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Mercy Thompson, Tome 4 : La croix d'ossements - Patricia Briggs


 





Il me serra si fort contre lui que je sentis ma chair s’écraser contre ses os, et cela faisait mal. C’était comme ça, l’amour, parfois douloureux.












Le résumé :
Alors que Mercy se remet peu à peu, Stefan arrive chez elle, affamé et écorché vif, avec un seul message : "elle sait."
La jeune femme se demande alors ce qu'elle va bien pouvoir faire pour éviter de se faire tuer si Marsilia, la maîtresse de l'essaim de la ville, sait réellement que c'est elle qui a tué André. Surtout qu'elle vient d'accepter depuis peu d'être la compagne d'Adam, l'Alpha de la meute locale, mettant ainsi toute la meute en danger...
Stefan banni de l'essaim, Mercy part avec lui pour aider une de ses amies de la fac qui prétend sa maison hantée. Là-bas, la jeune femme fait la connaissance du seul vampire de la région, qui se révèle être très proche de la famille de son amie...
Mais en ville, une plus grande menace plane sur l'essaim : Stefan parti, tous les autres vampires complotent contre Marsilia pour la remplacer...


L'extrait :
Je descendis délicatement mes mains, glissant mes doigts dans la ceinture de son jean et enfonçant légèrement mes ongles dans sa peau.
Il poussa un grognement inarticulé, mais aucun de nous deux n'y prêta attention. Il tourna le visage vers moi. Je m'attendais à un baiser des plus sérieux, mais il se contenta de mordiller gentillement ma lèvre inférieure. Le contact de ses dents m'envoya des frissons qui coururent jusqu'au bout de mes doigts avant de caresser mes genoux et de me faire remuer les orteils d'aise. C'est qu'elles étaient puissantes, ces dents.
Je ramenai mes mains à présent tremblantes vers son ventre et commença à déboutonner sa braguette, mais Adam releva brusquement la tête et posa sa main sur la mienne.
J'entendis ce qui l'avait fait réagir ainsi.
- Une voiture allemande, dit-il.
Je poussai un soupir et me laissai aller contre son torse.
- Suédoise, plutôt, le corrigeai-je. Un break Volvo gris, d'environ 4 ans.
Il sembla d'abord surpris puis il eut l'air de comprendre :
- Tu connais cette voiture.
Je poussai un gémissement et enfonçai mon visage dans le creux de son épaule.
- Bon sang de bonsoir. Ça doit être à cause des journaux.
- Qui est-ce, Mercy ?
[…]
- Ma mère, répondis-je. Quel sens du timing incroyable ! …



L'extrait :
Je me remis à jouer avec le bas de ma robe.
- Mercy, dit Adam d'une voix encore plus bourrue que son grondement.
- Quoi ?
L'agressivité de ma réponse n'était qu'une conséquence de sa propre mauvaise humeur.
- Si tu n'arrêtes pas de tripoter cette robe, je risque de te l'arracher et nous n'allons jamais aller diner.
Je le regardai d'un air surpris. Il avait le regard braqué sur la route, les deux mains sur le volant … mais en y prêtant plus attention, je vis ce que je lui faisais, comme effet. Moi. Avec mes traces de cambouis sous les ongles et mes points de suture sur le menton.
Je n'avais peut-être pas gâché le rendez-vous après tout.
Je lissai le tissu de ma robe en résistant à la tentation de faire exactement le contraire et de la remonter pour le taquiner, car je n'étais pas certaine de pouvoir en assumer les conséquences. J'étais presque sûr qu'il plaisantait, mais bon … Je tournai le visage vers la vitre et tentai d'éviter de sourire comme une bienheureuse.


