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vendredi 14 novembre 2014

Secrète Fascination de Jessiaca Bird


Je vous aime, murmura-t-elle dans un souffle.
Pardon ?
Ses yeux s’écarquillèrent sous le choc.
Elle tressaillit. Oh, non. Elle ne pouvait pas avoir dit ça.
Mais lorsqu’elle leva les yeux vers lui, elle vit qu’elle n’était pas la seule incrédule. Il était tout simplement horrifié.







En apprenant que Grayson Bennett passe quelques jours de vacances près de chez elle, Joy Moorehouse a du mal à cacher sa joie. Une joie vite teintée de nostalgie car elle sait que Gray, son ami d'enfance se contentera d'échanger quelques mots avec elle. Comme si sa nouvelle vie dans les milieux prestigieux de New York où il fréquente des célébrités, avait brisé à jamais leur complicité. Pourtant, quelques jours plus tard, alors que le hasard les met en présence, Joy se trouble en sentant sur elle le regard de Gray. Car ce qu'elle lit dans ses yeux ressemble à du désir. Ou à quelque chose de plus fort encore, quelque chose dont elle rêve en secret depuis des années...


 
Jessica Bird c'est l'autre nom de plume de J.R. Ward et c'est ce qui m'a donné envie de lire ce livre. Je n'ai pas été déçue. Bien sûr ce n'est pas aussi bon que la confrérie de la dague noire . Oh que non... mais on sent quand même son style et ce quelque chose qui vous tient en haleine tout au long de la lecture. Donc pour les vrais fans, je le conseille.




Je dois partir, murmura-t-il contre sa bouche, avant de l’embrasser encore.

Il promenait ses mains autour de sa taille, sur ses hanches, à travers l’étoffe légère de sa robe. Il sentait la chaleur de sa peau en remontant le long de ses côtes pour s’arrêter juste en dessous de ses seins.

Bon sang..., grogna-t-il, nous devons nous arrêter.

Pourtant, il l’embrassa de plus belle et, au lieu de le repousser, elle enroula une jambe autour des siennes.

Il perdit tout contrôle de lui-même.

Joy avait toujours imaginé les choses ainsi avec Gray. Elle était debout contre le mur, son corps puissant contre le sien, sa bouche fouillant la sienne, ses caresses brûlantes et impérieuses. Lorsqu’il porta une main à ses seins, elle murmura son nom.

Demandez-moi d’arrêter, s’il vous plaît, grogna-t-il.

Jamais.

Il lui saisit alors la jambe et la remonta jusqu’à sa hanche pour mieux la plaquer contre lui. Elle sentit son sexe tendu et pressa ses mains contre ses reins pour l’attirer encore plus près. Il insinua une main sous la robe et remonta le long de sa cuisse jusqu’au porte-jarretelles qu’elle avait emprunté à Cassandra. Lorsque ses doigts rencontrèrent sa peau nue au-dessus de ses bas, il prononça des mots incohérents contre ses lèvres, avant de l’embrasser encore.

Joy était trop inexpérimentée et bouleversée pour entreprendre quoi que ce soit. Mais Gray ne semblait pas attendre autre chose d’elle que cet abandon. Lui savait exactement quoi faire.

Dans quelle chambre êtes-vous installée ?

La deuxième chambre à gauche dans le couloir.

Il la souleva et se mit en marche.

Son visage était à la fois familier et étrange. C’était toujours les mêmes contours, bordés des mêmes cheveux bruns, mais le désir l’avait transfiguré. Ses pupilles étaient dilatées, son regard, trouble, ses sourcils, froncés, son teint, rougi, et sa respiration, plus lourde.

Elle le dévisageait et pensait qu’elle devait lui dire qu’elle était vierge, mais elle n’avait aucune envie de lui fournir un prétexte pour mettre fin à leur étreinte. C’était son corps, son choix de se donner à lui. Et puis, elle savait que ce ne serait pas si douloureux tant son désir de lui était fort. Peut-être même ne s’en rendrait-il pas compte.

Gray ouvrit la porte d’un coup d’épaule et la porta jusqu’au large lit. Il la déposa doucement, puis alla verrouiller la porte derrière eux.

Il n’y avait plus moyen de faire machine arrière, se dit-elle en le regardant revenir vers elle. Il allait rester et lui faire l’amour. Et, oui, il repartirait ensuite, sans se retourner. Et, oui, elle serait anéantie.

Mais, en cet instant, il était à elle.

Il s’approcha, ôta sa veste et la jeta sur une chaise, défit sa cravate.

Joy se cambra vers lui lorsqu’il vint s’allonger près d’elle.

Etes-vous sûre de le vouloir vraiment, Joy ?

Elle hocha la tête et enfouit ses mains dans ses cheveux épais.

Oh, oui, j’en suis tout à fait sûre.