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lundi 21 juillet 2014

Voyage au jardin des sens - Robin Schone

 





Je veux que vous m'appreniez à donner du plaisir à un homme...


 






 
Le résumé:
- Je veux que vous m'appreniez à donner du plaisir à un homme
Ces mots choquants, Elizabeth Petre, mère de deux enfants et digne épouse du chancelier de l'Echiquier, n'aurait jamais pensé les prononcer. Surtout pas devant le ténébreux lord Safyre. Elizabeth respecte son mari et ne veut en aucun cas lui être infidèle, mais il la dédaigne depuis des années. Lord Safyre accepte de l'inititer à l'art de l'érotisme, toutefois il commence par fixer ses propres règles. Des règles qui, déjà, font rougir Elizabeth et provoquent son désarroi. Elle ne sais rien, il va lui apprendre.


L'extrait :
Elizabeth, un homme ne goûte pas au corps d'une femme parce qu'elle lui fait pitié.
– Par gentillesse, peut-être ?
– Je suis à moitié arabe. Les Arabes ne sont pas gentils.
– Tu es à moitié anglais, insista-t-elle.
– Les Anglais ne sont pas gentils non plus, répliqua-t-il. 

 
L'extrait :
Ramiel admira malgré lui le courage de cette femme.
D'après les rumeurs, le chancelier de l'Échiquier avait une maîtresse.
Edward Petre était un roturier. Eût-il été pair du royaume que ses aventures extraconjugales n'auraient intéressé personne, mais ses électeurs appartenaient essentiellement à la classe moyenne, pour laquelle les représentants politiques devaient être aussi moralement irréprochables que leur reine.
De toute évidence, Elizabeth Petre était plus préoccupé à l'idée de voir la carrière de son mari compromise qu'à celle de le voir déserter son lit.
– Les femmes qui aiment leur mari ne s'adressent pas à des étrangers pour apprendre l'art de satisfaire un homme.
– Non, les « lâches » qui aiment leur mari ne font rien,
rectifia-t-elle. Elles se contentent de dormir seules, nuit après nuit, pendant qu'il va passer du bon temps avec une autre. Les femmes dignes de ce nom ne restent pas les bras croisés, sans réagir.
Les lâches...Le mot résonna dans le silence soudain.
Elle parlait en exhalant une légère buée qui se mêlait au souffle de Ramiel, formant un petit nuage opaque dans l'air froid de la pièce.
Elizabeth Petre battit des paupières.
L'espace d'un instant, il crut à l'ébauche d'un flirt, d'une parodie de flirt. Puis il remarqua l'éclat transparent des larmes dans ses yeux.
– Je refuse d'être lâche, ajouta-t-elle en carrant les épaules, mouvement qui fit craquer les baleines de son corset trop étroitement lacé. Aussi, je vous le demande une dernière fois : apprenez-moi à donner du plaisir à un homme.



L'extrait :
Elle croyait encore entendre la voix moqueuse du cheikh bâtard, un ronronnement à la fois rauque et doux civilisé par l'accent anglais.
- Vous rendez-vous compte de ce que vous demandez, madame Petre ?
oui, elle se rendait compte.
Menteuse, menteuse, menteuse, fit le grincement des roues. Elle ignorait tout du prix qu'un homme comme lui pouvait exiger pour initiation charnelle.
Des vagues de colère, l'envahirent soudain.
comment avait-il osé lui dire que la satisfaction d'un homme dépendait de la capacité de la femme à prendre du plaisir ? Comme si c'était sa faute à elle si son mari avait une maîtresse !

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