L'extrait :
Je rampai sur lui. Nous fermâmes tous les deux nos yeux le temps que je me sente parfaitement à l’aise. Il me caressait délicatement le dos du bout des doigts.
— J’adore ça, dit-il, le souffle un peu court et une pointe de jaune au fond des yeux.
— Quoi donc ? demandai-je en tournant légèrement la tête de manière à coller mon oreille contre son coeur.
— Te toucher… (Il passa lentement la main sur ma fesse nue.) Est-ce que tu as idée de depuis combien de temps j’en avais envie ?
Il enfonça ses doigts un peu plus profondément. Le stress de la nuit précédente m’avait laissée percluse de courbatures et c’était terriblement agréable. Je me détendis et si j’avais su ronronner, c’était exactement ce que j’aurais fait.
— Un témoin pourrait penser que nous sommes endormis, remarquai-je.
— Tu crois ? Il faudrait qu’il ne perçoive pas la vitesse à laquelle nos deux coeurs battent…
Il malaxa un endroit particulièrement sensible et je poussai un gémissement.
— Exactement comme Médée, murmura-t-il. Tout ce dont j’ai besoin, c’est de te toucher. Tu peux être folle de rage, tu te laisseras quand même aller contre moi et tu te détendras complètement. (Il colla sa bouche à mon oreille.) C’est comme ça que je sais que tu me désires autant que moi je te désire.
Il me serrait très fort contre lui et

L'extrait :
Je sentis l odeur de stefan.
Je croisai le regard d adam, la nuance dorée de ses yeux laissait deviner que le loup n était pas loin. Il m embrassa encore et inséra quelque chose entre mes lèvres, le poussant du pouce et de l index au delà de mes dents serrées, sans ôter sa bouche de la mienne.
C était un minuscule morceau de chair sanglante qui me brûla étrangement la gorge lorsque je l avalai. cela devait nécessairement signifier quelque chose d important.
-- Tu es a moi, murmura-t-il. Pas à stefan.
je me laissai aller en arrière et l herbe desséchée crissa sous ma tête, la terre émit un bruit similaire a celui du papier de verre sue le bois qui résonna jusque derrière mes paupières. Je passai ma langue sur mes lèvres et sentis le goût du sang.
Le sang d Adam.
Le sang et la chair de l Alpha.......La meute.
--A compter de ce jour, psalmodia Adam d une voix qui parvint a me sortir de la transe ou je me trouvais, tu es mienne, et seulement mienne. Tu est la meute et mon seul amour.
Il y avait du sang sur son visage et sur les mains dont il entoura mon visage.
--Tu est mien, et je suis tienne, repondis-je en un croassement a peine audible.
J ignorais la raison pour laquelle je lui répondais, en dehors du fait que c était presque comme un réflexe, une réponse involontaire. J avais maintes fois entendu ces parole, même sil avait rajouté la partie concernant le seul amour.
Et quand je me souvins enfin pourquoi il ne fallait pas que je le fasse, ce que cela signifiait, il était déjà trop tard.
Un éclair de magie me traversa de part en part, suivant la trajectoire du morceau de chair et je poussai un hurlement en la sentant me transformer en quelque chose de diffèrent, quelque chose de mieux ou de pire, je l ignorais. La meute.
Je les sentis tous au travers du contact d Adam et de son sang. Il lui appartenait de les protéger et de les gouverner. ET tous m appartenaient aussi, a present......et réciproquement
.


