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samedi 22 février 2014

Friday Harbor Tome 2 : Le secret de Dream Lake de Lisa Kleypas




Voilà ce qui se passait quand une femme touchait votre âme, au point précis où se situaient le meilleur et le pire d'un homme. Et une fois qu'elle s'était rendue maîtresse des lieux, aucune chance de l'en déloger !









Le résumé :
Quand on a grandi entre deux parents alcooliques, on apprend à ne rien attendre de la vie. Devenu adulte, Alex Nolan est lui-même tombé sous le joug de l'alcool. Il boit pour se convaincre que son récent divorce ne l'a pas atteint. Que rien ne saurait l'atteindre. Ni personne... sauf la jolie Zoë, qui officie aux fourneaux de l'auberge de Friday Harbor. Son exquise douceur lui fait entrevoir de dangereux mirages. Mais plus elle l'enchante, plus il le repousse. Pour qu'Alex guérisse enfin de ses blessures, il faudrait l'intervention d'une force surnaturelle. Ou peut-être d'un fantôme.
Le fantôme de Dream Lake...

L'avis :
J'ai lu beaucoup de livres de Lisa Kleypas et je crois que je n'ai JAMAIS été déçu . Bien sûre, il y a eu des livres que j'ai préféré à d'autres mais à chaque fois j'ai passé de très bons moments.
L'histoire de Zoë et Alex, en fait partie.
Dans ce deuxième tome, le paranormale s'invite encore comme cela avait été le cas pour le premier. Alex , le héros alcoolique cohabite avec un fantôme amnésique qui cherche à comprendre pourquoi il erre sur terre. Tandis que l'autre cherche à s'en débarrasser.
Cet écorché solitaire trouve sa rédemption dans l'amour naissant qu'il porte à Chloé même s'il le fait bien malgré lui.
Je n'en dirai pas plus de peur de trop dévoiler de ce livre qui lève le voile tout au long des pages sur des secrets très anciens...

Je vous mets quelques courts passages qui m'ont touché dont un savoureux entre les deux héros sur leur conception profondément opposée de l'amour et du sexe, à mourir de rire.
Bonne dégustation !


L'extrait :
Le visage de Zoë s'illumina :
Oh, parfait ! Alors ce serait génial. Cela m'aurait embêtée de la jeter. Ces objets rétro reviennent à la mode. J'en ai vu beaucoup dans les magazines de design. C'est consexuel.
Il y eut un temps de silence. Puis Alex corrigea :
Vous voulez dire... conceptuel ?
Zoë avait les joues écarlates.
Je... il faut que j'y aille, bafouilla-t-elle.
Elle attrapa son sac, s'enfuit hors de la maison. La porte claqua bruyamment.
Le fantôme riait si fort qu'on ne l'entendait pas.
Tête baissée, Alex prit appui sur la table des deux mains. Il était tellement excité qu'il n'arrivait plus à rester debout.
Ce n'est pas tenable, murmura-t-il.
Pourquoi tu ne l'invites pas à sortir un soir ? demanda le fantôme quand il se fut enfin calmé.
Alex secoua la tête.
Pourquoi ?
Une fille comme ça... Je ne peux même pas te faire la liste de toutes les façons que j'aurais de la blesser. Je ne sais pas compter aussi loin, répondit Alex avec un sourire désabusé.



