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dimanche 13 juillet 2014

un fascinant regard - Linda Howard

 


Ainsi, vous êtes restée dans votre voiture jusqu'à ce que la vision s'achève, puis vous êtes tranquillement rentrée vous coucher. Si vous êtes si persuadée d'être médium,pourquoi avoir attendu plus de quarante-huit heures avant de prévenir la police? Nous aurions peut-être pu épingler le gars si vous vous étiez manifestée plus tôt.


 



 

Le résumé:
Le couteau étincelle, lançant un éclat mat, s'enfonce dans la chair avec un bruit étouffé... Marlie freine à mort et se gare sur le bas-côté de la route. La vision, atroce, la submerge. Meurtre en direct... Témoin invisible, elle voit la scène par les yeux de l'assassin. Dan Hollister est sceptique, il oscille entre l'incrédulité et l'exaspération. Une femme médium qui lui donne un luxe de détails tandis que lui n'a pas la moindre piste ! Le comble pour un flic. Pire encore, les yeux de Marlie le bouleversent, le fascinent, l'envoûtent. Entre elle et lui, c'est l'affrontement, la suspicion. Un jeu dérisoire qui tourne vite à la passion. Mais le tueur tisse sa toile, et Dan songe alors à lui tendre un piège en exposant celle qu'il aime. Folle provocation ! La riposte ne se fait pas
attendre...

L'extrait :
Il était vingt-trois heures trente quand Marlie Keen sortit du cinéma avec la foule du vendredi soir. Détendue par la comédie qu'elle venait de voir, elle se dirigea d'un pas vif vers sa voiture et mit le cap sur son domicile.

Elle roulait sur la voie express quand, tout à coup, une pensée la frappa : elle se sentait bien, et ce pour la première fois depuis six ans.

Après réflexion, elle constata, étonnée, que ce sentiment de bien-être remontait en fait à plusieurs mois. Prise par la routine de l'existence qu'elle s'était bâtie à Orlando, elle ne s'en était pas rendu compte. Pendant de longues années, elle avait vécu en automate, puis le temps avait lentement accompli son œuvre. Elle avait guéri, tel un amputé qui, acceptant enfin la perte d'un de ses membres, apprend à s'en passer et, peu à peu, à aimer de nouveau la vie. La perte qu'elle avait subie était plus mentale que physique et, à l'inverse d'un amputé, elle avait prié des nuits durant pour ne jamais récupérer cette partie d'elle-même. Puis, un beau jour, elle avait cessé de redouter le retour de ses dons et avait simplement continué de vivre.




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