L'extrait :
Je contemplai mon reflet dans le miroir. Je n’étais pas vraiment jolie, mais ma chevelure épaisse me caressait les épaules. J’étais plus bronzée sur les bras et le visage que sur le reste du corps, mais au moins ne serais-je jamais blanche comme un cachet d’aspirine grâce aux racines amérindiennes de mon père. Samuel avait refermé la coupure que j’avais au menton de deux points de suture et un bleu me noircissait l’épaule (des dégâts minimes étant donné que j’avais combattu une chose qui aimait manger des enfants et avait déjà mis KO un loup-garou). Le fil chirurgical noir ressemblait, sous certains angles, aux pattes noires et brillantes d’une araignée. En dehors de ces petites blessures, mon état physique était parfait. Le karaté et la mécanique me maintenaient en forme.
C’était loin d’être le cas pour mon âme, mais cela, je ne pouvais le voir dans mon miroir. Avec un peu de chance, personne d’autre ne s’en apercevrait. C’étaient ces dégâts invisibles qui m’empêchaient de sortir de la salle de bains et d’affronter Adam, qui attendait dans ma chambre. Et cela, même si je savais parfaitement que jamais Adam ne me ferait subir quoi que ce soit contre mon gré… et même si c’était quelque chose que je désirais depuis un bon bout de temps.
Je pouvais toujours lui demander de partir. J’avais besoin de temps. Je dévisageai la femme dans le miroir, mais elle se contenta de me dévisager en retour.
J’avais tué celui qui m’avait violée. Allais-je le laisser obtenir la victoire finale ? Le laisser me détruire, comme cela avait été son intention première ?
— Mercy ?
Adam n’avait nul besoin de hausser la voix. Il savait que je l’entendais.
— Attention, répondis-je en arrachant mon regard du miroir et en enfilant une culotte propre et un vieux tee-shirt. J’ai une canne antique et je sais m’en servir.
— La canne se trouve sur ton lit, remarqua-t-il.
Quand je sortis de la salle de bains, Adam aussi se trouvait allongé sur mon lit.
Ce n’était pas un homme très grand, mais il n’avait pas besoin de ça pour ajouter à son charisme. Ses pommettes larges, ses lèvres charnues et sensuelles qui couronnaient un menton volontaire lui donnaient une beauté de star du cinéma. Lorsque ses yeux étaient ouverts, ils étaient d’un brun chocolat à peine plus clair que les miens. Son corps était presque aussi beau que son visage, même si je savais qu’il ne voyait pas les choses ainsi. Il se maintenait en forme parce qu’il était l’Alpha et considérait son corps comme un outil nécessaire au bien-être de sa meute. Avant le Changement, il avait été soldat, et sa formation militaire était encore flagrante dans la manière dont il se déplaçait et dans celle dont il prenait les choses en main.
— Quand Samuel rentrera de l’hôpital, il ira passer le reste de la nuit chez moi, dit Adam sans ouvrir les yeux.
Samuel était mon colocataire, c’était un médecin et un loup solitaire. La maison d’Adam se trouvait juste derrière la mienne. Elles étaient séparées par un terrain de quatre hectares, le quart de celui-ci m’appartenant et le reste à Adam.
— Nous avons le temps de parler, reprit-il.
— Tu as une mine atroce, lui dis-je, sans vraiment le penser. (Il avait effectivement l’air épuisé et des cernes marquaient ses yeux, mais à moins qu’il se fasse mutiler, je ne pensais pas qu’il puisse vraiment avoir une mine atroce.) Ils n’ont pas de lits, à Washington ?
Il avait dû se rendre à Washington (la capitale, pas l’État où nous nous trouvions) le week-end précédent pour tenter de régler quelques petits problèmes dont j’étais à l’origine. Bon, évidemment, s’il n’avait pas réduit le cadavre de Tim en morceaux devant une caméra, et si le DVD qui en avait résulté n’avait pas atterri sur le bureau d’un sénateur, il n’y aurait pas eu le moindre problème. Donc, d’un certain côté, c’était aussi partiellement sa faute.
Mais c’était surtout celle de Tim, et de celui qui avait fait une copie du DVD et envoyé celui-ci au sénateur. Je m’étais occupée de Tim. Et visiblement, Bran, le grand chef loup-garou de tous les grands chefs loups-garous, avait l’intention de se charger de l’autre personne. L’année dernière, je me serais attendue à une annonce de funérailles pour celle-ci. Mais cette année, avec les loups-garous qui venaient à peine de rendre leur existence officielle aux yeux du monde, Bran se montrerait probablement plus circonspect, Quant à savoir ce qu’il allait faire, c’était une autre histoire.
