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vendredi 29 août 2014

Un garçon de trop de Abbi Glines

 




Ash, j'essaie vraiment très fort d'être quelqu'un de bien. Et ça n'est pas mon truc, mais Sawyer est important pour moi. S'il te plait souviens toi que j'ai mes limites, et le fait que tu regardes ma bouche comme si tu voulais y gouter me pousse dangereusement au bord de ces limites.










Entre le garçon idéal et le très séduisant bad boy, le coeur d’Ashton balance.
Quand ils étaient enfants, Beau, son cousin Sawyer et Ashton formaient un trio inséparable. Mais les choses ont changé. Sawyer est devenu un garçon parfait et Beau un bad boy peu fréquentable. Ashton s’est mise à sortir avec Sawyer et a alors perdu de vue Beau.
Pourtant, au cours d’un été, alors que Sawyer est en vacances avec ses parents, Ashton et Beau se retrouvent, se redécouvrent et leurs certitudes vacillent. Ashton a-t-elle pris la bonne décision en choisissant celui qui fait l’admiration de tous ? Est-elle vraiment heureuse à ses côtés ? Beau, lui, ne veut surtout pas trahir son cousin qu’il admire.
Le retour de Sawyer les ramènera un temps sur le droit chemin... Mais combien de temps l’illusion durera-t-elle ?
Une romance sur la difficulté d’assumer ses sentiments face au poids des conventions.



Très agréable découverte.
Une très belle romance Young Adult sur fond de triangle amoureux avec de vrais beaux personnages.
Beau et Sawyer sont cousins. Eux et Ashton sont des amis d'enfance mais depuis que la jeune fille sort avec Sawyer, le trio a éclaté.
Beau est vu comme le bad boy de la ville et il aime en secret la petite amie de son cousin mais il les respecte trop pour ne pas le garder secret.
Quant à Ashton et bien, tout tourne autour de sa décision, de son choix.
J'ai trouvé que dans ce triangle amoureux, on peut voir le triangle « amical » être tout aussi important et rendre les choses très difficles pour chacun des protagonistes.

Je lirai avec plaisir le deuxième tome de cette série.


J'aurais pu lui dire qu'il me manquait, que je luttais tous les jours pour ne pas retourner au bar où il m'avait emmenée dans l'espoir de le trouver. Je me suis conten­tée d'opiner.

Il a tapoté la banquette à côté de lui, et je me suis rapprochée sans hésiter. Sentir sa main se poser sur la mienne et la serrer a relâché la tension qui m'étreignait. Pour la première fois depuis le retour de Sawyer, je me sentais bien. Être avec Beau me donnait l'impression que tout allait s'arranger, que les obstacles qui nous empêchaient d'être ensemble allaient s'évanouir et que tout finirait bien.

