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dimanche 16 novembre 2014

Lucky Harbor, Tome 2 : Tendrement - Jill Shalvis

  

L'amour c'est quand une personne te met sur un piédestal, mais est aussi là pour te retenir le jour où tu en tombes.
Tara Daniels





Dix-sept ans après un été mémorable passé à Lucky Harbor, Tara est de retour dans cette petite station balnéaire, où sa mère lui a légué, ainsi qu’à ses sœurs, un hôtel qu’elles ont décidé de retaper. Alors qu’elle tente de résister à son attirance pour le beau Ford Walker, son amour de jeunesse, les conséquences de ce qu’ils ont partagé tant d’années auparavant resurgissent. Pour mieux les réunir ?

 



Un vrai régal !


C'est vrai...ce livre est comme une pâtisserie qu'on dévore...sans pouvoir s'arrêter. Il s'agit du deuxième tome de la série et je deuxième livre de cette auteure que je lis et je crois que je l'ai dévoré avec encore plus de plaisir que le premier.
Alors je ne me lancerai pas dans mes points forts et mes points faibles. Ici il s'agit uniquement de lecture plaisir. C'est léger et ça n'a d'autres prétentions que de nous faire passer un bon moment – pari réussi !On s'immerge dans un univers bourré d'ondes positives ' Et ça fait du bien ! - On referme le bouquin avec plaisir – en se disant que lorsqu’on aura envie de se reprendre une petite dose de plaisir, on lira le troisième tome...

Livre à ranger sur l'étagère
« pour être de bonne humeur »







Il est frustrant d'avoir toutes les réponses quand personne ne se donne la peine de vous poser les questions.
Tara Daniels


L'extrait :
Quoi ? demanda-t-il quand il la sentit se figer.
Tu...
Tara revit la façon dont ils faisaient l'amour si longtemps auparavant et se souvint du temps qu'il avait consacré à apprendre ce qui lui donnait le plus de plaisir. Elle avait toujours aimé qu'on l'embrasse à cet endroit en particulier.
Et il s'en souvenait. Après toutes ces années, il se souvenait comment elle aimait être touchée.
Je quoi, Tara?
Tu te souviens de moi.
Dans les moindres détails.

