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Chasseuse de la nuit Tome 3 : Froid comme une tombe, Jeaniene Frost




Comment se fait-il que l’idée de me demander en mariage t’ait rendu nerveux, Bones ? Je donnerais ma vie pour toi. Pourquoi est-ce que je refuserais de te donner ma main ?














Le résumé :
Alors que Cat continue à chasser les vampires avec son équipe et l'aide de
Bones, de plus en plus de vampires reconnaissant la fameuse faucheuse rousse, ce qui fait échouer de plus en plus de missions. Finalement, jouer le rôle de l'appât est devenu trop dangereux pour la jeune femme. Il leur faut donc un nouvel appât. Mais à qui faire confiance ? D'autant plus que Tate vient tout juste d'être transformer en vampire et ne se maîtrise pas encore totalement...
Parallèlement, Bones demande officiellement Cat en mariage. Mais la jeune femme est enlevée par Max, son père, qui veut toujours sa mort. Sauf que celui-ci a été envoyé par quelqu'un d'autre : Patra, ancienne maîtraisse de Bones et femme du maître de ce dernier, veut la mort de Cat. Mais pourquoi ? Bones compte bien le découvrir. Car lui vivant, personne ne pourra s'en prendre à sa femme.




L'extrait :
<< Bones croisa les bras et posa son regard sur moi. Je gigotai sur place, très mal à l'aise à cause du silence pesant qui s'installait.

─ Tu sais, je n'avais aucune intention de pousser les choses aussi loin avec Tate, commençai-je. Je voulais juste qu'on se rapproche d'Hykso, et aussi distraire nos ravisseurs avant de lancer mes couteaux...

─ Ce que tu as fait brillamment, mon chou. Les lames se sont plantées pile dans les yeux de Katras. Il t'a tiré dessus n aveugle.

Le ton de sa voix me fit grimacer.

─ Je suis désolée, dis-je, et il savait que je ne parlais pas des yeux de l'autre vampire.

Bones commença à faire les cent pas dans la petite pièce. Je n'avais pas besoin d'être dotée de sens surnaturels pour deviner la colère qui bouillait en lui, mais je ne savais pas si c'était à cause de moi, de Tate, ou de la guerre qui nous avait menés jusqu'à l'intérieur de la limousine.

─ On devrait en parler, dis-je en me préparant aux accusations de toute sorte dont il allait peut-être m'abreuver. Après tout, j'étais seulement censée embrasser Tate au cours de la soirée. Pas me frotter à lui pendant plus de dix minutes, vêtue seulement d'un pull et d'un string. Si ça peut te rassurer, moi aussi je serais verte de rage dans lasituation inverse.

Bones se retourna.

─ Je doute que le fait d'en parler soit d'une quelconque utilité. Tu as fait ce
que tu jugeais nécessaire. Tes méthodes me déplaisent au plus haut point, mais elles donnent d'indiscutables résultats.

Il avait adopté une allure mesurée, mais sa lenteur n'enlevait rien à ses airs de prédateurs. Il s'arrêta à quelques centimètres de moi et fit glisser sa main le long de la manche de mon pull. Je ne pus m'empêcher de tressaillir. Il y avait quelque chose de menaçant dans sa façon de me toucher.

─ Où t'a-t-il embrassée? Touchée?

Je le regardai dans les yeux.

─ Cela ne voulait rien dire, Bones. Cela n'avait rien à voir avec ce que je ressens pour toi.

─ Ah.


La voix de Bones était douce, mais ses yeux étaient verts. Était-ce la colère ou autre chose? Je n'en avais aucune idée.

Il s'approcha plus près et frôla mon cou avec sa bouche. Je ne pus m'empêcher de frissonner en me demandant ce qu'il s'apprêtait à faire.

─ Il t'a embrassée ici, dit-il dans un grognement sourd. Je soupçonne qu'il t'a touchée ici (il effleura mes seins à travers mon chemisier) et je sens ses mains là (il s'agenouilla et passa la main le long de ma cuisse).

Je ne bougeai pas, me forçant à rester immobile, comme une proie essayant de ne pas attirer l'attention du prédateur.

─ J'ai failli le tuer ce soir.

Bones avait soufflé ces mots si près de ma peau que j'en eus la chair de poule. Je ne dis rien car je senais qu'il était sur le point de perdre le contrôle dont il avait fait preuve pour se retenir de massacrer Tate.

─ Je n'avais jamais éprouvé de la jalousie avant de te renconter, continua Bones sur le même ton, à la fois doux et menaçant. Ça brûle, ma belle. Comme si de l'argent en fusion coulait dans mes veines. Certains soirs, lorsque je t'pobserve en mission avec d'autres hommes, j'ai l'impression que je vais devenir fou.

Il continuait à promener ses mains sur mes jambes avec une sensualité aussi légère qu' effrayante qui me donnait envie de reculer... et d'avance en même temps. Mon corps tout entier semblait retenir son souffle. Malgré son comportement apparemment calme, quelque chose bouilait en Bones, quelque chose qui allait exploser d'une minute à l'autre, je le sentais.

─ On faisait semblant, répétai-je.

─ Oh, je le sais, répondit Bones du tac au tac. (Il posa ses yeux vert éclatant sur les miens.) Tate ne serait plus en vie si ça n'avait pas été le cas. Je sais que tu ne l'as fait que pour arriver à Hykso, Chaton. (Sa voix se fit plus profonde. Plus dure.) Mais ne laisse plus jamais personne agir d la sorte avec toi, pour quelque raison que ce soit.

Puis, à ma grande surprise, Bones baissa mon string.

─ Qu'est-ce que tu fais? demandai-je, le souffle coupé.