L'extrait :
La main d'Alex enserra sa nuque gracile. Il savoura la douceur de sa peau, la fermeté des muscles qui rejoignaient l'épaule d'une rondeur appétissante.
Il avait l'impression que la cuisine respirait tout autour d'eux, créait des courants d'air chauds, faisait circuler des fragrances capiteuses, zeste de citron, parfum astringent du bois humide des planches à découper, cannelle légère, café corsé.
Toutes ces odeurs réveillaient en lui une faim de loup, et il lui semblait que Zoë faisait partie du festin, qu'elle ne demandait qu'à être goûtée, savourée, picorée. La seule chose qui le retenait était un reliquat de décence qui s'effilochait à toute vitesse et n'allait pas tarder à se rompre.
S'il cédait à la tentation, si Zoë ne l'arrêtait pas, il finirait par devenir la pire chose qu'il lui soit arrivé d'être. Il devait le lui faire comprendre.
Au lycée, dit-il, j'étais exactement le genre de petite frappe qui vous aurait harcelée.
Je sais. Vous m'auriez traitée de blondasse stupide.
Au minimum. À l'époque il était en fureur contre le monde entier. Il haïssait tout ce qui était hors de sa portée. Et il aurait tout particulièrement détesté une fille aussi jolie et gentille que Zoë.
C'est toujours l'opinion que vous avez de moi aujourd'hui ? demanda-t-elle.
Elle lui offrait un boulevard pour mettre de la distance entre eux. Et pourtant il se retrouva dans l'incapacité de lui dire autre chose que la vérité :
Non. Je vous trouve futée au contraire. Et très douée dans votre partie.
Vous me trouvez... séduisante ? demanda-t-elle encore après un temps d'hésitation.
Il avait presque le tournis tant il mourait d'envie de lui prouver à quel point elle lui plaisait.
Vous êtes sexy en diable. Et si je vous croyais capable de gérer un type comme moi, nous ne serions pas ici en train de causer. Vous seriez déjà couchée sur la table et...
Il se tut brusquement.
Zoë lui lança un regard difficile à interpréter. Finalement elle demanda :
Pourquoi êtes-vous tellement sûr que je ne peux pas « gérer » un type comme vous ?
Elle n'avait aucune idée de ce vers quoi elle s'engageait, avec un homme qui ne se rappelait même plus à quoi ressemblait le temps de l'innocence.
Il la saisit aux cheveux, doucement, pour approcher son visage du sien. Les boucles blondes, d'une douceur incroyable, lui chatouillaient le dos de la main.
Au lit, je suis un démon, dit-il à mi-voix. Le pire des égoïstes. Il faut que je domine ma partenaire. Je ne suis ni tendre ni gentil.
Que... que voulez-vous dire ? balbutia-t-elle, les yeux écarquillés.
Il n'avait pas l'intention de discuter avec elle de ses préférences en matière de sexe.
De toute façon, ça n'arrivera pas. Tout ce que vous avez besoin de savoir, c'est que je ne fais pas l'amour aux femmes. Je me sers d'elles. Pour vous, le sexe est une histoire de tendresse, d'intégrité, d'engagement... Eh bien, moi, je n'emmène rien de tout ça au lit. Et si vous êtes aussi maligne que je le pense, vous ne commettrez pas l'erreur de ne pas me croire.
Je vous crois ! assura-t-elle aussitôt.
Il recula légèrement la tête pour la dévisager.
Vraiment ?
Oui...
Mais au bout d'une seconde, elle baissa les yeux et les coins de sa bouche pulpeuse frémirent.
Non, pas vraiment, admit-elle.
Bon sang, Zoé !


L'extrait :
Vous faites ce que vous voulez avec vos ex.
Zoë n'aimait pas du tout ce genre de remarque.
Je ne fais rien du tout avec Chris. Nous sommes divorcés.
Plein de gens couchent avec leur ex, rétorqua Alex avec un haussement d'épaules.
Je ne vois pas bien pourquoi on coucherait avec quelqu'un dont on s'est séparé !
C'est pratique.


Comme elle lui retournait un regard déconcerté, il précisa sa pensée :
Pas de dîners aux chandelles, pas de faux-semblants, pas de chichis. C'est l'équivalent d'un fast-food. Rapide, pas compliqué.
Je n'aime pas les fast-foods. Et pratique... C'est la pire raison qu'on puisse invoquer pour coucher avec quelqu'un. C'est... du gloubiboulga industriel !
Du quoi ?
Il avait haussé les sourcils dans une expression interloquée. Son attitude était un peu moins belliqueuse, maintenant.
Vous savez, tous ces trucs infâmes, la viande reconstituée avec des os et des cartilages broyés, la poudre d'œuf, les légumes lyophilisés...
Il eut un bref sourire :
Quand on a très faim, ça cale, le gloubiboulga.
Mais ce n'est pas de la vraie nourriture.
Et après ? Il faut bien manger. C'est comme le sexe. C'est un besoin corporel qu'il faut bien satisfaire. Sans que cela soit obligatoirement une expérience inoubliable.
Je ne suis pas d'accord, s'obstina Zoë. Pour moi, la communion des corps est synonyme d'engagement, de confiance, d'intégrité, de respect...
Oh misère !
Avec un rire déplaisant cette fois, il ajouta :
Avec de telles exigences, vous ne devez pas vous faire sauter très souvent !
Zoë lui retourna un regard outré qu'Alex soutint un moment, mais son amusement ne tarda pas à s'évaporer. L'espace entre leurs deux corps se réduisit et, bien qu'il ne la touchât pas, la respiration de Zoë s'accéléra. Son cœur se mit à palpiter dans sa poitrine.
Le visage d'Alex était juste au-dessus du sien. Son haleine sentait la cannelle et le citron.
Vous ne vous êtes jamais envoyée en l'air pour le simple plaisir ? Avec quelqu'un dont vous vous moquez éperdument, mais qui vous fait grimper aux rideaux ? On se saute dessus, parce qu'on ne peut pas s'en empêcher, parce que c'est trop bon, trop fort. Et après on fait bien ce qu'on veut, on n'est pas obligé d'en discuter. C'est le sexe sans codes, sans regrets. Juste deux personnes dans le noir, qui s'empoignent.
L'espace d'une seconde, l'imagination de Zoë captura l'image de la scène qu'il venait d'évoquer. Une vague de chaleur lui embrasa le ventre. Elle sentait une veine battre sourdement à la base de son cou.
Le regard d'Alex tomba sur le renflement visible sur sa gorge, remonta à ses pupilles dilatées...
D'un mouvement brusque, il s'écarta.
Vous devriez essayer de temps en temps, ça ne fait pas de mal. D'ailleurs on dirait bien que votre ex est dispo pour ça, non ? ajouta-t-il d'un ton détaché.
Zoë glissa une mèche blonde derrière son oreille et prit tout son temps pour renouer la ceinture de son tablier.
Ce n'est pas dans ce but que Chris est venu me voir, articula-t-elle enfin. Il traverse une rupture difficile et il avait besoin d'en parler avec quelqu'un.
Oui, avec vous, comme par hasard.
Sentant l'insulte approcher, elle lui jeta un regard méfiant :
Oui, pourquoi pas ?
Vous ne vous êtes pas regardée ? Si votre ex débarque pour étaler ses problèmes sentimentaux devant une fille comme vous, chérie, ce n'est sûrement pas pour bénéficier de vos fins conseils psychologiques. C'est juste parce qu'il espère que vous allez le consoler avec autre chose que des Kleenex !


