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dimanche 19 janvier 2014

Insaisissable, tome 1.5 : Ne me résiste pas - Tahereh Mafi

 

JULIETTE M’A ÉCHAPPÉ
J’AI ÉCHOUÉ

ELLE ME DÉTESTE
JE ME DÉTESTE D’AUTANT PLUS

ELLE ME DÉTRUIT DE L’INTÉRIEUR
JE DEVIENS FOU











Le résumé :

« Je suis tombé fou amoureux d’elle. Ça fait tellement mal. De toute ma vie je n’ai jamais ressenti ça. J’ai éprouvé la honte et la lâcheté, la faiblesse et la force. J’ai connu la terreur et l’indifférence, la haine de soi et le dégoût de tout. Et pourtant je n’ai jamais connu un sentiment aussi atroce, aussi paralysant. Et ça ne fait qu’empirer. »

Juliette a trompé la vigilance de Warner, en le séduisant et en lui infligeant une terrible blessure. Elle s’est enfuie avec l’aide d’Adam et de Kenji. Le père de Warner, le Commandant suprême, compte bien faire payer à ces trois rebelles le prix de leur trahison.
Et pour Juliette, ce sera sa vie.

L'extrait :
Cette fille me détruit.
Une fille qui a passé l'année écoulée dans un asile de fous. Une fille qui a essayé de me tuer par balle pour l'avoir embrassé. Une fille qui s'est enfuie avec un autre homme juste pour s'éloigner de moi.
Bien sûr, c'est de cette fille que je devais tomber amoureux.
Je plaque une main sur ma bouche.
Je suis en train de perdre la tête.

L'extrait :
"C'est une chose étrange, de ne jamais connaître la paix. De savoir que peu importe où tu vas, il n'y a pas de sanctuaire. Que la menace de la douleur ne tient qu'à un souffle. Je ne suis pas en sécurité, enfermée entre ces 4 murs, je n'ai jamais été en sécurité depuis que j'ai quitté la maison, pas plus que durant les 14 années que j'y ai passée. L'asile tue des gens tous les jours, le monde à déjà appris à me craindre, et ma maison est l'endroit où mon père m'enfermait dans ma chambre toutes les nuits, l'endroit où ma mère me criait dessus parce que j'étais l'abomination qu'elle était forcée d'élever. Il y a quelque chose, à propos de mon visage, qu'elle ne supportait pas. C'est ce que m'elle disait. Quelque chose, à propos de mes yeux, et dans la manière dont je la regardais, le fait que j'existe...
Elle me disait toujours d'arrêter de la regarder. Elle me le criait toujours, comme si j'allais l'attaquer. "Arrête de me regarder", me criait-elle, "Arrête juste de me regarder". Et elle a même mis ma main dans le feu, une fois. Elle voulait voir si ça allait brûler, c'est ce qu'elle m'a dit. Juste pour voir si c'est une main normale. J'avais 6 ans, je m'en rappelle parfaitement. Je m'en rappelle parce que c'était mon anniversaire."

Je jette le carnet sur le sol et me relève en un instant, en essayant de contrôler les battements de mon coeur. Je place ma main dans mes cheveux, mes doigts en attrapent les racines. Ces mots sont trop proches de moi, trop familier. L'histoire d'un enfant abusé par ses parents. Enfermé et mis au rebut. C'est trop proche de mon esprit. Je n'ai jamais rien lu de tel. Je n'ai jamais rien lu qui me parle aussi directement. Et je sais que je ne devrais pas. Je sais, d'une certaine manière, que ça ne m'aidera pas, que ça ne m'apprendra rien, que ça ne donnera aucun tuyau sur l'endroit où elle pourrait être allée. Je sais que lire ce carnet ne fera que me rendre fou. Mais je ne peux m'empêcher de m'y noyer à nouveau.