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Le Protectorat de l'Ombrelle, une aventure d'Alexia Tarabotti, tome 1: Sans Âme de Gail Carriger



  Lord Maccon cessa de mordre mademoiselle Tarabotti. Il s'écarta d'elle, mettant la largeur d'un doigt entre eux. Elle eut l'impression que c'était un mètre. Il secoua la tête, jeta un coup d'oeil choqué à Alexia, lâcha ses fesses, fixa sa propre main comme s'il était en train de l'accuser d'avoir agi en toute indépendance, et prit une expression parfaitement honteuse. Mademoiselle Tarabotti était hélas trop désorientée pour véritablement apprécier cette expression mortifiée peu caractéristique du comte.










Le résumé :
Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté !
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire.
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?


L'avis:
Le livre mêle un suspense so british à une romance paranormale. Le mariage est à mon goût réussi et le personnage d'Alexia est vraiment réussi. Pourtant certains passages m'ont paru assez long, longueur que je n'ai pas retrouvé dans l'adaptation en bande dessinée du livre.

L'extrait :
Le comte finit par la soulever et l'asseoir. Puis il roula sur lui-même pour se dégager et se leva en la hissant d'un bond sur ses pieds sans cérémonie.
"Lord Macon, dit mademoiselle Tarabotti, comment se fait-il que lorsque vous êtes là je finis toujours à plat ventre dans une position inconvenante ?"
Le comte souleva un sourcil élégant. "La première fois que nous nous sommes rencontrés, je crois que c'est moi qui ai fait une chute particulièrement indigne.
- Comme je vous en ai déjà informé, précisa Alexia en brossant sa robe, je n'avais pas laissé le hérisson là intentionnellement. Comment pouvais-je savoir que vous alliez vous asseoir sur cette malheureuse créature ?" Elle leva les yeux et, choquée, poussa un petit cri. "Vous avez du sang plein le visage !"
Lord Macon s'essuya avec la manche de sa redingote tel un enfant polisson surpris le visage couvert de confiture, mais ne s'expliqua pas. À la place, il indiqua le fiacre en rugissant : "Voyez ce que vous avez fait ! Il est parti !"
Alexia ne voyait pas, parce qu'il n'y avait plus rien à voir dans le fiacre. L'homme de l'ombre avait saisi l'occasion que lui offrait sa chute infortunée pour s'échapper.
"Mais je n'ai rien fait, moi ! C'est vous qui avez ouvert la porte. Je suis tombée c'est tout. Un homme était en train de m'attaquer avec un mouchoir mouillé. Qu'étais-je censée faire d'autre ?"
Lord Maccon ne trouva rien à répondre à une défense aussi baroque.



L'extrait :
« Je l’ai embrassée, expliqua-t-il, chagriné.
— J’ai eu le douteux plaisir d’assister à cet, euh, événement public. » Lyall aiguisa la pointe de son crayon à l’aide d’une petite lame de cuivre qui jaillissait de l’extrémité de ses lunettes.
« Eh bien ! Pourquoi n’a-t-elle rien fait ? voulut savoir l’Alpha.
— Comme quoi ? Vous donner un coup sur la caboche avec son ombrelle fatale ? Je me méfierais si j’étais vous. Je suis presque certain qu’elle l’a fait fabriquer sur mesure et que la pointe est en argent. »
Lord Maccon prit un air irrité. « Comme essayer de me parler, ou peut-être pas, mais m’entraîner dans un endroit… » Il s’interrompit. « Un endroit sombre et doux et… » Il s’ébroua comme un chien mouillé. « Mais non. À la place, elle m’a complètement ignoré, pas un seul mot. Je crois que je préférais quand elle me criait dessus. » Il marqua une pause et hocha la tête. « Non, je sais que je préférais. »
Le professeur Lyall soupira, posa sa plume, dirigea toute son attention sur son patron et tenta de lui expliquer ce qui se passait. D’ordinaire, lord Maccon n’était pas aussi bouché. « Alexia Tarabotti ne va pas se comporter en accord avec la dynamique de meute. Vous la courtisez selon le rituel traditionnel pour les femelles Alpha. C’est peut-être instinctif chez vous, mais nous vivons à une époque moderne. Beaucoup de choses ont changé.
— Cette femme, cracha lord Maccon, est définitivement une Alpha et très certainement une femelle.
— Mais pas une femelle loup-garou. » La voix du professeur Lyall était d’un calme exaspérant.
Lord Maccon, qui jusque-là avait agi de manière totalement instinctive, parut soudain déconfit. « Aurais-je géré cette situation complètement de travers ? »
Le professeur Lyall se souvint des origines de son Alpha. Il était peut-être relativement vieux, mais il avait passé la plus grande partie de son existence dans une petite ville à peine civilisée des Highlands. Toute la bonne société londonienne considérait l’Écosse comme un endroit barbare. Là-bas, les meutes faisaient peu de cas des raffinements des gens diurnes. Les loups-garous des Highlands avaient la réputation de faire des choses atroces et totalement injustifiées, comme porter des vestes d’intérieur à la table du dîner. Lyall frémit à cette idée délicieusement épouvantable.
« Oui. J’irais même jusqu’à dire que vous vous êtes mal conduit. Je vous suggère de préparer des excuses bien tournées et de ramper de façon abjecte », dit le Bêta. Son expression demeurait aimable, mais son regard était dur. Son Alpha ne devait pas s’attendre à de la sympathie de sa part.
Lord Maccon se redressa. Il aurait dominé son second de toute sa taille même si Lyall n’avait pas été assis. « Je ne rampe pas.



L'extrait :
Ce qui se produisit alors fut plein de sueur, de gémissements et d'une pulsation dont Alexia décida, après en avoir délibéré profondément pendant une seconde, qu'elle n'avait rien contre. Cela culmina par un deuxième battement de coeur des plus intrigants qui émergea autour de la région où il s'était empalé. Peu de temps après, son mari poussa un long gémissement et retomba sur les coussins en la serrant contre lui. <<Oooh, dit Alexia, fascinée, il se ratatine de nouveau. Les livres ne m'entionnaient pas ce détail.>>
Le compte rit.<< Il faut que tu me montre tes livres.>>