Adam ouvrit les yeux et les posa sur moi. Dans la demi-pénombre de la chambre (il avait seulement allumé ma petite lampe de chevet), on aurait dit qu’ils étaient noirs. Il arborait une expression morne, absente l’instant d’avant, et je savais que c’était à cause de moi. Parce qu’il n’avait pas été en mesure de me protéger… et les gens comme Adam ont tendance à prendre ce genre de choses très à cœur.
Personnellement, j’estimais qu’il me revenait d’assurer ma propre sécurité. Et même si cela impliquait parfois que j’appelle des amis à l’aide, il s’agissait néanmoins de ma propre responsabilité. Toutefois, Adam le considérait comme un échec.
— Alors, as-tu pris ta décision ? demanda-t-il.
Allais-je l’accepter comme compagnon ? Voilà ce qu’il voulait dire. La question se posait depuis bien trop longtemps et cette incertitude influençait sa capacité à garder la maîtrise de sa meute. D’une manière plutôt ironique, ce qui s’était passé avec Tim avait réduit à néant mes objections quant à une relation avec Adam. Je me disais que si j’avais été capable de résister à la potion magique des fées que Tim m’avait fait boire, ce n’était pas le mojo de l’Alpha qui serait en mesure de me transformer en esclave docile.
Peut-être aurais-je dû le remercier avant de le frapper avec le démonte-pneu.
Adam n’est pas Tim, me répétai-je. Je repensai à la rage avec laquelle Adam avait défoncé la porte de mon garage, à son désespoir lorsqu’il avait dû me contraindre à boire de nouveau à ce fichu gobelet fae. En dehors de sa capacité à m’ôter toute volonté, l’artefact avait aussi un pouvoir de guérison, et j’avais grand besoin d’être guérie à ce moment-là. Il avait obtenu l’effet escompté, mais gardait l’impression de m’avoir trahie, et il pensait aussi que j’avais toutes les raisons de le haïr désormais. Mais cela ne l’avait pas empêché de le faire. À mon sens, c’était la preuve qu’il ne mentait pas quand il disait m’aimer. Lorsque je m’étais cachée sous forme de coyote à cause de la honte (je le mettais sur le compte de la potion des fées, parce que je savais… oui, je savais que je n’avais aucune honte à ressentir à ce propos), il m’avait tirée de sous son lit, m’avait mordu le nez pour me punir d’être idiote avant de me serrer dans ses bras pendant toute la nuit qui avait suivi. Puis il m’avait procuré la sécurité et la compagnie de sa meute, que je le veuille ou non.
Tim était mort. Et de toute façon, il avait toujours été un loser. Et il était hors de question que je sois la victime d’un loser… ou de qui que ce soit d’autre, d’ailleurs.
— Mercy ?
Toujours allongé sur mon lit, Adam restait sur le dos, en position de vulnérabilité.
Pour toute réponse, j’ôtai mon tee-shirt et le laissai tomber au sol.
Il se leva plus rapidement que je l’avais jamais vu bouger, l’édredon dans les mains. Je n’eus même pas le temps de cligner des paupières qu’il l’avait déjà enroulé autour de moi… et que je me retrouvai serrée contre lui, mes seins nus contre sa poitrine. Il avait légèrement tourné la tête et mon visage était plaqué contre sa joue.
— J’avais l’intention de nous séparer avec l’édredon, à la base, dit-il d’un air coincé. (Je sentais nos cœurs battre à l’unisson et ses bras contractés tremblaient.) Je ne veux pas que tu te sentes obligée de coucher avec moi ici et maintenant. Un simple « oui » aurait suffi.
Je sentais son excitation… N’importe qui aurait pu la sentir, même sans mon odorat de coyote. Je fis glisser mes mains de ses hanches à son ventre musclé, puis le long de ses côtes, savourant l’accélération de son rythme cardiaque et la fine rosée de sueur recouvrant son visage sous l’effet de mes douces caresses. Je sentis les muscles de sa mâchoire se contracter alors qu’il serrait les dents, la chaleur qui envahissait sa chair. Je soufflai doucement dans son oreille et il s’écarta de moi, comme si je l’avais touché avec une baguette électrique.
Des stries ambrées marquaient à présent ses iris, et ses lèvres étaient plus pleines et rouges qu’auparavant. Je laissai tomber l’édredon sur mon tee-shirt.
— Bon sang, Mercy !
Il détestait jurer devant les femmes. C’était toujours un petit triomphe personnel quand je parvenais à lui faire proférer des insanités.
