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vendredi 24 octobre 2014

Chroniques de Zombieland, Tome 1 : Alice au Pays des Zombies - Gena Showalter



Elle ne cessera pas avant d'avoir renvoyé tous les cadavres ambulants dans leurs tombes. Pour toujours.





Si quelqu'un avait dit à Alice Bell que sa vie entière allait être bouleversée en un battement de coeur, elle aurait rit. Du bonheur au tragique, d'innocente à ruinée ? Franchement ? Mais c'est bien ce qui a lieu. Un battement. Le temps d'un clin d'œil. D'un souffle. D'une seconde. Et tout ce qu'elle a connu et aimé a disparu.

                      Son père avait raison. Les montres sont réels...

Pour venger sa famille, Ali doit apprendre à défier les mort-vivants. Pour survivre, elle doit apprendre à faire confiance au plus mauvais des mauvais garçons, Cole Holland. Mais Cole possède ses propres secrets, et, si Ali ne fait pas attention, ces secrets pourraient s'avérer être encore plus dangereux que les zombies eux-mêmes.

Je souhaiterais pouvoir revenir en arrière et faire des milliers de choses différemment.


Je dirais non à ma sœur.
Je ne supplierais jamais ma mère de parler à mon père.
Je scellerais mes lèvres et ravalerais toutes ces horribles paroles.
Ou, oubliez ce que je viens de dire, je ferrais un dernier câlin

à ma sœur, à ma mère, et à mon père.
Je leur dirais que je les aime.
Je souhaiterais faire tout ça...

Oh oui, je le souhaiterais.



J'ai adoré!!!


Endormi comme tant d'autres dans ma PAL, ce livre était loin d'avoir ma préférence. Allez donc savoir pourquoi...Sans raison... mais l'histoire revisitée d'Alice aux pays des merveilles à la sauce Young Adult et zombies ne m'emballaient plus. Donc j'avais mis « Alice » au dodo. J'ai révisé mon jugement après lecture...

Les points forts.

La narration. Elle est sans temps morts. C'est comme si Gena Showalter nous avait pris par la main mais au lieu de nous emmener à une gentille promenade littéraire on avait plutôt eu droit à un 100 mètres effrénés. Pour moi, un bon livre c'est lorsque j'ai du mal à le quitter. Je ne sais pas toujours pourquoi mais c'est comme ça. Celui-ci en fait partie. Il n'y a aucun temps mort. AUCUN.

L'histoire. J'ai été surprise de retrouver Gena Showalter dans ce registre moi qui l'avait connu avec la romance paranormale Les Seigneurs de l'ombre (j'en suis au tome 10 et la série s'essouffle pas mal !) et Chasseuse d'Aliens. Je savais qu'elle avait écrit de la romance paranormale young adult mais sans en connaître la qualité. High Quality !!Je trouve cependant que la référence à Alice aux pays des merveilles ne se voit qu'au niveau du titre : un simple jeu de mots sans rapport avec le roman en lui-même. Notre monde est peuplé de zombies et des ados protègent les humains à leur insu. Il y a plus en commun avec Buffy qu'avec Alice.

La romance. Alice et Cole. Cole et Alice. Tu mets ça dans le sens que tu veux mais c'est toujours aussi bon. Ce Cole c'est juste un sorbet en pleine canicule : impossible de ne pas craquer !!!!



Les personnages. On sent que le premier opus pose un décors et une multitude de personnages que l'on retrouvera dans les autres tomes. C'est réussi, on a envie de connaître le devenir des amis d'Alice.

Les points faibles.

Vous me direz qu'il ne doit pas y en avoir au vu de ce que j'ai écrit plutôt mais il y en a un. Le livre démarre ( et quel démarrage ! ) seulement au bout d'une vingtaine de pages. Il y a comme une sorte de préambule, nécessaire mais qui dénote de l'ensemble. J'ai failli décrocher et puis je me suis dit « Encore 10 pages ! » et là j'ai été happé. Peut-être vous n'aurez pas le même sentiment mais si c'est le cas, attendez...vous ne serez pas déçus.

Ce livre n'est pas à livre, il est a dévorer !!!








— Quoi que tu fasses, ne regarde
pas en haut. Je vais passer à la phase deux. La phase trois viendra ensuite très vite, et tu n’auras plus rien à faire. Alors tiens-toi prête.

Avec une force de caractère dont je ne me croyais pas capable, je suis parvenue à la regarder elle et non pas les garçons à l’étage.

— Je suis prête, mais j’ai un mauvais pressentiment sur ta façon d’agir.

— Je comprends. Mais, moi, je sais que j’ai raison. Alors on y va !

