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lundi 14 juillet 2014

Cinquante nuances de Grey - E.L. James





Je te présente comment ? "Papa, voici l'homme qui m'a déflorée et qui veut entamer une relation sado-maso avec moi ?" J'espère que tu cours vite.





 


Le résumé:
Lorsqu’ Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier – jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête.

Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble.

Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets… 
 
L'extrait :
- Donc vous allez me faire l'amour ce soir, Christian?
Merde, j'ai vraiment dit ça ? Sa bouche s'entrouve, mais il se ressaisit aussitôt.
- Non, Anastasia. Premièrement, je ne fais pas l'amour. Je baise... brutalement. Deuxièment, il y a encore des papiers à signer. Et troisièmement, vous ne savez pas encore à quoi vous vous engagez. Quand vous l'apprendrez, vous risquez de fuir à toutes jambes. Venez, je vais vous montrer ma salle de jeux.
Baiser brutalement ? Merde alors, qu'est-ce que c'est... cochon. Mais pourquoi veut-il me montrer sa salle de jeux ?
- Vous voulez qu'on joue à votre Xbox?
Il part d'un grand rire.
- Non, Anastasia, ni avec ma Xbox ni avec ma Playstation. Venez.


L'extrait :
Christian passe ses mains dans ses cheveux en faisant les cent pas dans son bureau. Deux mains : il est donc doublement exaspéré. Son self-control habituel semble l'avoir lâché d'un coup.
- Je ne comprends pas pourquoi vous ne m'en avez rien dit.
- On n'a jamais abordé le sujet. Je n'ai pas l'habitude de dévoiler mon statut sexuel à tous ceux que je croise. Enfin ! On vient à peine de se rencontrer !
Je regarde mes mains. Pourquoi est-ce que je me sens coupable ? Pourquoi est-il aussi fâché ? Je lève les yeux vers lui.
- Eh bien, vous en savez beaucoup plus long sur moi, maintenant, rétorque-t-il, les lèvres pincées. Je savais que vous n'aviez pas beaucoup d'expérience, mais vierge !
Dans sa bouche, on dirait un gros mot.
- Merde, Ana, je viens de vous montrer...
Il gémit.
- Nom de Dieu. Quelqu'un vous a-t-il embrassée avant moi ?
- Evidemment.
Je tente de prendre un air offusqué. Bon, d'accord... deux fois.
- Aucun gentil jeune homme ne vous a fait perdre la tête ? Je ne comprends pas. Vous avez vingt et un ans, bientôt vingt-deux. Vous êtes belle.
Il repasse la main dans ses cheveux.
Belle. Je rosis de plaisir. Christian Grey me trouve belle. Je fixe mes doigts noués en tentant de ravaler un sourire béat. Il est peut-être myope ? Ma conscience vient de relever sa tête hébétée. Où était-elle quand j'avais besoin d'elle ?
- Et nous voilà en train de discuter sérieusement de ce que je veux vous faire, alors que vous n'avez aucune expérience en la matière. Il fronce les sourcils.
- Comment vous y êtes-vous prise pour éviter le sexe ? Expliquez-moi.
Je hausse les épaules.
- Personne ne s'est vraiment, enfin... Montré à la hauteur. Sauf vous. Manque de bol, vous êtes une espèce de monstre.
- Pourquoi êtes-vous fâché contre moi ?
- Je ne suis pas fâché contre vous. Je suis fâché contre moi-même. J'avais supposé...
Il soupire, me scrute attentivement puis secoue la tête.
- Vous voulez partir ? me demande-t-il d'une voix radoucie.
- Non, à moins que vous ne vouliez que je parte.
Non... je ne veux pas partir.
- Bien sûr que non. J'aime que vous soyez ici.
Il fronce les sourcils et consulte sa montre.
- Il est tard.
Il relève la tête pour me regarder.
- Vous vous mordez la lèvre, dit-il d'une voix rauque, en me dévisageant d'un air songeur.
- Désolée.
- Ne vous en excusez pas. C'est simplement que ça me donne envie de la mordre, moi aussi, cette lèvre. Fort.
Je m'étrangle... comment peut-il me dire des choses pareilles et s'imaginer que je n'en serai pas troublée ?
- Venez, murmure-t-il.
- Quoi ?
- Nous allons rectifier la situation immédiatement.
- Que voulez-vous dire par là ? Quelle situation ?
- Votre situation. Ana, je vais vous faire l'amour, maintenant.
- Oh.
Le sol vient de s'effondrer sous mes pieds. Je suis une situation. Je retiens mon souffle.
- Si vous y consentez. Je ne veux rien vous imposer.
- Je croyais que vous ne faisiez pas l'amour ? Que vous baisiez brutalement ?
Je déglutis. Tout d'un coup, j'ai la bouche sèche. Il m'adresse un sourire coquin, dont les effets se font ressentir jusque-là.
- Je peux faire une exception, ou alors combiner les deux, on verra.
J'ai vraiment envie de vous faire l'amour. Je vous en prie, couchez avec moi. Je veux que notre arrangement fonctionne, mais il faut que vous ayez une idée de ce à quoi vous vous engagez. Nous pouvons commencer votre entraînement de base dès ce soir. Mais n'allez pas vous imaginer que je me suis converti aux fleurs et au chocolat ; c'est seulement le moyen d'atteindre mon but, et puis j'en ai envie, et vous aussi, j'espère.
Je rougis... En fin de compte, certains rêves finissent par se réaliser.

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