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jeudi 28 août 2014

Les Ombres de la Nuit, Tome 9 : La prophétie du guerrier - Kresley Cole




Il a juré qu’il reviendrait pour elle.



















Il a juré qu’il reviendrait pour elle.
 Il y a bien longtemps, Aidan le Fier mourait avant d’avoir pu prendre pour épouse Regin la Radieuse. Aussi, depuis l’éternité, a-t-il arpenté le monde des vivants sous différentes identités, en quête de son amour perdu. Aujourd’hui réincarné en Declan Chase, un être brutal, mu par la haine, il retrouve Regin, qui reconnaît en lui celui qu’elle a toujours aimé. Or, ignorant qu’ils appartiennent tous deux au même monde, Declan l’emprisonne, car il entend se venger sur elle de son passé terrifiant. Étrangers et semblables à la fois, sauront-ils s’apprivoiser et céder à la passion qui les anime, au risque de se séparer à tout jamais ?




Lecture plaisante qui m'a plus emballé que le tome précédent mais je dois dire que je me lasse un peu. J'avais adoré les trois premiers tomes mais là j'apprécie sans pour autant y prendre autant de plaisir.
Il s'agit d'une belle histoire d'amour éternelle. Aidan essaie toujours de retrouver la belle Regin à travers ces réincarnations sans pour autant le savoir.
Il revient sous la forme de Declan. C'est un beau héros tourmenté qu'on a instrumentalisé dans le but de détruire les créatures du Mythos – dont sa belle fait partie !

Pour moi le point fort de ce roman , c'est ce personnage vraiment riche. Il est Aidan (mais ne le sait) qui aime plus que tout Regin. Il est Declan qui la déteste.

Le point faible est la répétition de certaines scènes qui font que le derniers tomes se ressemblent.

Une lecture à la hauteur pour les fans de Kresley Cole. 

 
Non !
La Valkyrie leva une jambe au dernier moment et le repoussa, puis jeta son épée de l’autre côté de la clairière.
Elle ne l’avait pas plantée dans le torse de Declan, alors qu’il avait voulu la forcer à le faire.
Pourquoi tu n’y arrives pas ? hurla-t-il.
Je ne sais pas !
Elle semblait perdue, troublée.
Tu veux vraiment que je le fasse ? Tu es si malheureux que ça ?
Face à son épée, quelques instants plus tôt, il avait accepté la mort. Mais il se rendait compte maintenant que mourir, c’était laisser Regin avec un protecteur de moins. Il devait d’abord lui faire quitter l’île.
Tu ne mérites pas ma pitié, dit-elle.

