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samedi 19 juillet 2014

Les Chicagos Stars, Tome 4 : Ensorcelée - Susan Elizabeth Phillips

 


- J'ai besoin d'argent, et je ne reculerai devant rien pour en avoir.
Il émit un son qui ressemblait à un rire.
- Vous n'êtes pas sérieuse.
- Oh, si ! répliqua-t-elle. Promesse de scout!,
Elle entreprit de déboutonner le haut de sa robe.


 






Le résumé:
Si Rachel est revenue en Caroline du Nord, c'est parce qu'elle est au bout du rouleau. Plus un sou en poche. Depuis des jours déjà, elle ne se nourrit que de sandwiches et dort dans sa vieille Chevrolet. Si elle était seule, ce ne serait pas grave. Mais il y a Edward ! Quelle mère pourrait supporter d'infliger cela plus longtemps à un petit garçon de cinq ans ? Il faut donc retourner à Salvation. Là où on la surnomme avec mépris " la veuve Snopes ". Ce n'est pourtant pas sa faute si son mari était un escroc. La première à avoir été dupée, c'est bien elle. Quelques années plus tôt, les homélies télévisées du révérend Dwayne Snopes faisaient délirer les foules. Mais sous prétexte d'exalter la foi, Dwayne exerçait un vil racket. Jusqu'à ce que le vent tourne et qu'il soit démasqué... Après sa mort, rien n'a été retrouvé de la fortune considérable qu'il avait amassée Absurde ! Cet argent est bien quelque part... Et maintenant, Rachel en a besoin. Pas pour elle, pour Edward.



L'extrait :
Il leva les yeux au ciel, exaspéré et amusé à la fois.
— Tu sais la dernière fois que j’ai fait ça avec quelqu’un ? continua Rachel.
— J’imagine qu’il ne s’agissait pas de G. Dwayne, répondit Gabriel.
Il avança vers la machine à café, comme s’il préférait s’éloigner d’elle. En baissant les yeux,elle vit la bosse de son pantalon, et en ressentit une satisfaction toute féminine.
— Tu plaisantes ! s’écria-t-elle. C’était juste un bécoteur.
— Un quoi ?
— Il ne m’adressait jamais que de petits bécots secs – en s’arrangeant pour rater mes lèvres.
Non, la dernière fois que j’ai vraiment embrassé un garçon, c’était ma première année au lycée. Il s’appelait Jeffrey Dillard, et nous nous étions cachés dans un placard durant le catéchisme. Nous avions tous les deux mangé des Jolly Ranchers aussi c’était une expérience tout à fait délicieuse, à tous les sens du terme.
— Tu n’avais jamais embrassé de garçon avec la langue avant le lycée ? s’étonna Gabriel.
— non. C’est pathétique, je l’admets. Mais j’avais peur d’aller en enfer. C’est une des rares améliorations de ma vie, ces dernières années.
— Quoi donc ?
— Je ne me soucie plus de l’enfer. Je considère désormais que « toutes les expériences sont bonnes à prendre ».
— Rachel...
Il parut si déprimé qu’elle regretta ses paroles. Parfois, son insolence – qui était pour elle une façon de vaincre ses terreurs – semblait troubler Gabriel.
— Excuse-moi, Bonner. Dis donc, tu as intérêt à te remettre au boulot avant que le patron ne s’en prenne à toi. C’est un type franchement pingre qui en veut pour son argent, et sa tu n’y prends pas garde, il déduira ta paie. Personnellement, il me terrifie.
— C’est vrai ?
— Un mec impitoyable. Et radin, en plus. Heureusement, je suis plus maligne que lui. Je sais comment obtenir une promotion.
— Oui... ? s’enquit-il en sirotant son café.
— Je vais le déshabiller et le lécher de haut en bas.
Il s’étouffa illico, et se mit à tousser. Satisfaite
d’avoir produit son effet, elle se remit à l’ouvrage et ne vit pas passer le reste de l’après-midi.


