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mercredi 13 août 2014

Un million de secrets inavoués de C.L. Parker



— Bonsoir, mon chéri, comment s’est passée votre journée ? demandé-je d’un ton sarcastique.
Il éclate de rire et pose son attaché-case sur la table.
— C’était merdique, répond-il en se passant une main dans les cheveux.
— Oh, pauvre chéri, roucoulé-je avec une petite moue moqueuse. Rester assis toute la journée dans un confortable bureau climatisé entouré de larbins prêts à exécuter le moindre de vos désirs, ce doit être horriblement éprouvant







Le désir n’a pas de prix… Delaine Talbot a un secret. Pour sauver sa famille d’une tragédie imminente, elle vend son corps aux enchères d’un club érotique très sélect de Chicago. À compter de ce jour et pendant deux ans, elle appartiendra à un seul homme : Noah Crawford, un riche et arrogant héritier, qui pourra disposer d’elle comme bon lui semble. Dès les premiers instants, ces deux caractères explosifs font des étincelles…

 
Sans parler de coup de cœur, je trouve qu'on a un bon livre qui ne s'éloigne pas des codes du genre.
Une jeune femme vend l'usage de son corps pour rembourser les dettes accumulées suite à la maladie de sa mère. Elle est achetée pour deux millions de dollars par un trentenaire magnifique qui fait l'amour comme en dieu : ça tombe bien elle en a pour deux ans à ce régime.
Bon, je me moque gentiment car le postulat de départ est un poussif mais la romance est vraiment sympa et les héros son vraiment bien dépeints et attachants.
Donc rien de nouveau sous le soleil mais une romance bien ficelée qui au final m 'a fait passer un bon moment.
Seul vrai bémol : les deux héros se vouvoient !
Un peu bizzarre quand on voit la nature de leur rapport et la crudité de certains de leur propos !

Un bon moment de lecture !


L'extrait :
Il s’assoit en face de moi et allume une de ses foutues cigarettes. C’en est trop.
— Regardez-moi, dis-je avec autorité. (Il m’ignore.) J’ai dit : regardez-moi ! répété-je. (Il souffle sa fumée sans se tourner. Je me penche en avant, lui enlève sa cigarette et la jette par la fenêtre. Puis je soulève ma jupe, l’enfourche et l’empoigne par les cheveux pour le forcer à me regarder.) Ne m’ignorez pas, j’ai horreur de ça.
— Alors arrêtez de vous comporter comme une garce, répond-il sans émotion.
Je lui flanquerais bien une baffe, mais il a raison. Je me comporte comme une garce. Mais n’oublions pas que c’est comme ça que cela se passe dans notre relation.
— Baisez-moi.
— Non.
— Parce que je ne suis pas elle ?
— Non. Parce que je ne veux plus vous baiser.
J’ai le cœur serré, mais je n’en crois pas un mot.
— Conneries. Je ne vous crois pas, dis-je en lui volant un baiser.