Il s'est arrêté au bout du chemin de terre, et m'a lâché la main. La baie de Mobile n'était pas du tout la même en plein jour. J'allais m'écarter quand son bras s'est posé sur mes épaules pour m'attirer contre lui. J'ai laissé ma tête se poser contre lui avec un soupir et, sans un mot, nous avons regardé le soleil décliner sur l'eau paisible.
Je sentais mes paupières s'alourdir. C'était si facile d'être avec lui.
— Ash.
Son souffle m'a chatouillé l'oreille. J'ai ouvert les yeux, et il m'a fallu quelques secondes pour comprendre où j'étais. Je me suis redressée en me frottant les yeux.
— Je me suis endormie, ai-je constaté, surprise.
Il a gloussé.
— En effet.
— Excuse-moi. Je ne m'en suis pas rendu compte.
Il a repoussé une mèche de mes cheveux et m'a souri.
— Ce n'est pas grave. Je n'ai pas été aussi bien depuis...
Il n'a pas continué. Depuis quand ? Depuis cet été, quand nous étions tous les deux, ou depuis qu'il m'avait laissée partir sans dire un mot ?
— Je dois te ramener. Sawyer t'a envoyé des textos et essayé de t'appeler plusieurs fois. J'ai pensé qu'il était temps de te réveiller, même si c'est à regret. J'aime bien que tu dormes sur moi.
Mon cœur s'est emballé. Ce genre de réflexions me redonnait espoir. Mais l'espoir de quoi ? Ce n'était pas lui qui avait décidé de rompre, c'était moi.
Il m'a tendu mon téléphone.
— Réponds-lui. Ton silence sera assez dur à expliquer comme ça.
J'ai lu les deux textos me demandant où j'étais. Le dernier était plus pressant. Ma voiture abandonnée dans le parking l'inquiétait.
Je m'apprêtais à répondre quand le téléphone de Beau a sonné.
— Sawyer, a-t-il constaté en fronçant les sourcils.
Je lui ai pris son appareil des mains.
— Laisse-moi répondre. Autant que ce soit moi. Nous n'avons rien fait de mal, de toute façon.
— Allô ?
— Ash ? Où es-tu ? Pourquoi est-ce que tu réponds au téléphone de Beau ? J'essaie de t'appeler depuis un moment.
— Oui, je sais. Excuse-moi, j'allais te répondre. Je suis avec Beau. Il m'a trouvée devant ma voiture sur le parking du lycée. Je ne voulais pas rentrer chez moi affronter le mur des lamentations et Lana. Il m'a proposé de faire un tour et de vider mon sac. Il m'a gentiment écoutée, et j'ai fini par m'endormir. Il n'a pas voulu me réveiller, mais il me ramène maintenant.
Sawyer est resté silencieux. Beau avait l'air d'un tigre prêt à bondir pour me défendre.
— Ok, a fini par dire Sawyer. Je t'attends sur le parking.
D'habitude, je devinais son humeur au son de sa voix, mais cette fois je n'arrivais pas à savoir ce qu'il pensait.
— À tout de suite, alors, ai-je répondu avant de rendre son téléphone à Beau.
Il l'a rangé en me montrant l'espace à côté de moi.
— S'il nous attend, tu ferais mieux de t'asseoir là-bas. Je ne suis pas sûr qu'il soit compréhensif à ce point.
Tandis qu'il faisait demi-tour, je me suis glissée vers la portière - à regret.
— Merci, Beau. J'avais besoin de cette coupure. J'avais besoin... de toi.
Il a poussé un soupir et serré le volant.
— Je serai toujours là pour toi, Ash, mais s'il te plaît, ne me dis pas que tu as besoin de moi. C'est assez dur comme ça.
— Mais c'est vrai, Beau, j'ai besoin de toi.
— Arrête, Ash. Je ne veux pas l'entendre, ni le savoir, ni même y penser. Je peux ignorer mes désirs, mais je ne peux pas te repousser toi.
— Si, Beau, tu le peux. Sawyer est plus qu'un frère pour toi. Tu crois vraiment que tu pourrais le trahir pour une fille ? Je ne le crois pas et je ne crois pas que je pourrais te laisser faire, parce que tu finirais par m'en vouloir. Je te rappellerais tout le temps que je suis la cause de votre rupture.
J'ai posé la tête contre la fenêtre et fermé les yeux. Tant de raisons s'opposaient à nous, et chacune d'elles me déchirait.
— Tu as raison, a-t-il lâché d'une voix tendue.
J'avais beau le savoir, son acquiescement m'a fait l'effet d'un coup de poignard. J'ai étouffé mes larmes.
Nous n'avons plus parlé et, quand nous sommes arri­vés sur le parking du lycée, Sawyer s'est précipité pour m'ouvrir et me faire descendre.
— Je suis désolé, bébé. Tu viens de perdre Grana, ta maison est envahie, et au lieu de m'occuper de toi, je ne pense qu'au foot.
Il m'a serrée dans ses bras, et je me suis laissé faire. J'étais tellement anéantie que j'avais besoin de quelqu'un pour me soutenir. Même si ce quelqu'un n'était pas Beau.
— Merci, Beau. Je te revaudrai ça, a dit Sawyer.
Je n'ai pas voulu regarder Beau.
— De rien, l'ai-je entendu répondre.
Sawyer a claqué la portière. J'ai écouté les pneus crisser sur le macadam, puis le pick-up s'en aller.
— Je t'emmène chez moi, m'a dit Sawyer en me relevant le menton. On fait un barbecue, ce soir. Mes parents seront ravis de t'avoir à la maison.
Je ne pouvais pas refuser. De toute façon, je ne voulais pas. Rentrer et supporter tante Caroline et Lana étaient au-dessus de mes forces.


L'extrait :
Il avait tout dont j'étais dépourvu: des parents parfaits, une famille unie, un vraie maison et une vie normale. Je ne lui avais pourtant jamais rien envier. Il pouvait posséder tout ce qu'il voulait, ça ne comptait pas, parce que j'avais Ashton. Nous étions les trois meilleurs amis du monde, mais Ash était à moi. Elle était ma complice, la seule à qui je confiais mes peurs, la seule à partager mes secrets et mes rêves, mon âme sœur. Et puis un jour, tout s'est écroulé. Exactement comme si tout lui revenait, Sawyer avait pris celle que j'aimais. La seule réussite à laquelle j'avais cru pouvoir prétendre était devenue la sienne.


L'extrait :
- Regardez qui rend visite à sa grand-mère, s'est-elle exclamée sur un ton de reproche amusé.
(...)
- Tu n'es rentrée qu'hier Grana.
(...)
- Alors, a-t-elle repris, curieuse, tu restes fidèles à ton petit copain depuis son départ ou tu t'amuses avec un autre pendant qu'il n'est pas là?
J'en ai recraché la moitié de ma gorgée de thé et me suis étranglée en toussant. Comment faisait-elle pour deviner toujours ce qui m'arrivait? Je n'avais bien sûr rien fait de mal avec Beau, cette rencontre, pourtant... me perturbait.
- Je me demande qui ça peut-être, a-t-elle repris en me tapotant gentiment le dos. Etant donné qu'il me vaut d'être aspergée, je mérite au moins un nom et quelques détails.
(...)
- Si tu veux mon avis, a-t-elle repris avec un grand sourire aux lèvres, aucun garçon, ici, n'arrive à la cheville de Beau Vincent quand il est torse nu.
- Grana! me suis-je récriée en lui tapant la main.
Elle a gloussé.