
- Sentiments ? Si c'est votre façon de dire « érection », Mlle Lane…


L'extrait 


L'extrait
Tandis qu'il m'emplit, je me demande si - de la même façon que le sexe produit un parfum qui lui est unique - nous ne "faisons" pas effectivement l'amour. Dans le sens de créer, fabriquer, invoquer un élément indépendant dans l'air autour de nous. Je me dis que peut-être, si suffisamment d'entre nous le "faisaient" vraiment bien, pour de bon, et pas seulement pour le pire, nous pourrions changer la face du monde. Parce que quand il est en moi, je sens l'espace autour de nous se modifier, se charger, me donner l'impression qu'une sorte de circuit en boucle s'est installée - plus Barrons me touche, plus j'ai envie qu'il le fasse. Coucher avec lui comble mon désir. Puis le nourrit. L'apaise, puis l'alimente. C'est un cercle sans fin. Je sors du lit avec lui, impatiente d'y retourner. Et je suis...
- ...furieuse contre vous-même à cause de cela, dit-il avec douceur.




L'extrait
Je tremble.
Je suis impressionnée de me savoir ici. Désirée par cet homme.
Il allume d'autre bougies près du lit. Puis il ramasse des oreillers et les empile, comme lorsque j'étais Pri-ya.
Dans cet autre sous-sol, voilà une éternité, il superposait des coussins sous mes hanches . Je m'y étendais, ma tête sur le lit, les reins surélevés. Il se frottait contre moi, entre mes jambes, jusqu'à ce que je le supplie, puis il me prenait lentement par-derrière.
Il dépose le dernier oreiller et me regarde. Puis, d'un coup de menton, il désigne la pile.
-Je vous est vu mourir, Mac. Il faut que je vous possède.
Les mots me frappes comme des balles. Mes jambes ,e me portes plus. Je m'adosse à un meuble. [...] C'était l'affirmation de ce qui est requis pour continuer a vivre. Comme il aurais dit Mon sang est empoissonner, Mac. J'ai besoin d'une transfusion.
-Est-ce que vous le voulez ?
Il n'y a pas de sensualité pas de jeu pas de séduction dans sa voix. C'est une question qui appelle une réponse. Simple et directe. C'est ce qu'il veut. C'est se qu'il offre
-Oui.
Il fait passer sa chemise par-dessus sa tête. Le souffle coupé, je regarde ses longs muscles fuselés rouler sous sa peau. Je sais comment saillent ces biceps lorsqu'il est sur moi, comment le plaisir tend ses traits lorsqu'il entre en moi.
-Qui suis-je ?
-Jéricho.
-Qui êtes-vous ?
Il jette ses bottes et son pantalon. Ce soir, il est en commando.
Mon souffle me quitte en une phrase toute attachée:
-Questcequesapeutfaire ?
-Enfin !
Le ton est doux, l'homme ne l'est pas.
-J'ai besoin d'une douche.
Ses yeux étincellent et ses dents brillent dans l'obscurité.
-Un peu de sang ne me dérange jamais. [...]
Il est la nuit. Il la toujours été. Et moi j’étais une fille du soleil.
Jéricho Barrons est en train de décrire des cercles autour de moi, nu, me dévisageant comme s'il était sur le point de me dévorer toute crue - gentiment, pas comme son fils.
[...] Cette fois ci je veux vivre ce moment au ralenti. Savourer chaque seconde comme si c'était la dernière. J'ai choisis ceci. Cela me semble incroyable.
- Un instant!
Son comportement change immédiatement. Ses yeux ce voile de rouge.
- N'ai-je pas attendu assez longtemps ?






L'extrait
-Veux-tu que nous passions la journée de demain à la plage, tous les deux?
Barrons s'approcha de moi.
-Elle a déjà des projets.
-Est-ce vrai, Mackayla?
-Elle travaille avec moi sur des textes anciens.
V'lane m'adressa un regard compatissant.
-Ah. Les textes anciens. Un jour à marquer d'une pierre blanche à la librairie.
-Nous traduisons le Kama Sutra,explique Barrons. Avec une mise en application des exemples.
Je faillis m'étrangler.
-Vous n'êtes jamais là, pendant la journée!
-Comment cela se ait-il? s'enquit V'lane, tout innocent.
-Je serai là demain, promit Barrons.
-Toute la journée? demandai-je.
-Elle sera nue sur une plage, avec moi.
-Elle n'a jamais été nue au lit avec toi. Quand elle jouit, elle rugit.
-Je sais quels sons elle fait entendre quand elle ressent du plaisir. Je lui est donné de nombreux orgasmes rien qu'en l'embrassant.
-Et moi, en lui faisant l'amour. Pendant des mois, la fée.
-Couches-tu encore avec elle? susurra V'lane. Je ne sens pas ton odeur sur elle. Si c'est le cas, tu ne la marques pas assez. Son parfum commence à ressembler au mien.A celui des faës.
-Incroyable, murmura Christian derrière nous.
-Elle couche avec les deux? demanda Drustan.
-Et ils acceptent ça s'étonna Dageus.
Mon regard passa de V'lane à Barrons.




L'extrait
Jéricho, j’ai l’impression que toute ma vie m’a dirigée vers cet instant.
— C’est réglé. La destinée est une garce infidèle. Nous n’y allons pas. Retire tes vêtements et retourne dans mon lit.
J’éclatai de rire.
— Allons, Barrons. As-tu déjà fui devant un combat ?
— Jamais. Et d’autres ont payé pour cela. Je ne veux pas que ce soit ton cas.
— Je n’y crois pas, dis-je d’un ton faussement horrifié. Jéricho Barrons est indécis. La réalité dépasse la fiction !