Avec ses manières de chaton sexy, elle s’est mise à danser autour de moi, avant de faire signe de l’index à un groupe de danseurs inconnus, mais super-mignons.

Phase deux : allumer le feu de la jalousie.

Les garçons en question nous ont rejointes avec enthousiasme. Au bout de quelques minutes, des mains masculines se promenaient un peu partout et des corps souples se frottaient à des corps musclés. J’étais gênée et mal à l’aise, et j’ai même dû écarter d’une tape sur les doigts la main d’un garçon qui s’aventurait vers mes fesses ; néanmoins, j’ai continué à danser, bien décidée à suivre le plan de Kat jusqu’au bout. Pas une seule fois je n’ai regardé dans la direction de Cole.

J’ai aussi remarqué l’expression pincée de Reeve, sans doute assez proche de celle que j’affichais moi-même. Du coup, je me suis dirigée vers elle en tourbillonnant — je sais, c’est nul, mais que voulez-vous ? — pour que nous nous retrouvions face à face et dansions sans nous laisser distraire.

Malgré le garçon qui lui collait encore au train, elle m’a accueillie avec un sourire de soulagement.

Enfin, je commençais à m’abandonner à la musique. Comme d’eux-mêmes, mes bras se sont dressés au-dessus de ma tête, et j’ai fermé les yeux. Je me suis mise à onduler et tournoyer — avant de me heurter à un torse musclé. Encore ces garçons ! ai-je pesté intérieurement. J’ai rouvert les yeux, bien décidée à envoyer paître celui qui avait décidé de me suivre. Je…

Je n’aurais jamais dû douter de Kat.

Une paire d’yeux violets me fixait intensément, et ils brûlaient d’une colère à peine dissimulée. Des mains puissantes se sont posées sur ma taille et m’ont attirée, attirée tout près, jusqu’à ce qu’un souffle à peine nous sépare.

L’envoyer paître ? L’idée s’était évanouie comme mes visions du matin.

— Dansons.

Dit d’un ton qui ne souffrait pas la discussion.

— Tu danses ? ai-je glapi.

Contrôle un peu ta voix, Bell !

Un flot d’adrénaline s’est répandu dans mes veines. Jamais aucun garçon ne m’avait fait autant d’effet.

Du coin de l’œil, j’ai vu que Frosty avait investi l’espace personnel de Kat. Ils discutaient. S’embrassaient. S’embrassaient et discutaient. Un garçon que je n’avais jamais vu dansait devant Reeve, et il ne la quittait des yeux que pour observer Bronx. Celui-ci était occupé à refouler les beaux mecs que nous avions utilisés comme leurres, et il donnait l’impression d’être prêt à massacrer ceux qui oseraient protester.

D’ailleurs, aucun n’a protesté.

D’autres membres de la bande de Cole s’étaient approchés et tentaient de danser avec Poppy et Wren, mais les filles ont préféré les ignorer.

Cole a cueilli mon menton dans sa main et m’a obligée à le regarder de nouveau.

— Et pourquoi ne danserais-je pas ?

Euh… parce qu’il avait une tête à croquer des chatons au petit déjeuner et des petits chiens à midi ? Et je ne parle même pas de ce qu’il devait manger le soir, ce serait trop horrible.

— Parce que tu trouves que c’est débile ? ai-je hasardé.

Les mots sonnaient comme une question, alors que j’avais voulu l’affirmer.

— Une activité où un garçon peut poser les mains sur une fille, ce n’est pas débile — c’est génial.

Il m’a serrée plus fort encore, et j’ai murmuré :

— Je n’en suis pas si sûre…

— Je vais te convaincre. Allez, prends-moi dans tes bras.

— Encore des ordres !

Mais vous savez quoi ? Je lui ai obéi. J’ai même passé la main le long de sa nuque pour caresser ses cheveux noirs soyeux. Je n’ai pu m’en empêcher : j’étais obsédée par l’idée de le toucher.

Il a écarquillé les yeux, comme surpris, et ses pupilles ont paru s’assombrir.

— C’est que, d’habitude, les gens ont si peur qu’ils m’obéissent au doigt et à l’œil.

Je délirais peut-être, mais « les gens » ne devaient pas tous imaginer l’embrasser à pleine bouche.

— Je ne suis pas « les gens ».

— Ça, je le sais. En revanche, j’ignore pourquoi tu te trouves ici.

Son ton acerbe me le signifiait suffisamment : je n’étais pas la bienvenue.

— Je voulais faire quelque chose qui me change un peu, ai-je répondu avec un air de défi.

Je n’allais pas mentionner le fait que je voulais lui parler. Toutefois, en cet instant précis, je devais lutter avec moi-même pour me convaincre qu’il ne pouvait, dans l’ordre :



- ni me mettre mal à l’aise,

- ni m’intimider,

- ni me faire fuir.



