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mardi 21 octobre 2014

Traqué, tome 1 : Cessez d'être la proie, devenez le chasseur - Andrew Fukuda

 



Gene a la rage de vivre…
mais vaut-elle le prix de son humanité ?



Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il se fond parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable nature.

Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l’événement. Sélectionné pour traquer les derniers des siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D’autant qu’une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu’il n’a pas le droit d’avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir.

Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?


 





Gene, le personnage principal de ce livre angoissant nous plonge dans un univers où le mensonge, la duperie ont permis à ce jeune homme de vivre parmi les « vampires » à leur insu.

Les points forts

Un style vraiment bien maîtrisé qui plonge le lecteur dans l'enfer que vit Gene. La première partie du livre nous montre la vie de cet adolescent entouré de prédateurs qui ne feraient qu'une bouchée de lui s'ils savaient qui il était. Le mot qui me vient à l'esprit c'est glaçant.

Les points faibles
La passion est loin d'être l'élément principal de ce roman. On peut d'ailleurs pas parler de romance.



Lecture vraiment agréable que je conseille aux lecteurs qui ont apprécié la 5ème vague de Rick Yancey et aux amateurs de sensations fortes!



 



Je ne veux pas le faire partir, je réponds.
En réalité, je ne sais pas ce que je suis en train de faire. Tout ce que je sais, c’est que mon cœur bat à tout rompre, et que j’ignore comment me comporter.
Elle lève légèrement son bras nu. Ses grands yeux sont comme une invitation. Elle révèle son aisselle et attend. Son regard glisse de mon coude à mon visage.
Aussi doucement que possible, je tends la main et lui baisse le bras.
Je t’en prie, lui dis-je dans un murmure. Ne le prends pas mal. Mais… Je n’ai jamais… Ça ne me procure aucune sensation.
Ce n’est pas de la tristesse que son expression trahit, mais du soulagement et une vive émotion.
À moi non plus. J’ai toujours simulé. (Elle tourne la tête de l’autre côté.) Toutes les fois avec mon petit ami, la fois avec toi dans le placard. J’avais l’impression que je n’étais pas normale. (Elle soupire et hausse les épaules.) Bien sûr que je ne suis pas normale, poursuit-elle d’une voix irrégulière. Je suis une homiférée.
Ce dernier mot résonne comme un soulagement, un aveu trop longtemps réprimé.
À peine conscient de ce que je fais, je pose ma main sur le dos de la sienne. Je sens ses os saillants, le léger tressaillement de ses doigts. Je fais mine de me retirer, mais elle me rattrape. Et place sa paume ouverte contre la mienne ; nous sommes peau contre peau, sans retenue. Nous nous observons longuement, nous dévorons du regard. Cette sensation est plus puissante que tout ce que j’ai pu ressentir jusqu’à présent. Je n’ose plus respirer. Elle ferme les yeux, lève légèrement la tête. Elle entrouvre alors ses lèvres pleines et tellement attirantes.
Puis elle mêle ses doigts aux miens. Je n’ai encore jamais vu ça de ma vie, j’ignorais même que cela pouvait se produire. Mais le contact de ses doigts contre mes doigts me rappelle celui de sa nuque, tendre et lisse. Un frisson et une vague de chaleur m’inondent tout le corps.
Ashley June, je chuchote.
Elle ne répond rien, garde juste la tête inclinée vers le ciel, les paupières closes.
Je sais, murmure-t-elle finalement en réponse. Je sais.
Les étoiles scintillent plus faiblement. La tête d’Ashley June repose sur mon épaule ; son bras contre ma poitrine, sa main tenant toujours la mienne. Nous ne nous sommes pas lâchés, même quand nous nous sommes laissés petit à petit dériver vers le sommeil. J’entends son souffle calme et régulier, je sens les battements de son cœur contre mon torse. Mes yeux se ferment d’eux-mêmes. Je me rendors.

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