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lundi 19 mai 2014

Les Carsington, tome 5 : Lady Carsington de Loretta Chase



«Arrête. Il est temps d'arrêter! »
Mais il était trop tard. Il était en elle, elle lui appartenait, et il ne pouvait rien faire
d'autre que posséder ce corps offert, à coups de reins répétés qui semblaient scander :
«Tu es à moi. A moi. A moi. »













Le résumé :
Après avoir survécu aux périls d'Egypte, Peregrine Dalmay, comte de Lisle,
est de retour à Londres et fait face à la menace la plus sinistre de son existence : sa famille insensée... et miss Olivia Wingate-Carsington. Descendante de célèbres mais très aristocratiques escrocs, la délicieuse rousse a l'art de le faire sortir de ses gongs et a pour habitude de l'entraîner dans des combines scandaleuses.
Olivia est peut-être très bien vue par ses pairs mais elle sait aussi qu'un futur respectable se rapproche dangereusement. Quand Lisle est forcé de partir en mission pour sa famille, elle voit là une occasion parfaite de repartir à l'aventure une dernière fois... même si c'est avec le seul homme au monde qu'elle n'arrive pas à embobiner... alors qu'elle ne veut que l'aider cette fois...
C'est ainsi que Lisle et Olivia se retrouv
ent dans un lugubre château écossais hanté par des fantômes rancuniers et de lâches meurtriers... et un terrible secret : le plus grand péril pourrait bien résider dans leurs propres cœurs entêtés.




L'avis:

Une des tomes de que j'ai préféré de la série. Il est vrai que l'on connaissait déjà les héros mais la romance tient sa promesse.

L'extrait :
Olivia tourna légèrement la tête. Sa bouche entra en contact avec sa paume.

« Non-non-non ! » cria une voix dans la tête de Lisle. Mais c'était un mensonge. Il n'avait jamais rien désiré autant.
C'était si simple. Un frôlement. Ses lèvres qui lui effleuraient la main. Mais il attendait

depuis une éternité, et le frisson qui le parcourut fut d'une violence sauvage, comme s'il avait été traversé par la foudre. Il ricocha jusqu'à son coeur, qui se mit à battre de
manière erratique, avant de terminer sa course dans son ventre. Son corps entier se tendit comme un arc, et son esprit se réduisit à une sorte de tunnel.
Agenouillé devant elle, il ne voyait qu'elle, dont la peau laiteuse semblait presque irisée à la lueur des flammes. Sous la couverture, sa poitrine se soulevait et s'abaissait à un rythme rapide. Seul le crépitement des tisons dans l'âtre brisait le silence de la chambre plongée dans une semi-pénombre.

D'une main, elle retenait les deux pans de la couverture. Il tendit le bras, repoussa

doucement sa main. Elle ouvrit les doigts. Sans protestation. Sans mot dire. Son beau

regard fixé sur lui comme s'il était un mystère qu'elle tentait de percer.

Bien sûr, il n'y avait aucun mystère. Il n'était qu'un homme, elle lui avait désespérément

manqué, et l'espace d'un instant, il avait entrevu un monde sans elle. Il vivait sans elle,

très loin d'elle, mais à quoi bon revenir si ce n'était pas vers elle ? À quoi ressemblerait sa

vie ?

Elle était là, chaude et vivante dans la lumière des flammes. C'était un fait tout simple.

Elle était là et il la désirait : autre fait qui éradiquait toutes les bonnes résolutions et les

soubresauts pathétiques de sa conscience.

Il la regardait, s'emplissait les yeux, l'esprit et l'âme de la beauté de son corps dénudé.

Bonté divine... lâcha-t-il dans un souffle. Bonté divine, Olivia.

Sa peau avait l'éclat nacré de la lune quand elle éclaire haut dans le ciel. Ses seins fermes -

ceux que le diable lui avait donnés - se dressaient fièrement, leur petite pointe rose

appelant les caresses.

Elle lui prit la main et il ne tenta pas de résister lorsqu'elle la posa sur un sein satiné. Sous

sa paume, il sentit le bourgeon durcir. Sa virilité se dressa en réponse dans ses pantalons.

Dans son esprit, le tunnel s'étrécit encore.

