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Les Débauchés, tome 3 : Le prince des débauchés - Loretta Chase





 Malheureusement, l’indifférence, contrairement à la surdité,
n’est pas une garantie de tranquillité.















Le résumé:
" Un démon ! " C'est ainsi qu'on décrit le marquis de Dain.
Tout petit déjà, il était différent : chétif et fort laid. Son père, qui le détestait, voyait en lui l'œuvre du diable. Adolescent, il a fait les quatre cents coups, avant de devenir celui qu'il est aujourd'hui : un libertin avide de sensations fortes. Et c'est ce dépravé qui tente d'entraîner dans la débauche Bertie, le jeune frère de Jessica Trent. Pas si elle a son mot à dire ! Aussi résolue que son frère est veule, la jeune femme part en guerre contre le marquis et, à sa grande stupeur, tombe sous son charme.
Mais comment un homme qui se déteste si fort pourrait-il croire à l'amour d'une lady ?


L'extrait :
J’ai payé pour vous avoir, rappela-t-il froidement. Vous m’appartenez et je prends toujours soin de mes possessions. Je ne laisserais pas Nick et Harry l’approcher non plus.
— Doux Jésus, cela signifie-t-il que je suis aussi importante à vos yeux que vos chevaux ?
Elle pressa la main sur son sein.
— Oh, Dain, vous êtes si incroyablement romantique ! Je suis bouleversée !
Il la considéra un moment, puis s’attarda sur sa main. Elle la ramena vivement sur sa cuisse.
Fronçant les sourcils, il reporta son attention sur l’attelage.
— Ce vêtement que vous portez, comment appelez-vous cela déjà? s’enquit-il d’un ton irrité.
— Ma pelisse? Elle ne vous plaît pas?
— Vous la remplissiez plus la dernière fois que je vous ai vue avec. A Paris. Le jour où vous avez débarqué chez moi en pleine fête. Et que vous vous en êtes prise à ma vertu. Vous vous rappelez?
Il engagea le tilbury dans une allée bordée d’arbres.
— Ou était-ce simplement une impression due au fait que vous étiez trempée?
Évidemment qu’elle se rappelait cet épisode. Mais le plus important était que lui s’en souvienne. Et suffisamment en détail pour se rendre compte qu’elle avait perdu du poids ! Jessica se sentit tout à coup de meilleure humeur.
— Vous n’avez qu’à me jeter dans la rivière pour vérifier, le défia-t-elle.



L'extrait :
S’adossant à son fauteuil, Jessica le dévisagea avec un sourire amusé.
— Arrête, Bertram, tu ressembles à un cochon. D’ailleurs, tu as beaucoup grossi depuis la dernière fois que je t’ai vu. Tu as pris au moins dix kilos, non? Peut-être même quinze. Et tout dans le ventre, on dirait, ajouta-t-elle en baissant les yeux sur ledit ventre. Tu me rappelles le roi.
— Cette baleine ! s’écria-t-il. Certainement pas. Retire ça tout de suite, Jessica.
— Sinon quoi? Tu t’assiéras sur moi? s’esclaffa-t-elle.
Il s’éloigna d’un pas raide et se laissa tomber sur le sofa.
— A ta place, reprit-elle, je m’inquiéterais moins des projets de ma sœur et un peu plus de mon propre avenir. Je suis tout à fait capable de m’occuper de moi, Bertram. Tandis que toi... Eh bien, épouser une femme riche ne serait pas une mauvaise idée.
— Le mariage est pour les pleutres, les imbéciles et les femmes.
Ele sourit.
— Tu me rappelles ces crétins ivres tout contents de lancer leurs remarques hautement philosophiques à leurs compagnons aussi crétins et ivres qu’eux avant de s’effondrer dans le saladier de punch. Le tout entre deux bonnes plaisanteries bien viriles autour de la fornication ou des processus excrétoires.
Sans laisser à Bertram le temps de dénicher au fond de son cerveau la définition de ses derniers mots, elle enchaîna :
— Je sais ce qui amuse les hommes. Je n’ai pas vécu avec toi ni élevé dix cousins pour rien. Alcoolisés ou non, ils adorent plaisanter sur ce qu’ils font - ou aimeraient faire - avec les femmes et éprouvent une fascination sans borne pour tous les vents, fluides et...
— Les femmes n’ont aucun sens de l’humour, coupa Bertram. Elles n’en ont pas besoin. Le Tout-Puissant leur a offert une source inépuisable de rires avec les hommes. D’où la conclusion logique que le Tout-puissant doit être une femme.
Il articulait lentement, comme s’il cherchait à retrouver les paroles d’une citation apprise par cœur.
— D’où provient cette profonde remarque philosophique, Bertram?
— Pardon?
— Qui t’a dit ça?
— Pas un crétin ivre, mademoiselle Je-sais-tout, répliqua-t-il d’un ton suffisant. Je ne suis peut-être pas l’homme le plus malin du monde, mais je sais reconnaître un crétin, et Dain n’en est pas un.

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