─ Qu'est-ce que j'ai l'air de faire? marmonna-t-il en m'écartant les jambes.

Je m'était attendue à beaucoup de choses, mais pas à cela.

─ Mais tu es... euh... toujours en colère contre moi?

─ Tu l'as dit, répondit-il d'une voix étouffée alors qu'un profond coup de langue me faisait vaciller sur mes jambes.

Je m'apprêtais à dire que c'était là une manière déloyale de combattre lorsque Bones me saisit par la taille et me souleva. Je sentis le rouge me monter aux joues quans je me retrouvai les jambes autour de ses épaules, la tête touchant presque le plafond.

─ Bones, parvins-je à articuler, arrête. Laisse-moi descendre.

Sans pitié, il continuait à me taquiner avec sa langue.

─ Non. Tu es à moi, et je vais te prendre.

Je ne voulais pas réagir à ses caresses. Cela me paraissait... mal alors qu'il était toujours en colère, mais si c'était un combat d'un genre nouveau, j'étais en train de le perdre. Un petit cri m'échappa lorsque Bones frotta ses canines contre mon clitoris sans le percer, y appliquant simplement une petite pression. C'était une sensation incroyable, qui m'incitait à me plaquer contre lui pour qu'il recommence. Encore et encore. Sans s'arrêter. Je me mis à haleter sous l'extase. Tout à coup, la bonne vieille méthode qui consistait à discuter pour régler les problèmes m'apparaissait très surfaite. Bones savait ceque j'aimais et je ne pouvas pas résiste au flot de sensations qui me submergeait.

─ Dis-moi que tu me veux, grogna-t-il.

─ Bon Dieu, oui, parvins-je à répondre en désirant intensément le sentir en moi.

─ Dis-le.

Il avait articulé cette exigence tout en continuant à me tourmenter avec sa langue. J'enfonçai mes doigts dans ses cheveux et tirai sa tête en arrière.

─ Je te veux, fis-je d'une vois âpre. Tout de suite. Ne songe même pas à dire non.

Je sentis son rire aigre me chatouiller.

─ J'en ai pas l'intention.

Bones me fit descendre, en faisant remonter sa bouche sur le haut de mon corps, jusqu'à ce que mes pieds touchent terre. Dès que je sentis le contact du sol, je le poussai en arrière vers le canapé. Il s'y affala en m'entraînant dans sa chute. Je me mis à genoux, j'arrachai son pantalon, puis j'enroulai ma bouche autour de son sexe.

Sa chair était fraîche, comme du marbre qui aurait pris vie. Je le pris jusqu'à la garde, puis commençai à aspirer profondément et vigoureusement.

Bones gémit et son dos se cambra.

─ Plus fort.

J'augmentai la pression. Il plongea ses mains dans mes cheveux, et serra les poings lorsque j'accélérai encore la cadence.

─ Bon Dieu, qu'est-ce que c'est bon, dit-il d'une voix étouffée. Je ne peux plus attendre.

Il me souleva sans prêter attention à mes protestations et m'empala sur son sexe. Il s'enfonça si profondément en moi qu'il me fit presque mal. Les cahots du camion accentuaient la vigueur de ses coups de reins affamés et rapides.

Je rejetai la têt en arrière et je bougeai à son rythme, submergée par un flot d'intenses sensations. Bones se redressa et prit un de mes tétons dans sa bouche. Il Il l'aspira jusqu'à le rndre presque insensible, puis il passa à l'autre pour le gratifier du même traitement à la fois doux et violent.

J'enfonçai mes ongles dans ses flancs. Il fit glisser sa bouche jusqu'à mon cou alors qu'il me serrait plus fort contre lui. Je poussai un cri en sentant ses canine frôler ma peau sans la transpercer.

Je le maintins plus près de ma gorge.

─ Mords-moi.

Il se contenta de me lécher.

Non. tu as perdu trop de sang ce soir.

Je m'en fichais. Je voulais que mon sang coule en lui. C'était un besoin presque aussi fort que le désespoir que générait en moi chaque nouveau coup de reins.

─ Fais-le, gémis-je. Montre-moi que je suis à toi.

Il resserra son étreinte et accéléra encore la cadence.

─ Tu es à moi, articula-t-il en plaquant sa bouche sur ma veine palpitante.

J'eus à peine le temps de sourire pour fêter ma victoire. Je sentis ses canines s'enfoncer dans mon cou, et une étouffante bouffée de passion m'envahit et m'étourdit, mais elle n'était pas du à la seule gorgée que Bones avait prise avant de refermer les trous laissés par sa morsure.

Il m'embrassa, et ses lèvres avait le gout métallique de mon sang. Je m'agrippai à lui tandis qu'une intensité grandissante semblait faire bouillir mon corps tout entier.

─ À ton tour, Chaton. (Le désir rendait sa voix rauque.) Montre-moi que je suisà toi.

Je le mordis au cou. Bones enfonça sa main dans mes cheveux et m'attira plus encore contre lui, m'incitant à mordre plus fort, jusqu'à ce que son sang emplisse ma bouche.

J'avalai. Bones tira ma tête en arrière pour m'embrasser de nouveau, nos bouches imprégnées du goût du sexe et du sang de l'autre. Ce que nous étions en train de faire avait quelque chose de primaire, entre sa colèr et le besoin impérieux que j'avais de lui prouver que personne d'autre ne comptait.

N'arrête pas. N'arrête pas.

Peut-être l'avais-je dit à haute voix. Ou peut-être pas. En tout cas, Bones me fit basculer pour se retrouver au-dessus de moi et se mit à bouger avec une intensité renouvelée.

─ Je ne peux pas m'arrêter.

C'était la meilleure dispute de notre vie. >>