Son agacement a laissé place à une certaine surprise.

— Qu’est-ce qui te change ? Le fait de danser ?

Ça, et bien d’autres choses, mais je me suis contentée de répondre :

— Oui, exactement.

— Danser, et te laisser peloter par un lycéen boutonneux ? C’est franchement pas très fin, Ali.

Il ne me mettra pas mal à l’aise, il ne me mettra pas mal à l’aise…

— D’abord, il ne me pelotait pas, et ensuite tu ne vaux pas mieux que lui.

Il y a eu une bonne minute de silence avant qu’il ne lâche :

— Tu sais que tu fais beaucoup de mal à mon ego, Ali ?

J’en avais autant à son service !

— Mais je n’arrive pas à prendre mes distances, a-t-il achevé.

J’ai bien cru que j’allais fondre devant lui et me transformer en flaque sous ses pieds.

— Je connais ce sentiment, ai-je admis.

Son regard s’est posé longuement sur ma bouche avant qu’il ne relève la tête. Et, le croirez-vous ? Il s’est penché en avant pour me murmurer à l’oreille :

— Donc, tu as imaginé que tu m’embrassais ?

Il y avait dans sa voix une note rauque, d’une telle intimité que mes joues en ont viré au rouge écarlate.

Cela faisait partie des sujets de discussion que j’avais envisagés pour cette soirée, mais c’était lui qui l’avait mis sur le tapis. Un point pour Ali.

— Et tu as aussi imaginé que je t’embrassais, lui ai-je fait remarquer.

— Je sais. Alors, comment fais-tu ça ?

— Moi ? Tu plaisantes.

— Oui, toi. Et je ne plaisante jamais.

Il a resserré encore son étreinte, comme s’il s’attendait à ce que je m’enfuie.

— C’est forcément à cause de toi ! a-t-il insisté. Rien de tel ne m’est jamais arrivé auparavant.

— Eh bien, rien de tel ne m’est jamais arrivé non plus, et je pense donc que c’est plutôt à cause de toi !

Il a étudié mon visage avec attention, et je ne savais pas si je devais l’adorer ou le détester pour cela.

— Abordons le sujet sous un angle moins conflictuel. T’es-tu demandé à quoi ça ressemblerait en vrai ?

Je… je n’ai rien trouvé à lui répondre. Nous avons continué à nous balancer en rythme. Sa main a glissé dans mon dos et s’est arrêtée tout en bas, mais il ne m’est pas venu à l’esprit de la chasser comme je l’avais fait pour l’autre garçon.

— Eh bien ? a-t-il insisté.

J’ai décidé d’opter pour la franchise.

— Oui, j’y ai pensé.

— Moi aussi, a-t-il murmuré.

Mes genoux flageolaient.

— Tu veux dire…

— Que je veux savoir si la réalité vaut l’imagination ? Oui.

Ici ? Maintenant ? En public ? Ma première réaction a été la panique. Ma deuxième… encore plus de panique.

— Mais ce n’est pas obligé, a-t-il ajouté sèchement.

J’ai senti son étreinte se relâcher, comme s’il avait l’intention de me lâcher.

— J’ai l’habitude d’effrayer les gens, mais pas dans ce domaine !

Ça a été à mon tour de resserrer mon étreinte pour le forcer à rester contre moi.

— C’est juste que… eh bien, je n’ai jamais…

Il m’a considérée, à la fois confus et incrédule :

— Tu n’es pas en train de me dire que personne ne t’a jamais embrassée ?

J’ai serré les mâchoires. La perplexité dans sa voix était presque insultante.

— Si, et alors ?

Il a fait un geste des épaules.

— Alors rien. Je suis surpris, c’est tout. Vu que tu es… que tu es toi.

Insultant, exactement.

— Que je suis moi ? ai-je demandé avec aigreur.

— Oui. Sexy.

Minute. Moi, « sexy » ?

Il s’est mis à rire.

— Attends un peu : personne ne te l’a jamais dit non plus ?

Je me suis contentée de secouer la tête.

— Alors, de toute évidence, tu as passé tout ton temps avec des idiots.

De nouveau, il a posé les yeux sur ma bouche.

— Je vais t’embrasser, Ali.

De nouveau, j’ai pensé : ici ? Maintenant ? Et, de nouveau, j’ai paniqué et mes pensées se sont emmêlées.

— Mais… peut-être que je ne saurai pas m’y prendre, et nous ne nous connaissons pas très bien, et tu ne… et je ne… nous ne devons pas…

Les mots se précipitaient hors de ma bouche, mais rien de cohérent n’en sortait.