L'extrait :
Et juste à ce moment-là, Bonner s’interposa, le visage rigide.
— Ce n’est pas nécessaire, Jake. Rachel n’est pas une vagabonde.
Elle serra si fort son fils contre sa hanche qu’il s’agita un peu. Etait-ce un piège ? se demanda-t elle.
Armstrong grogna, manifestement agacé par cette intervention.
— Elle n’a pas d’argent, pas de logement, pas de travail.
— Rachel n’est pas une vagabonde, répéta Bonner.
Armstrong jouait à faire passer ses menottes d’une main à l’autre.
— Gabriel, je sais que vous avez grandi à Salvation, mais vous n’étiez pas dans les parages, quand G. Dwayne a crevé le coeur de cette ville, sans compter celui de la moitié du pays. Vous feriez mieux de me laisser gérer cette histoire.
— Je croyais que nous parlions du vagabondage de Rachel, pas du passé.
— Ne vous mêlez pas de ça, Gabriel.
— Elle a un emploi. Elle travaille chez moi.
— Depuis quand ?
— Depuis hier matin.
La gorge nouée, Rachel vit les deux hommes échanger des regards noirs. Bonner était le plus imposant, et Armstrong finit par se détourner. De toute évidence furieux de voir son autorité remise en question, il raccrocha les menottes à savceinture.
— Je vous aurai à l’oeil, Mrs Snopes. Je vous préviens que vous avez intérêt à filer droit. Votre mari a enfreint quasiment toutes les lois du manuel, et il s’en est sorti, mais croyez-moi, ce ne sera pas le cas pour vous. J’y veillerai. Rachel regarda Armstrong s’éloigner, et ne relâcha Edward que quand il eut disparu. Maintenant que ma crise était passée, son corps la trahit. Elle s’avança de quelques pas vacillants et s’adossa au tronc d’un érable pour rester debout.
Elle savait devoir être reconnaissante à Bonner, mais les mots lui restaient en travers de la gorge.
— Vous m’aviez dit que vous logiez chez une amie.
— Je ne tenais pas à ce que vous sachiez que je vivais dans ma voiture.
— Retournons au ciné-parc.
Il tourna les talons



L'extrait :
Vous vous êtes comporté comme un vrai salaud, ajouta-t-elle.
Cette fois, il leva les yeux, et Rachel détecta une lueur d’amusement dansa dans ces prunelles dures et argentées. Comment était-ce possible ?
— Vous compter vraiment me faire ramper, pas vrai ?
— Comme un ver de terre.
— Personne n’a jamais eu envie de vous bâillonner ?
Il eut un semblant de sourire. Et Rachel en fut tellement sidérée qu’elle mis un moment à répondre.
— L’insolence fait partie de mon charme.
— Si quelqu’un l’a prétendu, répliqua Bonner, c’est un mensonge flagrant.
— Vous osez contester ce que dit Billy Graham?
Cette fois, le sourire de Bonner fut plus affirmé, mais très vite il reprit son air renfrogné, les sourcils froncés. Bon, le temps de la contrition était terminé. Bonner agita son Dr Pepper en direction de Rachel.
— Vous n’avez pas de jean ? Il faut être complètement débile pour travailler avec une robe.
Pas débile, pensa Rachel, mais démunie. Et elle n’avait rien d’autre à mettre. Il n’était pas question qu’elle dépense un penny pour elle même alors qu’Edward grandissait si vite : tous ses vêtements seraient bientôt à changer.
— J’adore les robes, Bonner. Je me sens plus mignonne et féminine.
— Avec des mocassins pareils ?
Il jeta un regard de dégoût aux grosses chaussures noires qu’elle portait.
— Comment vous expliquer... ? Je suis une esclave de la mode.
— Foutaises. Votre vieux jean est fichu, c’est ça ? Achetez-en un neuf. Et même je vous l’offre, ce sera votre uniforme de travail.
Il l’avait déjà vue ravaler sa fierté à maintes reprises, mais c’était pour le compte d’Edward.
Pas aujourd’hui. Elle ne chercha pas à dissimuler sa colère.
— Si vous achetez un jean, vous le mettrez !
Plusieurs secondes s’écoulèrent dans un silence pesant, tandis que Gabriel mesurait Rachel du regard.
— Vous êtes plutôt coriace.
— Exactement.
— Coriace au point de survivre sans manger ? insista-t-il en baisant les yeux sur le sac toujours posé sur les genoux de Rachel. Vous allez finir ces frites, oui ou non ?


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