Sa voix se brisa, ses yeux s’embuèrent, et cela fit plus mal à Declan que n’importe quel coup d’épée.
Non, tu as raison. Je ne la mérite pas. Pourtant, il aurait voulu lui expliquer pourquoi il avait agi ainsi, pourquoi les immortels étaient devenus ses ennemis, pourquoi il avait cru que son espèce devait être contrôlée.
Et pourquoi cette tâche lui était finalement revenue.
La formation qui a fait de moi un monstre.
Mais il savait que jamais il ne parviendrait à le lui faire comprendre.
J’ai déjà été torturée, Chase. Mais jamais comme ça. Ils parlaient golf et cinéma tout en…
Elle ravala un sanglot.
— … tout en jouant avec mon utérus.
Une envie de meurtre monta en lui. Il aurait voulu hurler sa colère, réconforter Regin, pulvériser tous ceux qui avaient osé la toucher.
Tu m’avais assuré que je les supplierais. Ça, pour supplier, j’ai supplié. Et je m’en voudrai à jamais de l’avoir fait. Je t’ai supplié, toi,d’intervenir pour les arrêter ! Tu ne peux pas comprendre ce que c’est ! Ce sentiment de viol…
Peut-être que je comprends mieux que tu ne le crois.
La gorge tranchée de Colm, mes parents dévorés vivants. Sentir la chair qu’on arrache de mon corps…
Mais ses mots ne firent que la mettre plus en colère encore.
Tu l’as vu des milliers de fois, alors tu sais tout de la torture, c’est ça ? Tu me dégoûtes ! Tu ne sais rien. Rien !
Non, elle ne pouvait pas balayer ainsi ce qu’il avait enduré.
Je sais tout ! rugit-il en arrachant son pull.
Elle poussa un petit cri, se figea, clignant des yeux comme si elle avait du mal à croire ce qu’elle voyait.
Ne me dis pas ce que je peux comprendre ou pas ! Il se tourna pour lui montrer son dos. Quand il lui fit face de nouveau, elle semblait horrifiée.
Je connais la douleur, Regin ! Je sais ce que cela fait d’être à la merci de quelqu’un !
La foudre tomba une nouvelle fois. Elle recula d’un pas, puis d’un autre.
Elle m’échappe à jamais. Il lui tendit la main, mais elle secoua lentement la tête.
Laisse-moi, Chase. Je ne sais pas ce que tu veux de moi, je ne sais pas ce que tu imagines entre nous, mais oublie tout. Nous deux, c’est… mort !
Et elle reprit le chemin du bunker, une main sur la bouche, comme si elle avait la nausée.
Il la regarda s’éloigner de lui, et un souvenir lui revint soudain. Un souvenir lointain, qui remontait à l’époque où les médecins de l’Ordre lui avaient retiré ses pansements.
Devant ce qui restait de son torse, sa première pensée l’avait étonné, car elle n’avait aucun sens. En regardant, horrifié, sa peau zébrée de cicatrices, il avait pensé : Elle ne voudra jamais de moi dans cet état.
Regin courut jusqu’au bunker, perdant de l’énergie, la vomissant de son corps.
Il y avait des cicatrices sur le torse, le dos, les mains de Chase. Des bourrelets incurvés presque artistiques. Il avait été torturé. Et il en subissait encore le contrecoup.
À l’intérieur de ses avant-bras, il y avait d’autres marques, nombreuses.
Voir ces cicatrices l’avait rendue malade. Elle avait aussitôt imaginé la douleur qui les avait causées.
Qui lui avait fait cela ? Elle se souvenait d’avoir entendu Declan parler de sa haine des immortels, se rappelait s’être dit que certains avaient dû leur faire du mal, à lui et à sa famille. Il n’avait jamais nié.
Elle pouvait établir un scénario plausible. Un groupe d’immortels avait tué ceux qu’il aimait. Declan, lui, avait survécu à l’horreur et rejoint l’Ordre pour se venger.
Elle ralentit. Un souvenir cherchait à faire surface dans sa mémoire, sans y parvenir…
Pas étonnant qu’il nous déteste.

