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La soif du vampire - Susan Krinard



 Il laissa sa phrase en suspens. Alexia en fut soulagée. Elle comprenait mieux pourquoi il lui avait été si difficile d’admettre qu’il se souciait d’elle. Non seulement il était traumatisé par le destin tragique d’Eirene, mais on lui avait appris à voir les émotions comme des faiblesses. On lui avait fait croire qu’il n’avait de valeur que dans la mesure où il était utile à ses maîtres.










Le résumé :
Aussi souple et silencieux qu’un grand félin, l’homme a jailli du sous-bois sans laisser à Alexia le temps de s’enfuir. Immobile, fascinée malgré elle par le regard de saphir de l’inconnu, Alexia sait que sa dernière heure est venue. Car l’homme est un vampire, un membre de ce peuple qu’elle hait depuis qu’elle connaît le secret de sa naissance : elle est l’enfant d’un viol, et son père était une créature de la nuit… Mais, tandis qu’elle cherche désespérément le moyen d’échapper à son adversaire, Alexia est submergée par une sensation étrange : une vague de désir incontrôlable, mêlée d’une soif intense et jusqu’alors inconnue…


L'avis :
Je l'ai lu assez rapidement.
Mon avis est assez mitigé. On est ici dans une romance vampire mais il y a une multitude de distinction opiri, dhampire...au début j'ai eu du mal à tout mettre en place. Je pense que c'est le principal reproche que je ferai à ce livre.
On est dans un format de livre Harlequin assez court (environ 200 pages) donc je pense que trop complexifier l'histoire aurait eu son intérêt sur un format plus long ou sur une série, ce qui n'est pas le cas ici.
Sinon la romance est vraiment sympathique. Un Harlequin sans prétention qui se lit vite mais qui ne reste pas mémorable.

L'extrait :
Prologue
San Francisco, Californie
Maman pleurait. Alexia savait que c’était à cause de la femme de la télévision, dont la voix douce ne collait pas avec son air méchant.
On voyait une ville noire derrière la dame, avec un grand dôme qui ressemblait à une carapace de scarabée.
— Erebus, dit la dame.
Alexia ne savait pas ce que cela voulait dire, mais c’était un vilain mot, puisqu’il rendait maman triste.
Alexia s’approcha de maman, qui avait des cernes sous les yeux et le nez rouge.
— Qu’y a-t-il, maman ? demanda-t-elle en tendant les bras pour que sa mère la prenne sur ses genoux.
Cette dernière la souleva pour l’installer sur le canapé à côté d’elle.
— Tout va bien, Lexie, répondit-elle en essayant de sourire.
Alexia savait quand sa mère faisait semblant. Elle n’avait pas la même odeur et sa voix devenait plus dure. Quelque chose n’allait pas, et sa tristesse la mettait en colère.