Je sens le tabac qu’il vient de fumer et le champagne qu’il a bu tout à l’heure avant que la soirée ne déraille. Je veux que ce soit moi qu’il désire, et pas elle. Que ce soit moi qu’il baise, pas elle. Moi qu’il aime, pas elle. Je refuse de voir la réalité. Et lui… il ne me rend pas mon baiser.
— Descendez de mes genoux, dit-il d’un ton calme comme s’il avait renoncé et n’avait plus envie de lutter.
La voiture s’arrête et je le regarde. Au même instant, la portière s’ouvre et Samuel apparaît avec son parapluie, en train de se faire lessiver en attendant que nous sortions.
— Vous comptez descendre ou pas ? demande Noah.
Je finis par sauter de ses genoux et par descendre sans m’arrêter auprès de Samuel car je n’ai que faire de son fichu parapluie. Je veux sentir la pluie sur moi, au moins ce sera toujours quelque chose que je sentirai. Je monte les marches et entre dans la pénombre de la maison, suivie de Noah.
Il me reste une carte à jouer, un atout de valeur caché dans ma manche. Et si cela ne marche pas, je n’aurai plus aucun recours.
— Peut-être que vous ne voulez pas me baiser, dis-je en montant l’escalier dans ma robe fichue, mais il y a au moins une demi-douzaine de bonshommes à votre soirée qui en auraient eu envie. D’ailleurs, j’en ai un en tête en particulier.
Je n’ai pas besoin d’insister.
Tandis qu’un roulement de tonnerre résonne dans le ciel nocturne, d’un geste vif, Noah m’empoigne par la cheville et me fait trébucher. Il me rattrape avant que je me cogne, m’allonge dans l’escalier et se penche sur moi. Son visage est dans la pénombre, la maison étant seulement illuminée par les éclairs qui déchirent le ciel derrière les immenses fenêtres.
— Vous voulez baiser ? demande-t-il d’une voix glaciale et brutale tout en retroussant ma robe. Je vais vous baiser.
Il n’a besoin que d’une demi-seconde pour baisser son pantalon et faire jaillir sa bite, mais je m’en rends à peine compte, tellement je suis hypnotisée par son regard dur et son visage figé. D’un mouvement rapide et sans précautions, il me pénètre.
Ce n’est ni doux, ni lent, ni sensuel. Mais c’est tout ce que je demande, car même si je n’y trouve aucun plaisir, au moins, il ne m’ignore plus.
Il me pilonne brutalement et je m’agrippe à lui en enfonçant mes ongles dans son dos, acceptant ce qu’il me donne. Il enfouit son visage dans mon épaule et me ramone sans relâche, sans me donner la satisfaction de voir son visage ni la dignité de me regarder dans les yeux. Pas moyen de savoir ce qu’il a en tête, mais je sais à quelle personne il n’est pas question qu’il pense.
— Ne pensez pas à elle ! dis-je d’une voix étranglée mais en le retenant contre moi. N’ayez surtout pas l’audace de penser à elle quand vous me pénétrez !
En réponse, je n’ai droit qu’à des halètements entrecoupés de grognements. Il me baise avec une fureur brutale et sauvage. Un éclair jaillit dehors, suivi d’un grondement de tonnerre qui ébranle les vitres. La brève lumière blanche projette les silhouettes de nos corps enlacés sur les murs et je me rends compte que nous ne sommes que cela. Des ombres vides donnant l’illusion d’un couple heureux passionnément amoureux, alors que rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.
Ce n’est pas ce que je veux. Je veux que ce soit quelque chose de réel et tangible qui ne disparaîtra pas quand nous serons brusquement replongés dans l’obscurité.
Noah jouit et tout son corps se crispe tandis qu’il se vide en moi avec un grondement étranglé. Je m’accroche à lui, refusant de le laisser partir, car je sais que j’ai franchi une limite et que je l’ai forcé à faire quelque chose dont il n’avait pas vraiment envie. Tout ce que je sens en cet instant, c’est le corps brûlant de Noah qui pèse sur moi. Ce n’est pas le battement furieux de mon cœur, le bord des marches contre mon dos et encore moins le froid qui s’est insinué dans mon cœur et menace de me faire fondre en larmes.
Il va me chasser, j’en suis certaine.
Quand il a terminé, il se libère de mon étreinte et se relève pour rajuster ses vêtements. Ses gestes sont calculés et mécaniques. Je reste immobile et engourdie, mais je refuse de le quitter du regard.
— Je ne peux pas retirer ce que je viens de faire. Je ne peux pas retirer non plus tout ce que j’ai fait jusqu’ici. Et ça me tue… (Il soupire et me regarde. Son visage est déformé par l’angoisse, il est hirsute et trempé, et je le vois nettement : il est tout aussi brisé que moi. Il se passe les mains sur le visage avec un grognement dépité.) Je suis au courant, Delaine. Je sais pour votre mère. Je sais que c’est pour elle que vous avez fait cela. Je ne voulais pas vous baiser parce que je trouvais ça laid. Je ne voulais plus le faire, parce que… entre-temps, j’ai commis l’impensable, dit-il en levant les bras au ciel. Mon Dieu, je suis tombé amoureux de vous. Voilà, c’est dit. Vous êtes contente ? Maintenant vous savez tout. Et pour votre gouverne, sachez qu’il n’a jamais été question de Julie. Mais toujours de vous.


L'extrait :
-Nom d'un chien!jure-t-il avant d'examiner son membre.Vous vous foutez de moi! Vous n'avez jamais sucé de bite de votre vie,ou quoi? (malgré la colère qui fige ses traits,il est toujours aussi beau.)Parce que je peux vous assurer que c'est la pire pipe qu'on m'ait jamais faite.
Là,c'est clair:je le déteste.
-Excusez-moi,je n'ai jamais...
-Taillez de pipe?achève-t-il,incrédule.(Je secoue la tête.)Bon dieu!murmure-t-il en se passant une main sur le visage.
Son insensibilité-ou plutôt son hypersensibilité-à la situation me met hors de moi.Même si je me doute que je devrais probablement me taire-n'oublions pas.Et j'explose.
-Vous et votre magnifique bite surdimensionnée,vous pouvez aller vous faire foutre! m'exclamé-je.(Et je n'en ai pas fini.)