L'extrait :
(Attention gros spoiler!)
Non ! Non ! sanglota-t-elle. Je ne veux pas que ça recommence !
La foudre tomba tout près. Des éclairs zébraient le ciel sans discontinuer. Chase leva une main vers son visage, lui caressa la joue.
Je suis désolé, ma belle.
Brandr donna un coup de poing dans un arbre, rugissant de chagrin.
Ne dis rien, Chase, on va te guérir.
Tu avais raison… Je ne reviendrai pas, Regin.
N… non ! Je ne pensais pas ce que je disais !
Je ne te referai pas subir cette épreuve.
Quoi ? Tais-toi ! Tu dois revenir ! T’es obligé, t’as pas le choix !
Je t’aime… trop. Trouve un immortel qui t’accompagnera pour toujours, dit-il en serrant les dents.
Elle savait combien il lui était difficile de prononcer ces paroles.
Mais c’est toi que je veux !
Elle aurait peut-être dû lui caresser tendrement le visage, mais elle lui empoigna le menton et lui secoua rudement la tête.
C’est toi que je veux, tu entends ? Je t’aime, idiot !
L'extrait :
Declan s’approcha doucement.
D’une certaine manière, il s’agissait d’une opération militaire. Mais jamais un objectif n’avait eu autant d’importance pour lui. Et jamais un plan d’attaque n’avait éveillé en lui un tel dilemme.
Se déshabiller devant elle avait été un réel supplice. Attaquer un nid de cerunnos ? La routine. Prendre une forteresse démon ? Un jeu d’enfant.
S’offrir au regard scrutateur de Regin en sachant qu’elle allait sans doute le rejeter ? L’horreur absolue.
Sans savoir comment, il avait réussi à rester immobile tandis qu’elle l’examinait tranquillement. Quelque chose lui disait qu’elle ne le trouvait pas répugnant. Seigneur Dieu, elle pensait peut-être même le contraire. Quand ses yeux s’étaient mis à scintiller, son sexe s’était raidi.
T’as rien à perdre, Dekko. Si ça ne marchait pas, au moins serait-il délivré d’un des serments qu’il avait faits au vampire.
Les épaules délicates de la Valkyrie se crispèrent quand il se plaça derrière elle. Sans réfléchir, il tendit la main et écarta ses cheveux pour découvrir sa nuque. Puis il se pencha pour embrasser la peau si lisse, au-dessus du torque…
Elle jeta un coude en arrière, le heurta au menton.
Pas touche !
Ainsi qu’il l’avait espéré, ce coup n’était que le premier d’une longue série. Elle fit volte-face et le frappa à la joue.
Il encaissa et l’embrassa dans le cou.
Arrête ! dit-elle en le frappant une nouvelle fois au menton.
Il posa sa lèvre ensanglantée de l’autre côté de son cou.
Non, mais ça va pas ?
Un nouveau coup faillit lui démonter la mâchoire. Mais il effleura la pointe de son oreille de sa joue. Chaque fois qu’elle le frappait, il répondait par un baiser ou une caresse.
C’est censé me faire mal, Valkyrie ? Tu frappes comme une petite fille.
Une petite fille ? s’exclama Regin en le frappant plusieurs fois dans le bas du dos, le poussant à sortir du bassin.
Jamais il n’avait été aussi heureux d’être battu. Bien sûr, il ne se serait peut-être pas autant réjoui si elle avait été en pleine possession de sa puissance de Valkyrie, et s’il n’avait pas été au bord de la fureur sacrée.
Quand il remonta sur la berge à reculons et trébucha, elle sortit à son tour et sauta à califourchon sur lui pour mieux lui boxer le visage.
Plutôt que de la repousser, il posa ses mains sur ses seins parfaits, émit un grognement en sentant leur poids dans le creux de ses paumes. C’était moelleux et doux. Les pointes de ses seins étaient dures… Malgré lui, il donna un coup de reins sous elle.
Elle chassa ses mains, et il ne protesta pas.
Tu me chatouilles, Valkyrie, et j’ai l’impression que tu aimerais que je te chatouille en retour.
Était-elle seulement consciente qu’ils étaient nus tous les deux et qu’elle le chevauchait ? Il sentait la chaleur de son sexe contre lui, sa moiteur aussi, dans l’air frais.
Je pourrais rester comme ça toute la nuit, ma belle.
Connard ! hurla-t-elle entre deux coups sur son sternum. Si je n’arrive pas à te faire mal, c’est à cause de toutes les saloperies de drogues qui courent dans tes veines !
Il plongea son regard dans le sien.
Plus jamais je n’y toucherai.
Mais c’est peut-être aussi parce que toutes ces horribles cicatrices amortissent mes coups ! dit-elle en griffant les bourrelets disgracieux.
Il eut honte. Et sentit la colère monter en lui. Elle ne pourra jamais voir au-delà de ces marques. Il le savait depuis longtemps.
Mais quelque chose le frappa soudain.
Je suis peut-être abominable, Regin, mais tes griffes se recourbent.
Elle l’avait vu nu, et malgré tout elle était excitée. Sur le point de pousser un rugissement triomphant, il se sentit devenir plus agressif et, du bout des lèvres, effleura la pointe d’un de ses seins.
Elle eut un instant d’hésitation, puis lui donna un violent coup du revers de la main.
Ah… Tu ne te défends plus aussi prestement, Valkyrie.
Il lui prit les bras, les plaqua sur ses flancs et effleura son autre sein. Elle se débattit, mais il en prit la pointe entre ses lèvres, goûta ce bouton délicieux, fit tourner sa langue autour… et, dans un grognement rauque, se mit à le sucer, à l’aspirer dans sa bouche.
Avait-elle gémi ? Son sexe palpitait douloureusement.
Chase, lâche-moi, dit-elle d’une petite voix. Pour que je puisse te toucher.
Enfin ! Sans lâcher son sein, il libéra ses bras, posa les mains sur ses hanches.
Tu veux que je te caresse, la Lame ?
Elle plaqua les mains sur ses cuisses, y planta ses griffes et remonta d’un mouvement sec, traçant de profonds sillons bientôt sanguinolents.
C’est tout ce que tu obtiendras de moi ! De la douleur !
Il suça encore plus fort, sentit la pointe de son sein puiser contre sa langue. De la douleur ? Il n’avait rien senti.

 

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