Tara s'assit et l'aida à se débarrasser de son jean. Il avait la peau chaude, et il submergea ses sens, la faisant soupirer sous ses baisers. Elle soupira encore quand il la fit rouler sous lui, l'embrassa et la mordilla tout en descendant tout en bas de son ventre. Lui ouvrant les cuisses avec ses grandes mains, il afficha un air coquin.
Mon passage favori, dit-il avant de baisser la tête pour le prouver.
Ce qu'il fit jusqu'à ce qu’elle soit frissonnante et pantelante.
Viens en moi, murmura-t-elle en le tirant vers le haut. Maintenant.
Elle fut récompensée par un sourire éblouissant tandis qu'il enfilait le préservatif et se glissait, lentement, en elle. Leur hoquet de plaisir résonna autour d'eux.
Mon Dieu, Tara, dit-il en un murmure presque inaudible. Ça fait tellement longtemps...
Il se retira légèrement, puis joua des hanches pour la pénétrer plus profondément encore.
C'est tellement bon...
La sensation qu'il la comblait lui coupa le souffle. Elle essaya de bouger les hanches contre lui, mais son corps d'acier l'en empêchait, imposant son propre rythme - lent au point de la rendre cinglée. On ne pouvait pas le brusquer. Jamais. Elle le savait, pourtant elle faisait quand même courir ses mains sur son corps musclé, le flattant, lui ordonnant, l'implorant d'accélérer la cadence. Comme cela ne fonctionnait pas, elle l'attira à elle et lui mordit la lèvre inférieure.
Avec un grognement, il se décida à adopter un rythme régulier, qui tenait du supplice, en roulant des hanches, la faisant gémir à chaque mouvement. Mais il n'accéléra pas, ni quand Tara lui enfonça les ongles dans le dos, ni quand elle balbutia un «je t'en prie» désespéré en se cambrant afin qu'il la pénètre plus profondément.
Oh, mon Dieu. (Il baissa la tête pour l'embrasser.) Mon Dieu, que c'est bon.
Alors, accélère!
Pas encore.
Bon sang...
Laisse-toi aller, Tara. (Il posa une main sur sa joue.) Laisse quelqu'un d'autre prendre le contrôle, juste un tout petit peu.
Non. Elle n'était pas douée pour ça.
Mais...
Pas de mais.
Ford fit glisser ses doigts dans les cheveux de la jeune femme et, afin de s'assurer qu'elle se taise, il l'embrassa passionnément.
Si un autre homme avait essayé de faire cela à Tara, il aurait eu du mal à marcher normalement le lendemain, mais les baisers de Ford submergeaient ses sens et lui faisaient perdre toute notion de temps et d'espace. Et c'était chaque fois pareil. Tout sens des réalités l'abandonna quand il se mit à bouger en elle. Le plaisir commença à monter lentement et à se répandre dans son corps.
Il lui fallut toute sa volonté pour garder les yeux ouverts et plongés dans les siens. Normalement, elle avait besoin de les garder fermés pour se concentrer, mais, avec Ford, la concentration n'était pas nécessaire. Il l'emmenait vers l'extase sans effort apparent, et elle ne voulait pas en manquer une seule seconde. Même quand ses yeux se fermèrent tout seuls, elle se força à les garder ouverts, ne voulant pas perdre de vue le visage de son amant et manquer le plaisir gravé dans ses traits.
Le plaisir qu'elle lui donnait. C'était excitant, érotique, et elle brûlait d'un désir qui faisait vibrer tout son corps.
Tara, dit-il d'une voix rauque. Maintenant.
Sur ce simple mot, il la fit basculer, lui arrachant un gémissement qu'elle n'aurait pas pu retenir même si sa vie avait été en jeu.
Elle lui avait laissé le contrôle finalement, pensa-t-elle, hébétée.
Et, tandis qu’elle explosait, il s'enfonça plus profondément en elle et jouit à son tour avec un grognement viril de satisfaction.

Ford était toujours à l'intérieur du superbe corps de Tara quand ils entendirent la porte d'entrée s'ouvrir.
Tara ? appela une voix masculine qui la fit sursauter.
Non, chuchota-t-elle. (Elle repoussa Ford afin de s'asseoir et serra les draps contre sa poitrine en ouvrant de grands yeux horrifiés.) Ce n'est pas possible.
Qui est-ce ? demanda Ford en se renfrognant.
Tara? Tu es là?
N'ayant pas vraiment le choix, la jeune femme sauta du lit et commença à réunir ses vêtements.
Une minute, hurla-t-elle. Je viens.
C'est déjà fait, susurra Ford. (Les marques d'ongles sur ses fesses en étaient la preuve.) Qui est-ce, Tara?
Elle s'apprêtait à enfiler ses chaussures, puis eut un moment d'arrêt en prenant conscience que Ford était toujours au lit. Nu.
Oh, mon Dieu. Habille-toi!
Elle essayait de discipliner ses cheveux quand il se leva et l'attira à lui, bloquant ses gestes frénétiques.
Réponds-moi.
C'est Logan, répliqua-t-elle d'une voix étranglée en le repoussant.
Il tint bon.
Logan, répéta-t-il en fouillant dans sa mémoire. Logan, ton ex?
  • Oui. Attends... (Elle arrêta d'enfiler sa robe.) Tu le connais ?