Il ne voyait plus qu'elle. Il ne pensait qu'à elle. Le monde se réduisait à Olivia, étendue

devant la cheminée. Sa main s'arrondit autour du globe pâle. Elle soupira. De son autre

main, il cueillit son sein jumeau, le pressa doucement. Elle eut un rire de gorge, et ferma

les yeux.

Oui, chuchota-t-elle. C'est ce que je veux.

Des mots simples. Dans lesquels vibraient le désir et le plaisir, et il ne savait quoi d'autre.

Et cela lui suffisait, car lui-même n'aurait pas dit autre chose. C'était ce qu'il voulait, lui

aussi.

Elle ne résista pas plus lorsqu'il lui écarta les jambes, puis inclina la tête pour toucher du

bout de la langue la pointe délicate d'un sein.

Oui, souffla-t-elle.

Oui. Tout était dit. Dans ce « oui », il y avait le goût de sa peau, le son de sa voix, la

façon dont son corps se cambrait sous sa caresse. Elle enroula les bras autour de son cou

pour le retenir, gémit quand il aspira le bourgeon durci dans sa bouche pour mieux la

savourer.

Oui, c'était ce qu'il voulait.

L'instant d'après, elle prenait son visage entre ses mains pour l'embrasser. Ses lèvres

douces s'entrouvrirent en une invite éhontée. Alors il se laissa emporter par ce baiser

éperdu, charnel, qui semblait contenir des centaines de baisers gardés en réserve au fil des

ans, un baiser qui n'en finissait pas, le catapultait dans un univers sauvage où eux seuls

existaient.

Tout s'était aboli, sauf le goût de sa bouche, l'odeur de sa peau, son corps qui ondulait, et

ses mains qui glissaient sur son torse, remontaient avec impatience sa chemise de nuit.

Il interrompit leur baiser, le temps de l'ôter, de la jeter par terre. Lui aussi était nu, à

présent. C'était ce qu'il voulait.

Les paumes d'Olivia couraient sur ses épaules et ses bras, se promenaient sur son torse. Il

frémit.

Ah, fit-elle avec intérêt.

Tendant le cou, elle vint taquiner de la langue les minuscules boutons bruns. Puis elle

noua les jambes autour des hanches de Lisle, et l'embrassa à pleine bouche. Sa langue

joua avec la sienne, espiègle, insistante. Il frissonna de nouveau, sentit son sexe palpiter

contre son ventre souple.

Il la souleva, glissa les mains sous ses fesses. Sans lâcher sa bouche, il la renversa en

arrière, et elle se laissa faire, les jambes toujours enroulées autour de ses hanches. Il releva la tête. Son regard accrocha le sien au moment où il lui écartait les cuisses. Elle reposa les pieds sur le tapis. Il glissa alors une main entre eux, vers le triangle de boucles cuivrées,

immisça un doigt dans sa fente étroite et commença à la caresser.

Il savait comment donner du plaisir, et il voulait plus que tout la contenter, mais elle

brûlait les étapes, s'embrasait sous l'effet de la passion qui la tenaillait. Elle referma les

doigts sur son sexe, les fit aller et venir doucement.

Avec un grondement sourd, il lui repoussa la main et commença à entrer en elle. Son

étroitesse ne le surprit pas, mais elle se dressa dans un sursaut avec un petit cri étouffé, les

muscles raidis.

Il reprit sa bouche, l'embrassa avec une ardeur décuplée.

Peu à peu, la tension diminua. Elle lui saisit le visage à deux mains pour lui rendre son

baiser avec une intensité farouche. Il s'enfonça davantage. Elle se raidit, mais ne tenta pas

de lui échapper ni de le repousser.

Une voix lui parvint de très, très loin : «Arrête. Il est temps d'arrêter! »

Mais il était trop tard. Il était en elle, elle lui appartenait, et il ne pouvait rien faire

d'autre que posséder ce corps offert, à coups de reins répétés qui semblaient scander : «

Tu es à moi. A moi. A moi. »

Dans le brouillard de désir qui lui obscurcissait l'esprit, il la sentit venir à sa rencontre,

accompagner son mouvement.

Encore, et encore, et encore. Ses ongles s'enfoncèrent dans son dos.

Et soudain ce fut l'explosion, un tourbillon insensé de bonheur et de plaisir où retentirent

leurs cris à l'unisson.

Puis le silence retomba, seulement troublé par les battements affolés de leurs deux cœurs.
Bouleversée, elle gisait sous lui.