— Ça ne fait même pas une semaine que tu t’es fait violer, reprit-il. Je ne coucherai pas avec toi tant que tu n’auras pas parlé à quelqu’un, un thérapeute, un psychologue, que sais-je ?
— Je vais bien, répliquai-je, même si en fait, une fois hors de sa portée et du sentiment de sécurité qu’il m’apportait, je sentais effectivement mon estomac se retourner. Adam fit face à la fenêtre, me tournant le dos.
— Non, tu ne vas pas bien. Souviens-toi, chérie, on ne peut pas mentir à un loup.
Il laissa échapper un soupir forcé, puis se passa vigoureusement la main dans les cheveux en essayant de se débarrasser de son trop-plein d’énergie. Son geste fit se dresser sur le sommet de son crâne une myriade de petites boucles qu’il gardait ordinairement parfaitement disciplinées.
— Et de qui parlons-nous là ? demanda-t-il, pas vraiment à mon adresse. De Mercy. Une fille pour qui parler de soi est aussi agréable que de se faire arracher les dents. Quant à parler de soi à un étranger…
Je ne m’étais jamais considérée comme une personne ayant des difficultés particulières pour s’exprimer. À vrai dire, on me reprochait plutôt d’avoir une trop grande gueule. Samuel m’avait souvent dit que j’augmenterais mon espérance de vie si j’apprenais parfois à tenir ma langue.
J’attendis donc, sans un mot, qu’Adam prenne sa décision quant à la suite des événements.
Il ne faisait pas vraiment froid dans la chambre, mais je frissonnai néanmoins. Sûrement les nerfs. Mais si Adam ne se dépêchait pas de faire quelque chose, je risquais de retourner vomir dans la salle de bains. J’avais passé beaucoup trop de temps à vénérer la déesse de porcelaine, depuis que Tim m’avait gavée de jus de fées, pour qu’une telle perspective me réjouisse.
Adam ne me regardait pas, il n’en avait nul besoin. Les émotions ont une odeur. Il se retourna vers moi en fronçant les sourcils et vit en un seul regard dans quel état je me trouvais.
Il poussa un juron et s’avança vers moi avant de me prendre dans ses bras. Il me serra tout contre lui en émettant des bruits de gorge graves et rassurants. Il me berça doucement.
J’inspirai l’air saturé par son odeur à pleins poumons et tentai de mettre un peu d’ordre dans mon esprit. En temps normal, cela n’aurait pas dû me poser le moindre problème. Mais normalement, je ne me trouvais pas quasiment nue dans les bras de l’homme le plus sexy que je connaisse.
J’avais mal compris ce qu’il voulait.
Pour m’en assurer, je m’éclaircis la voix.
— Donc, quand tu m’as dit que tu voulais une réponse à ta demande aujourd’hui, tu ne pensais pas au sexe ?
Je sentis son corps secoué par un rire soudain et sa joue frotter contre la mienne.
— Tu penses donc que je suis le type de personne qui ferait ce genre de chose ? Après ce qui s’est passé la semaine dernière ?
— Je croyais que c’était le seul moyen d’accepter ta proposition, grommelai-je en me sentant rougir.
— Pendant combien de temps as-tu vécu au sein de la meute du Marrok ?
Il le savait très bien. Il se moquait juste de moi.
— Personne n’a cru nécessaire d’aborder le sujet de l’accouplement avec moi, répliquai-je sur la défensive, à part Samuel.
Adam rit de nouveau. Il avait une main sur mon épaule et l’autre me caressait doucement la fesse, un contact qui aurait dû chatouiller, mais ce n’était pas le cas.
— Et j’imagine que de son côté, il ne te racontait que la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, pas vrai ?
Je resserrai mon étreinte. Bizarrement, mes mains avaient atterri sur le bas de son dos.
— Probablement pas. Donc, tout ce dont tu avais besoin, C’était de mon accord ?
Il poussa un grognement.
— Ça ne suffira pas pour la meute, pas tant que ce ne se sera pas concrétisé. Avec Samuel hors jeu, il me semblait que tu serais en mesure de déterminer si tu étais intéressée ou non. Si tu ne l’avais pas été, j’aurais pu reprendre les rênes de la meute. Mais maintenant que tu as manifesté ton intérêt, je suis prêt à t’attendre jusqu’aux calendes grecques.
Ses paroles semblaient parfaitement raisonnables, mais son odeur me disait autre chose. Elle m’apprenait que ce que j’avais dit avait calmé ses inquiétudes et que son esprit était désormais concentré sur tout autre chose que notre discussion.

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