L'extrait :


Dans la vie il ne s'agit pas de se trouver, mais de se créer.
Tara Daniels

L'extrait :
Je sais seulement qu'il aime s'afficher sur les couvertures des journaux et des magazines. Et qu'à une époque tu y étais avec lui.
Il lui saisit le bras avant qu'elle puisse s'enfuir. Ce qui venait de se passer n'était en principe qu'une partie de jambes en l'air, mais il n'appréciait pas pour autant de voir son ex-mari se pointer.
Que fait-il ici?
Je n'en sais rien. (Elle se prit le visage dans les mains.) Et tu es encore nu.
Oui, et il n'y a pas trois minutes, tu ne t'en plaignais pas, répliqua-t-il sur un ton amer. Tu sais ce qu'il veut ?
Elle laissa retomber sa tête sur la poitrine de Ford.
Aucune idée.
Ford enroula autour de ses mains la masse de cheveux soyeux et tira doucement dessus afin qu'elle le regarde.
Tu as demandé s'il y avait quelqu'un dans mon lit. J'aurais peut-être dû demander qui se trouvait dans le tien.
Je n'ai eu personne ! Pendant deux ans. (Elle ferma les yeux.) Deux longues années, Ford.
Il lui caressa la joue.
Une séance de rattrapage s'imposait, murmura-t-il.
D'accord, Logan et elle ne couchaient plus ensemble. Bien. Même s'il n'aurait pas dû se sentir concerné.
— Pourquoi aussi longtemps?
— Parce que je n'ai trouvé personne avec qui j'avais envie d'être, répliqua-t-elle, légèrement sur la défensive. Et maintenant il y a deux hommes chez moi, l'un d'eux est nu et porte mon odeur, et...
Il lui donna un long et profond baiser. C'était dingue. Stupide. Et bon sang! Tellement bon.
... et il a mon goût, murmura-t-elle en gémissant quand ils se séparèrent. Oh, mon Dieu, Ford.
Considérant à quel point elle était craquante avec son air perturbé et confus et combien elle semblait paniquée - ce qui était exceptionnel la concernant -, Ford laissa échapper un soupir et lui caressa la tête.
Je m'occupe de la nudité. Pour le reste, tu devras te débrouiller. À moins que tu ne veuilles que je t'aide à le mettre dehors.
Quoi? Non!
Aïe! Ça faisait mal, mais c'était un bon rappel de ce qu'il était. Et de ce qu'il n'était pas.
Ford, je ne peux pas faire ça avec toi, chuchota-t-elle.
Faire quoi?
Ça ! Ça n'a pas fonctionné à l'époque, et ça ne fonctionnera pas davantage maintenant.
Oui, il le savait. D'ailleurs, il ne comprit pas ce qui le poussa à la plaquer contre le mur et à l'embrasser de nouveau avec passion jusqu'à ce qu'elle s'agrippe à lui. C'était peut-être un comportement stupide et macho, voire salaud, mais son expression hébétée quand il s'écarta lui remonta le moral.
Je ne pense pas que nous en ayons fini, dit-il avec un calme qu'il était loin de ressentir.
Il le faut. (Elle se mordilla la lèvre inférieure.) J'ai du travail à faire.
Tu n'es pas la seule dans ce cas, Tara.
Du travail à faire sur moi, lâcha-t-elle précipitamment en jetant un coup d'œil vers la porte, son niveau d'anxiété visiblement très haut. Quand nous sommes sortis ensemble autrefois, j'étais jeune, et je ne savais pas... Je ne savais pas ce que c'était que d'être avec quelqu'un. J'étais incapable de me livrer entièrement...
Et avec Logan ? Tu n'as pas pu te livrer non plus ?
Au contraire, répondit-elle en le défiant de ses yeux ambrés. Avec lui, j'ai trop donné. J'ai tout donné. Tu comprends ? Je dois prendre du recul pour ne pas retomber dans les mêmes travers.
Alors c'est là-dessus que tu travailles ? Sur comment donner sans te perdre?
Oui!
Et merde ! De tout ce qu'elle aurait pu dire, cet argument était celui qui le touchait le plus. Il lui caressa la joue une fois de plus.
Et comment ça se passe ?
A l'heure actuelle ? Pas très bien.
Tara...
