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mercredi 24 décembre 2014

L'amour fou - Anna Campbell






 
Ce qui l'attirait par-dessus tout, c'était l'idée qu'un jour, pour l'homme qui trouverait la caresse appropriée et les mots justes, ce regard impénétrable s'animerait d'une passion brûlante.








 


Une situation désespérée a conduit Vérity Ashton à changer de nom et à fuir sa famille : elle est désormais Soraya, la courtisane la plus désirée de Londres. Le duc de Kylemore décide d'en faire sa femme, et faisant fi de la société, il l'enlève. Malgré son désir d'indépendance, Vérity a du mal à résister à cet homme qui lui offre sa tendresse.
Le duc de Kylemore la connaît sous le nom de Soraya, la plus célèbre courtisane de Londres. les hommes se battent en duel pour obtenir un moment en sa compagnie. Et seul lui est presque parvenu à la dompter, ou presque. Défiant la société de son époque, il a voulu en faire son épouse ; puis, elle a disparu complètement de la surface de la terre.

Des circonstances très dures ont contraint Verity Ashton à vendre son innocence et à changer de nom. Mais Kylemore a détruit ses plans d’une vie respectable quand il a découvert sa cachette. Il la kidnappe et la conduit à son pavillon de chasse en Ecosse, où il veut la faire se soumettre.

Là, il la séduit de nouveau. Verity passe nuit après nuit avec lui, dans son lit... et bien qu’elle rêve encore d’indépendance et de fuite, elle sait qu’elle ne pourra jamais échapper à l’amour inattendu et inopportun qu’elle éprouve pour son amant.




J'ai beaucoup ce livre qui dépeint la passion de nos deux héros de manière originale. Justin le héros comprend la profondeur des sentiments qu'il porte à sa maîtresse lorsqu'il la perd.
Il décide de la récupérer par tous les moyens.



Chapitre 1
Londres, 1825
Justin Kinmurrie, duc de Kylemore, jeta un coup d'œil à la femme qui gisait, épuisée, au milieu des draps en désordre. Il soupçonnait fortement cette fatigue d’être feinte, mais il avait pris trop de plaisir pour tenir rigueur à sa maîtresse de cette légère exagération.
Il délaissa un instant le nœud compliqué de sa cravate pour contempler le corps magnifique, les longues jambes, l'arrondi voluptueux des hanches, le ventre délicatement bombé, les seins splendides entre lesquels s'était niché le somptueux rubis cœur-de-pigeon qu'il lui avait offert deux heures plus tôt pour célébrer le premier anniversaire de leur liaison.
Son regard s'attarda un délicieux instant sur les deux globes d'albâtre couronnés de deux mamelons roses avant de remonter jusqu'au visage à l'innocence digne d'une madone de la Renaissance.
Même après tout ce temps, le contraste entre la sensualité de ce corps de courtisane et l'angélisme de ce visage virginal suscitait en lui une émotion toute masculine.
Elle était belle à damner un saint.
C'était la femme la plus célèbre de Londres, et elle lui appartenait.
Elle constituait pour lui un signe extérieur de richesse, au même titre que son élégante garde-robe, ses tableaux de prix, ses célèbres écuries et ses vastes domaines.
Voulez-vous que j'appelle Ben Ahbood pour vous aider à vous habiller? suggéra-t-elle.
Comme toujours, son magnifique regard gris clair, limpide comme un ruisseau, restait aussi impassible que son ravissant visage. Il se demandait parfois si le charme fascinant qu'elle exerçait sur lui - en dehors de ses qualités de courtisane -ne résidait pas dans le suprême détachement qu'elle affichait en toutes circonstances.
Non, il y avait plus, beaucoup plus...
Ce qui l'attirait par-dessus tout, c'était l'idée qu'un jour, pour l'homme qui trouverait la caresse appropriée et les mots justes, ce regard impénétrable s'animerait d'une passion brûlante. Jusqu'à présent, le duc ne s'était pas bercé d'illusions. Il savait parfaitement qu'il n'était jamais parvenu à entamer cette réserve d'airain et, depuis un an qu'il était son protecteur, il commençait à croire qu'il n'y parviendrait jamais.
Comprenait-elle à quel point son détachement était attirant? Le contraire l'aurait surpris. Dissimuler ses émotions ne l'empêchait pas d'être aussi intelligente qu'une renarde.
Milord ?
Ce n'est pas la peine, merci.
À la vérité, le colosse muet qui servait de factotum à sa maîtresse et que la rumeur publique présentait comme un eunuque le mettait mal à l'aise, mais il aurait préféré se couper un bras plutôt que de l'avouer.