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jeudi 15 janvier 2015

Les chroniques de MacKayla Lane, tome 2: Fièvre rouge



-Peut-être qu'un jour, mademoiselle Lane, vous embrasserez un homme sans qui vous ne pourrez plus respirer, et vous vous apercevrez que ce n'est pas si important que cela.
- C'est ça;un jour mon prince viendra.
- Il n'en sera peut-être pas un. Les hommes le sont rarement.











La vie bien tranquille de MacKayla Lane bascule complètement quand elle se retrouve sur les côtes de l’Irlande et est plongée dans un royaume obscur et mortel totalement différent de ce qu’elle avait imaginé. Pour sauver sa vie, Mac doit trouver le Sinsar Dubh, un livre vieux d’un million d’années de la magie la plus noire que l’on puisse trouver et qui recèle la clé pour dominer le monde des hommes et des Fae. Poursuivie par les assassins Fae, cernée par de mystérieux personnages auxquels elle ne peut pas faire confiance, Mac se retrouve partagée entre deux hommes aussi irrésistibles et dangereux l’un que l’autre : V’lane, le Fae insatiable qui peut transformer le désir sexuel en une obsession chez une femme et le toujours énigmatique Jericho Barrons, un homme aussi attirant que mystérieux...

Depuis des siècles, le royaume des ombres Fae a cohabité avec celui des hommes. Mais maintenant les murs entre eux s’effondrent et Mac est le seule qui peut s’y opposer...






- Alors, vous ne regardiez pas assez ! Moi, je suis celle qui a des seins !
— Je le sais fichtre bien ! Je les ai sous les yeux en permanence !
— Il faudrait apprendre à contenir votre libido, Barrons !
— Allez au diable, péronnelle !
— J’y suis déjà, merci ! Grâce à vous, ma vie est devenue un enfer !
— Serait-ce ma présence qui vous enflamme, mademoiselle Lane ?
— Je vous en prie, épargnez-moi vos vantardises.
— Vantardises ? répéta-t-il d’un ton offensé. Je vous prouve le contraire quand vous voulez.
— Essayez, et je vous tue.
Il m’attrapa par mon tee-shirt et m’attira à lui jusqu’à ce que nos visages se touchent.
— Je vais faire plus qu’essayer, mademoiselle Lane. Et souvenez-vous que c’est vous qui m’avez défié. Ne vous imaginez pas qu’il vous suffira de crier : « Pouce ! » pour interrompre la partie.
— Vous avez entendu quelqu’un demander grâce, Barrons ? Pas moi.
— Très bien.
— Parfait.
Il lâcha mon tee-shirt, me prit par les cheveux et écrasa ses lèvres sur les miennes.
Il me sembla alors qu’une digue cédait en moi.
Je l’attirai à moi de toutes mes forces. Il en fit autant et me plaqua fiévreusement contre lui. Je lui tirai les cheveux, il m’imita aussitôt. Il ne jouait pas les gentlemen. En fait, il ne jouait pas du tout. D’une certaine façon, il n’avait jamais été aussi honnête.



L'extrait 

- Bref, vous avez couché avec lui ?
- Barrons ! m'exclamai-je. Pour qui me prenez-vous ?
Je plongeai mon visage entre mes mains. Puis je me redressai.
- Si je le faisais, demandai-je, je deviendrais son esclave, n'est-ce pas ?
Il me scruta d'un regard froid.
Sauf s'il vous protège.
- Ah ? Demandai-je, toute innocente. C'est possible ?
- Essayez de ne pas avoir l'air aussi intriguée, mademoiselle Lane.
- Je ne le suis pas, maugréai-je.
- Tant mieux. J'espère que vous n'avez pas confiance en lui ?
- Je n'ai confiance en personne. Ni en lui, ni en vous, ni en qui que ce soit.
- Alors, vous avez des chances de rester en vie.
 
  L'extrait

- Les gens dotés d'un minimum de sensibilité traversent tous des passages à vide, mais vous ne pouvez pas comprendre cela, poursuivis-je avec amertume. Tout ce que vous ressentez, vous, c'est de l'avidité, du mépris, et peut-être une érection occasionnelle - non pas pour une femme, mais pour de l'argent, une pièce de collection ou un livre rare. Au fond, vous n'êtes pas différent de vos rivaux ni de V'lane. Vous n'êtes qu'un mercenaire froid et sans â...
Sa main se referma sur ma gorge. Puis il se plaqua contre moi, m'écrasant de tout son corps contre la poutre glaciale.
- J'ai aimé, mademoiselle Lane, et même si cela ne vous regarde pas, sachez que j'ai perdu. Bien plus que vous ne pouvez l'imaginer. Je ne suis pas comme mes concurrents, et encore moins comme V'lane. Quant à mes érections, je vous assure, elles n'ont rien d'occasionnel.
Il se pressa contre moi, m'arrachant un petit soupir de surprise.
- Il arrive même que ce soit pour une gamine insolente qui n'a rien d'une femme. Dernier point, c'est moi qui ai tout cassé au magasin, en ne vous trouvant pas. Vous devrez d'ailleurs vous choisir une nouvelle chambre, la vôtre est inutilisable. Je suis navré que votre gentille petite vie ait été chamboulée, mais vous n'êtes pas la seule dans ce cas, et il faut bien continuer. Alors, autant vous adapter.


  L'extrait

-(...) Qui êtes-vous exactement Barrons ?
- Celui qui ne vous laissera jamais mourir. Ce qui est bien plus que quiconque ait jamais fait pour vous, mademoiselle Lane. Bien plus que quiconque soit capable de faire pour vous.



  L'extrait 
 
- Il en va souvent ainsi : nous ne comprenons la valeur de ce que nous possédons que lorsque nous le perdons.


  L'extrait


- Il m… m’a dit que vous ne… viendriez pas.
J’avais froid, si froid ! À part cela, curieusement, je n’avais pas très mal. Cela signifiait-il que ma moelle épinière avait été touchée ?
Barrons jeta autour de lui des regards rapides, comme pour chercher quelque chose. S’il avait été n’importe qui d’autre, j’aurais juré qu’il perdait son sang-froid.
— Et vous l’avez cru ? Non, ne répondez pas. J’ai dit, taisez-vous. Par tous les diables de l’Enfer, restez tranquille, Mac !
Il m’avait appelée Mac. J’avais trop mal pour sourire mais je souris quand même, intérieurement.
— B… Barrons ?
— Je vous ai dit de vous taire, grommela-t-il.



  L'extrait


Ce qui s’était passé entre Barrons et moi ce soir-là était plus que de l’impudeur, c’était un accès de folie érotique dont le seul souvenir me faisait rougir. Nous avions partagé une intimité soudaine, brutale, dans laquelle certains secrets s’étaient dévoilés.
J’étais sur le point de détourner les yeux lorsqu’il tendit
soudain la main vers moi. Je me figeai. Avec une douceur dont je ne l’aurais jamais cru capable, il caressa mon visage de ses longs doigts fuselés.
Recevoir une marque de tendresse de la part de Jéricho Barrons est une expérience unique et inoubliable. Cela vous donne le sentiment d’être la personne la plus extraordinaire au monde. Imaginez-vous marchant droit vers le lion le plus puissant, le plus sanguinaire de la jungle, vous étendant devant lui, plaçant votre tête dans sa gueule... et, alors que vous vous attendez à être dévoré, l’entendre ronronner comme un gros chat avant de vous lécher affectueusement la joue. Voilà à peu près ce que je ressentis en cet instant.