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lundi 7 juillet 2014

La Cité des anges - Belinda Bornsmith



 Donne-moi une bonne raison de ne pas t’étrangler, murmura une voix aiguisée comme une lame, teintée d’une profonde colère.
















Le résumé :
La cité des anges, à la fois si belle et si cruelle, cache ses secrets les plus dangereux, une passion des plus brûlantes, alors qu'un homme rempli de haine tisse sa toile dangereusement, dans l'attente de son heure...


L'extrait :
Thaïlande – Bangkok – un an plus tôt

- Maître, on vient de déposer ceci à votre attention.

Les yeux baissés avec humilité, le serviteur tendit une enveloppe brune à un homme de type asiatique, se courba avec déférence, puis quitta sans un bruit le bureau au luxe ostentatoire. L’individu fixa le document, leva les yeux et contempla un cadre suspendu à un pan de mur : deux hommes souriants se tenaient côte à côte. Une immense peine transforma son visage.

- Bientôt… mon frère… bientôt, murmura-t-il.

Sa main trembla légèrement en décachetant le pli. Il fit glisser deux photos. Figé comme une statue, il observa longuement le visage d’un homme. Son regard se durcit, rempli de haine. Puis son attention se concentra sur le deuxième cliché : un couple enlacé. Une lueur meurtrière brillait dans son regard.




Bangkok – De nos jours



Un rire strident se mêla au brouhaha de la foule.

- Oh… trésor, tu es fabuleuuuux.

Une petite foule s’était amassée autour de la roulette. Une jeune femme de type européen, vêtue d’une robe blanche moulante outrageusement courte, trépignait d’excitation à côté d’un homme au regard glacé. Ses seins menaçaient de jaillir de son profond décolleté qui ne laissait plus beaucoup de place à l’imagination. Son compagnon resserra son bras autour de sa taille, la pressant contre sa hanche.

- Tu me portes chance, rétorqua l’homme en anglais, avec un sourire encore plus glaçant que ses yeux.


L'extrait :
Donne-moi une bonne raison de ne pas t’étrangler, murmura une voix aiguisée comme une lame, teintée d’une profonde colère.
Elle se pétrifia.
— J’ai dû remuer ciel et terre pour te retrouver !
Incapable de faire un mouvement, tétanisée par cette haute stature et cette voix, elle sentit un parfum légèrement boisé, viril ; un parfum qu’elle connaissait si bien, se rappelait trop bien et qui hantait ses nuits. Elle tenta de bouger ses lèvres, la main qui les bâillonnait s’écarta finalement.
— Ah oui… et qu’est-ce que tu viens faire ici ? demanda-t-elle, haletante.
Il ignora sa question.
— Alors, trésor, toi seul comprends la mort de Choupinet… mima-t-il, sarcastique. Putain, Sidney ! Cela fait un mois que je te cherche ! s’exclama-t-il, libérant sa fureur.