Mais elle se recula et secoua la tête. Elle ne voulait pas de son aide, ni de sa compassion. Très bien. Il ne souhaitait pas se retrouver à nouveau mêlé à ça, de toute façon.
En tout cas, pas en dehors du lit.
Tara? appela Logan depuis le couloir.
Ford se crispa.
Tara ferma les yeux.
Une minute, Logan!
Souviens-toi de ma condition, lui rappela Ford à voix basse.
Ne pas faire comme si tu n'existais pas.
C'est ça. Et une autre.
Ford...
Elle commença à s'écarter, mais il l'attrapa.
N'essaie pas de me rejouer la même scène qu'autrefois, dit-il. Quand tu t'es enfuie.
Nous avions dix-sept ans et nous étions stupides.
Je t'accorde la stupidité.
Les traits de Tara se durcirent.
Et je ne me suis pas vraiment enfuie.
Ne dis pas de conneries !
Il prit le risque de provoquer sa colère en la serrant contre lui. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher.
La respiration de Tara s'accéléra, trahissant son affolement.
Ford, je le pense vraiment, je ne peux pas, pas avec toi. La première fois, j'ai bien failli en mourir. Tirons une leçon de nos erreurs, et oublions ça.
Ouais. Très bon plan. Oublier ça. C'était parfaitement logique, surtout que la dernière fois qu'elle avait séjourné à Lucky Harbor, les choses avaient plutôt mal tourné, en grande partie à cause de lui. Et il y avait de grandes chances qu'à terme elle se tire de ce trou. Et cela convenait à Ford. Il savait qu'elle méritait mieux que de se retrouver coincée dans un coin paumé avec un tas de mauvais souvenirs.
Dont lui. Le pire de tous. Il enfila ses vêtements, sans un mot de plus, lui donna ce qu'elle voulait, se persuadant que c'était également ce que lui voulait. Il passa la porte, remonta le couloir et hocha la tête en arrivant devant l'une des stars du monde de la course automobile.
Brun aux yeux noirs, Logan Perrish mesurait environ un mètre quatre-vingts. Il affichait une forme physique plus que décente, et semblait tout droit sorti d'une couverture de magazine. Il était parfaitement assorti à la sophistiquée et élégante Tara, ce qui donna envie à Ford de le mettre dehors à grands coups de pied aux fesses.
Après avoir regardé Ford, Logan jeta un coup d'œil en direction de la pièce que ce dernier venait de quitter. Pas de doute: c'était bien une chambre.
Vous êtes un... client de l'hôtel ? demanda-t-il. Je croyais qu'il n'était pas encore ouvert.
Ford ouvrit la bouche pour répondre, mais Tara le devança.
En fait ça va plutôt être une maison d'hôte, dit-elle. Et non, ce n'est pas un client. Pas plus que toi. Tu n'as aucun droit de venir comme ça, sans prévenir. Tu as frappé au moins avant d'entrer?
Elle portait sa robe, désormais froissée, et pas de chaussures. Et elle rayonnait. Ford ne pouvait s'empêcher d'éprouver une certaine fierté, vu que c'était son œuvre.
Oui, j'ai frappé, répliqua Logan. Tu n'as pas répondu. (Il avait le regard rivé sur Ford.) Je ne savais pas que tu avais de la compagnie. Je pensais attendre que tu rentres.
Ford lui rendit son regard.
Tara émit un son d'incrédulité et d'irritation mêlées. Ford reconnut bien l'irritation, vu qu'il avait souvent tendance à provoquer ce sentiment chez elle.
Tu ne savais pas que j'avais de la compagnie, répéta-t-elle lentement. Même si cela fait... quoi, plusieurs mois que nous ne nous sommes pas adressé la parole ?
On ne s'appelle jamais très souvent, répondit Logan, confus. Quelque chose ne va pas ?
Non, répliqua Tara. C'est juste que je suis en train de me souvenir pourquoi notre mariage a échoué.
Logan désigna Ford d'un signe de tête.
Qui est-ce?
Le type qui vient juste de se taper ton ex-femme, connard, pensa Ford.




 Cliquez sur la couverture pour lire les autres chroniques de la série.

   





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