L'extrait :
Il s'interrompit. Zoë venait d'avoir un élan vers lui. D'instinct, il la saisit par les poignets avant qu'elle puisse lui passer les bras autour du cou. La télécommande tomba par terre.
- Je voulais juste vous faire une bise pour vous remercier ! dit Zoë en riant.
C'était le plus beau cadeau qu'on lui ait jamais fait. Elle était trop heureuse pour contenir son ravissement.
Sur ses poignets, la poigne d'Alex ne faiblissait pas. Il avait le visage fermé, tendu, comme s'il était en danger de mort imminente.
Juste un bisou, chuchota-t-elle, espiègle.
Il secoua la tête.
Fascinée, Zoë vit ses pommettes et l'arête de son nez se colorer lentement. Il déglutit et sa pomme d'Adam remonta dans sa gorge. Ses iris étaient d'une limpidité extraordinaire, comme striés de lumière. Il la contemplait comme s'il avait envie de la dévorer vive. Et au lieu de s'effaroucher, elle se sentait tout excitée.
Les mains toujours captives, elle se hissa sur la pointe des pieds pour poser doucement ses lèvres sur les siennes, sans chercher à se dégager. Elle comprenait qu'il livrait une sorte de bataille interne et sentit à quelle seconde précise il la perdait.
Lentement, il ramena ses mains dans le creux de son dos, la cambra contre lui. Sa bouche se referma sur la sienne. Incapable de bouger, elle ne put que lui répondre avec ses lèvres. Il la lâcha enfin pour prendre son visage entre ses mains, résolu apparemment à goûter chaque sensation, à la prolonger au maximum. La raison n'avait plus cours, ni pour elle ni pour lui. Seul le désir avait force de loi.
Zoë glissa les mains sous le tee-shirt d'Alex, les fit glisser dans son dos, savoura le contact de sa peau nue sous ses paumes, la dureté des muscles le long de la colonne vertébrale.
Il poussa un petit grognement de plaisir, la poussa contre le plan de travail et retroussa son tee-shirt. Sa respiration s'était accélérée, mais ses mains restaient douces sur ses seins qu'il caressait, pétrissait, sans cesser de l'embrasser. Sa langue explorait sa bouche. Ses doigts glissèrent sous le coton du soutien-gorge, frôlèrent un téton qui se durcit aussitôt.
Il saisit la pointe engorgée entre le pouce et l'index, la pinça doucement jusqu'à lui arracher un gémissement de plaisir...
Soudain quelqu'un ouvrit la porte principale.
Tétanisée, Zoé laissa Alex rabattre le tee-shirt sur son ventre et s'écarter d'un bond. Il attrapa un carton sur l'îlot et alla le déposer près de l'évier.

L'extrait :
Il glissa une main entre ses cuisses, là où elle était moite, ultrasensible. Incapable de se retenir, elle arqua les hanches. Du pouce, il ouvrit la fente de son sexe, fit aller et venir ses doigts sur sa chair humide. Au bord de l'orgasme, elle voyait des ombres et des couleurs sous ses paupières closes, entendait sa voix lui murmurer qu'elle devait lui faire confiance, le laisser prendre soin d'elle.
La main en coupe sur son pubis, il inséra un doigt dans sa féminité, resta un instant juste à l'entrée, puis l'enfonça profondément en lui imprimant un lent mouvement de rotation.
La main tremblante de Zoë descendit sur le poignet d'Alex. Elle sentit les tendons noueux et les os durs. Le silence retomba dans la petite chambre, alors que tous deux se concentraient sur les mouvements secrets au plus intime de sa chair. Une tension nouvelle grandit en elle, se répandit en pulsations brûlantes.
Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle dans un souffle.
Elle entrevoyait son visage tendu au-dessus du sien. Il se pencha pour chuchoter à soft oreille :
J'écris mon nom. En toi.
La pression affolante de son doigt augmentait sans cesse le flot de sensations. La tête de Zoë retomba en arrière sur le bras d'Alex.
Ça fait... plus de quatre lettres, réussit-elle à articuler.
Alexander. Et maintenant... j'écris mon deuxième prénom.
Le... quel ?
Devine.
Je ne sais pas. Je t'en prie...
Sa tête roulait de gauche à droite. Elle le sentit sourire dans son cou.
Je te le dirai, mais seulement si tu te retiens de jouir jusqu'à ce que j'aie fini.