— Je crois que je. Et que tu. Et que nous pouvons.

Là-dessus, il a incliné la tête et a posé ses lèvres sur les miennes. J’en ai eu le souffle coupé.


Soudain, il n’y a plus eu que Cole, cet instant, sa bouche… son goût. Menthe et cerise. Sa chaleur qui m’envahissait. Sa force qui m’entourait. Je me suis retrouvée prisonnière de ses bras comme le matin même sur le parking, contre la Jeep. Alors je me suis laissée aller à mes sensations, et j’ai tout oublié à l’exception de Cole.

Lui aussi devait se laisser emporter, car la tonalité de notre baiser a changé ; d’abord impatient et curieux, il est devenu carrément vorace. Il me dévorait, et je lui rendais la pareille. Mes mains parcouraient son dos, mes ongles le labouraient. Je manquais d’expérience, certes, mais comme dans ma vision il savait exactement comment s’y prendre.

C’était une expérience intense, enivrante. Il me faisait me sentir moi-même, sans le moindre filtre. J’avais passé tant de temps à vouloir que ma vie soit un rêve ; à présent, baignée dans ce torrent d’émotions et de sensations, je ne voulais plus que la réalité. Je voulais tout lui donner, ici et maintenant. Je le voulais si fort… Je veux le toucher, j’en veux davantage. Je veux le voir torse nu. J’ai saisi son T-shirt et tiré vers le haut.

Et il a fait de même, au même moment.

Puis, soudain, Cole a disparu.

Attends.

— Reviens, ai-je murmuré tandis qu’une étrange brume envahissait mon cerveau.

J’ai entendu des voix au loin, sans parvenir à comprendre ce qu’elles disaient.

C’est seulement alors que j’ai remarqué le sifflement dans mes oreilles. Titubant, les mains tremblantes, j’ai tenté de me concentrer sur ce qui m’entourait. La première personne que j’ai vue était Frosty. C’était lui qui avait dû m’arracher à Cole, car il se dressait à présent entre nous, bras écartés pour nous tenir à distance. Ses lèvres s’agitaient. Il parlait, mais je ne comprenais pas ce qu’il disait.


L'extrait :
Sans un mot, Cole m’a plaquée contre le mur. Dans mon dos, le contact de la cloison de plâtre, presque froide, m’a fait tressaillir ; sentir son corps superbe tout contre le mien a mis la panique dans mon cerveau.

— Tu es sûre de vouloir ça ?

— Ou… oui.

Il a plongé son regard dans le mien et nous sommes restés immobiles un long moment ; puis nos lèvres se sont rejointes et sa langue s’est insérée dans ma bouche. Le baiser a commencé lentement, pour s’accélérer peu à peu et prendre un rythme frénétique et sauvage. Une telle passion nous animerait-elle toujours ?

Comme par magie, ma nervosité a soudain disparu, et mes mains sont remontées sous son T-shirt, mes ongles labourant sa peau. Je ne pouvais me rassasier de son contact. J’aurais voulu être encore plus près, si ça avait été possible.

Comme dans notre vision, j’ai noué mes jambes autour de sa taille. Il s’est arc-bouté, et soudain je n’étais plus appuyée contre le mur, mais accrochée à Cole.

C’est ainsi, soudée à lui comme une liane, qu’il m’a portée jusqu’au lit. Il s’est penché… penché… et je me suis retrouvée sur le matelas moelleux, Cole allongé sur moi sans que jamais notre baiser ne s’interrompe.

A ma grande surprise, il n’a pas cherché à aller plus loin. Pas vraiment. Nous nous sommes contentés de nous embrasser, nos mains s’égarant parfois, mais jamais en dessous de la ceinture. Au bout d’un moment, il a relevé la tête avec un grognement frustré, ses pupilles violettes dilatées.

— Il vaut mieux en rester là.

Pardon ? Pourquoi ? Oh ! oui… d’accord.

— Quand tu seras prête à aller plus loin, nous le saurons tous les deux.

Il a roulé sur le côté et m’a attirée contre lui.

— Et… si je veux attendre le mariage ?

— Es-tu en train de me demander de t’épouser ? m’a-t-il demandé en riant.

— Non !

— Si c’est ce que tu décides, pas de problème. Ne laisse personne te faire changer d’avis, moi y compris. Et j’ai honte de te l’avouer, mais il est fort possible que j’essaie.

— Et il est fort possible que je sois aussi très vexée si tu n’essaies pas.

Je me suis blottie contre lui, et il s’est mis à jouer avec les mèches de mes cheveux. Non sans une certaine satisfaction, j’ai remarqué que ses mains tremblaient autant que les miennes.

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